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La leçon du quinquina

Quinquina

Louis XIV fut un des premiers patients européens soignés à l’écorce de quinquina pour des fièvres récurrentes. Ce n’est que deux siècles plus tard que des chimistes expliquèrent cet usage empirique de la quinine en isolant les alcaloïdes responsables de son effet thérapeutique.

Quelques années auparavant, le médecin allemand Samuel Hahnemann avait découvert sa loi de similitude – base de l’homéopathie – en s’auto-administrant de l’écorce de quinquina, de son nom latin China, et en constatant que sur lui-même, exempt de toute fièvre, cela reproduisait le tableau pathologique. Aujourd’hui, physiciens et scientifiques sont encore au travail pour expliciter le mode d’action thérapeutique de l’homéopathie.

Un remède qui a fait ses preuves

Le quinquina est un arbre originaire de la cordillère...

des Andes. Ses vertus étaient connues de longue date par les autochtones. De nos jours, les antipaludéens ont évolué, et des molécules de synthèse analogues ont été utilisées pour pallier les effets secondaires circulatoires de la quinine. Mais l’on notera que, les unes après les autres, elles se heurtent à une résistance des parasites visés, tandis que la quinine traditionnelle reste efficace en dernier recours.

L’usage du médicament homéopathique China a lui aussi changé, au fil du temps, grâce aux apports successifs des médecins homéopathes qui en ont observé les effets. Nombreux sont les témoignages de patients guéris de fièvres récurrentes depuis le début de l’histoire de l’homéopathie. On trouve, aussi, plusieurs comptes-rendus de cas d’asthénie sévère, avec amaigrissement et anorexie – en particulier chez des malades ayant perdu beaucoup de liquides organiques (diarrhées, vomissements, sudation, etc.) –, dont la chronicité a été enrayée par l’administration de China. Les homéopathes modernes ont complété ce tableau par des symptômes psychiques caractéristiques : indécision, sentiment de persécution parfois et, surtout, cette propension à rêver sa vie, à « bâtir des châteaux en Espagne ».

Bienheureux les rêveurs, les inspirés, car de leurs rêves et suppositions naissent des bienfaits que des scientifiques valideront ensuite ! S’ils se censuraient parce que la « science officielle » ne peut expliquer, sur le moment, les mécanismes de leurs trouvailles, combien de ces découvertes aurions-nous perdu ? Laissons, à présent, physiciens et chimistes travailler en paix, et les homéopathes soigner leurs patients avec les connaissances issues de leurs observations. À l’époque de Louis XIV, le premier médecin à utiliser le quinquina dut vaincre les préjugés de ses contemporains... L’histoire se répète si l’on n’apprend rien du passé.

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