Plantes et Santé Plantes et santé : le site de la phytothérapie

Arrêtons de faire des reproches !

Le hêtre

Lâchées sous le coup d’une exaspération ou mûrement réfléchies, ces critiques qui fusent parfois sans ménagement sont sources de dispute ou de rancoeur. Certaines reviennent comme une rengaine, d’autres surgissent quand on se sent agressé, à tort ou à raison. Faisons notre examen de conscience avant que ces griefs n’empoisonnent durablement les relations.

Ce sont des petites phrases prononcées sur un ton explosif ou humoristique qui jalonnent nos relations conjugales, familiales, professionnelles ou sociales : « pourquoi tu n’as pas fait ceci ou cela », « tu aurais mieux fait de… », « vous avez toujours la manie de… » Elles ont tendance à nous blesser car elles touchent à l’estime de soi. Mais les énoncer est aussi culpabilisant. En effet, ces messages de désapprobation expriment une attente non satisfaite et une émotion difficile à gérer. Ils sont vécus sur un mode conflictuel alors que dans notre for intérieur, nos reproches sont souvent formulés dans le but d’améliorer le vivre-ensemble ou d’aider l’autre dans ses compétences. Comment se faire comprendre ?

Premièrement, en évitant les réactions à chaud. Prendre un élixir floral se révèle très pratique quand on sent monter l’agacement. Déposer deux gouttes de celui d’impatience 4 à 6 fois par jour sous la langue ou les boire à petites gorgées diluées dans une bouteille d’eau aide à gérer les crises aigües. Cette fleur gigantesque dont les graines explosent au visage dès qu’on les touche a inspiré son premier remède au docteur Bach en 1928. Son élixir peut apaiser l’impulsivité lorsqu’on s’apprête à dire immédiatement « ce qui ne va pas » dans l’intention de ne pas laisser une situation s’envenimer. C’est notamment le cas au début d’une relation amoureuse ou d’une collaboration professionnelle car on attend beaucoup de l’autre. Cette fleur relâche les tensions et permet d’arrondir les angles avec ce partenaire qui, lui aussi, a envie d’être sur la même longueur d’ondes que nous.

Une exigence de perfection

Bien sûr, il n’est pas question de se taire. Mais en plus du bon moment, il faut aussi choisir ses mots. Et quand il s’agit de lancer des piques, le houx est un spécialiste ! Toutefois, les feuilles plus éclairées situées à la cime de la plante sont beaucoup moins acérées. Suivons donc son exemple grâce à son élixir qui invite à tourner sept fois sa langue dans sa bouche, à faire preuve de compréhension au lieu de nourrir avidité, suspicion, jalousie et autre susceptibilité. Si besoin, un traitement de fond à raison de quatre gouttes 4 à 6 fois par jour pendant un mois modère les émotions négatives installées ou inhérentes à notre tempérament.

Une quête de pouvoir

Les reproches révèlent une tentative de domination. On s’érige en juge. On...

cède aux généralisations injustes (« tu ne fais jamais la vaisselle ») tout en mettant en relief nos qualités. À l’image du hêtre ! Certes, mieux vaut reprocher à son interlocuteur ce qu’il fait que ce qu’il est (nul, lourd, etc.) Mais derrière le message « je n’aime pas quand tu fais ça », il peut entendre « je ne t’aime pas » et ce malentendu engendre bien des disputes. Plus sournoisement, nous jouons parfois les martyrs pour mieux faire passer nos récriminations. Venu du bush australien, le Rough bluebell, plante endémique aux fleurs bleues, fournit l’élixir qui lutte contre ce côté manipulateur. Il apporte plus de sensibilité et d’amour quand on tire la couverture à soi par manque d’affection. On est tantôt « persécuteur », tantôt « victime », selon l’analyse transactionnelle, une méthode thérapeutique axée sur la pacification de nos interactions. Ces rôles nous procurent un bénéfice plus ou moins conscient : reproduire le modèle parental, vérifier ses croyances sur les autres…

Cette méthode intéressante à combiner avec la florithérapie nous montre également que nous réagissons en tant que parent, enfant ou adulte. Le « parent normatif » peut ainsi avoir tendance à dire « laisse-moi faire, tu en es incapable ». Avec l’élixir du bush Gymea lily, indiqué aux assoiffés de reconnaissance un rien arrogants, cette attitude dirigiste peut être tempérée. S’adresser à l’autre en tant qu’« adulte » au lieu de l’infantiliser évitera le conflit stérile.

