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Les jardins d’Orient de l’Alhambra au Taj Mahal

Les jardins d’Orient

L’Institut du monde arabe à Paris propose un voyage dans le temps et l’espace retraçant l’histoire des jardins d’Orient. Près de 300 œuvres évoquent la splendeur de lieux féériques.

Un point d’eau entouré de palmiers. L’exposition commence avec les oasis apparues dans le désert de Mésopotamie il y a 6000 ans. Entre le Tigre et l’Euphrate, avec les premières cités naissent les jardins. Confrontés à l’aridité de leur environnement, les hommes vont devoir pour survivre apprivoiser la nature en inventant de nouvelles technologies d’irrigation, du simple système de balancier à la noria, grande roue à eau d’origine persane. La maîtrise de l’eau, la construction de ponts, barrages, digues, canaux d’irrigation et grands bassins, est fondamentale dans la réalisation de ces jardins arabo-musulmans.

Paradis sur terre

De l’évocation des jardins suspendus de Babylone, nous passons à la splendeur des palais et des jardins de l’Alhambra de Grenade...

. Souvent situé dans la cour ou le patio, le jardin oriental est un lieu privé qui constitue une pièce en soi. Le mot péridaeza d’origine persane évoque l’idée d’espace fermé. C’est l’endroit où on aime se reposer, lire, méditer, une image du paradis sur terre, du jardin d’Éden. Le jardin d’Orient est un lieu parfumé où tous les sens sont sollicités: la vue avec la beauté des fleurs, des mosaïques bleues et blanches; l’ouïe, grâce au chant des oiseaux et au bruissement de l’eau des fontaines ; l’odorat avec les fleurs choisies selon leurs fragrances (roses de Damas, jasmins, fleurs d’orangers). Le jardin est un lieu dédié à la volupté, au rêve, à l’intimité, aux amoureux comme l’illustrent les miniatures persanes.
Certaines fleurs connaissent un véritable engouement, en particulier les plantes bulbeuses comme la fameuse tulipe qui, avant de devenir l’emblème des Pays-Bas, était le symbole des sultans ottomans. Le mot tulipe provient du turc tulbend : « la plante-turban ».

Autour des palais naissent aussi de luxuriants jardins comme le Taj Mahal à Agra, dans le nord de l’Inde : un superbe mausolée blanc que l’empereur moghol Shâh Jahân avait fait édifier pour y enterrer son épouse favorite. Les jardins qui l’entourent devaient être les plus beaux possible pour impressionner et témoigner,de la puissance de l’empereur moghol.

L’exposition se termine sur le parvis de l’Institut du monde arabe où un jardin éphémère a été créé par le paysagiste Michel Péna : un jardin contemporain d’inspiration orientale avec 10 000 plantes, dont 1 500 rosiers, des orangers, des jasmins, des oliviers, des palmiers. Au terme de cette promenade des senteurs, le visiteur pourra découvrir l’image recomposée d’une magistrale anamorphose végétale, signée François Abélanet, un polygone étoilé à huit branches, symbole de l’éternité.

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