Un aveu d’impuissance

Osons voir la réalité en face : nos reproches masquent notre propre vulnérabilité. Accuser son conjoint de ne plus s’intéresser à soi peut trahir l’angoisse d’être abandonné, par exemple. Différentes fleurs australiennes transmettent une guérison spirituelle afin de ne plus déposer ses émotions dans le territoire de l’autre. C’est le cas du Pink mulla mulla, une fleur de l’Outback rose et velue. Son élixir libère les éternels suspicieux qui attaquent de peur d’être attaqués. Il les aide à affronter leurs propres blessures.

D’autre part, quand ce qui nous dérange chez autrui nous tend un miroir dévalorisant, l’agressivité ou l’amertume nous servent d’échappatoire. Un élixir du bush comme le Five corners aide à relativiser ces défauts qu’on pointe du doigt. En restaurant l’amour de soi, cette fleur tranquillise et aide à prendre de la distance avec les exaspérations qui finissent par nous épuiser. Il est temps d’observer les vraies raisons qui nous amènent à vivre dans le reproche. Avec humilité : pas question de sombrer dans l’auto-reproche !

Le hêtre, un hyper susceptible

A observer cet arbre qui, à l’état  sauvage, ne tolère aucune autre espèce a ses pieds, on comprend pourquoi son élixir s’adresse a ces personnes qui critiquent tout, ne voyant dans l’autre que ses aspects négatifs et promptes a juger a l’emporte-pièce. Car lui, son tronc est droit et son ecorce lisse comme pour signifier une quête de perfection. Dominateur, il s’élève jusqu’a 30 mètres de haut. Mais derrière une essence d’apparence irréprochable, se cache une grande vulnérabilité : un épais feuillage qui protège ce tronc mince et ses racines superficielles l’exposant au dessèchement ou au coup de vent ravageur. Comme ces tempéraments réprobateurs qui se montrent aveugles et sourds aux points de vue d’autrui parce qu’au fond d’eux-mêmes ils se sentent en insécurité. Quelques gouttes d’indulgence, d’humilité et de compréhension peuvent éviter une relation toxique !

Communiquer

Pour dialoguer plus sereinement avec autrui, la méthode du psychosociologue auteur de nombreux livres Jacques Salomé est baptisée ESPERE (acronyme d’Énergie spécifique pour une écologie relationnelle essentielle). Elle vise à prendre conscience de tout ce qui sape nos relations (comme notre tendance à penser à la place de l’autre), mais aussi à modifier en profondeur notre manière de communiquer. Première leçon à retenir : tout échange implique trois protagonistes : soi, l’autre et le lien qui nous relie. • Utiliser le « je » au lieu du « tu… tu… tu… » qui engendre une relation « klaxon » (le « tu tue », dit Jacques Salomé). Exemple : « J’aimerais parler calmement avec toi » au lieu de « Tu ne me parles pas sur ce ton ! » • Formuler un souhait plutôt qu’une critique : « Ça me ferait plaisir que… » • Éviter les non-dits et les généralisations.

Faire confiance

L’amazonite sous forme d’élixir, cette « pierre des amazones » invite à se montrer plus objectif envers les autres, mais aussi vis-à-vis de soi. En apportant à la fois courage et sentiment de protection, elle permet d’être rassuré sur l’amour que notre entourage nous porte et d’exprimer le sien en confiance. Cette pierre peut aussi être posée sur le chakra du cœur afin de favoriser l’ouverture aux autres dans la tendresse, en relativisant les événements qui nous ont blessés.

Cet article est reservé aux abonnés.
Pour lire les 78% restants de cet article,
Inscrivez vous gratuitement à la newsletter Plantes et Santé
Recevez chaque semaine nos conseils de bien-être par les plantes, astuces et recettes à faire vous même pour retrouver Equilibre et Santé
Votre inscription a bien été prise en compte 
Politique de confidentialité