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Comment améliorer sa concentration

Nature et concentration

Qu’il s’agisse de préparer un examen, de mener à bien un travail manuel minutieux ou de rester attentif pendant une réunion, savoir se concentrer est essentiel. Cette aptitude est pourtant mise à mal par la culture du zapping et les sources de distractions nées de la révolution numérique. Heureusement, plusieurs élixirs floraux nous aident à nous recentrer sur nous-mêmes.

Beaucoup trop d’étourderies », « regarde voler les mouches », « élève inattentif »… Avons-nous tiré les leçons de ces mentions dans nos bulletins de notes ? Habituées à zapper d’une activité à l’autre, de nombreuses personnes peinent à mobiliser leur esprit sur une seule tâche. Les scientifiques observent d’ailleurs les progrès du TDAH ou trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité . Touchant en France 4 à 6 % des enfants, ce trouble perdure à l’âge adulte pour environ 65 % d’entre eux. Il s’accompagne d’impulsivité et peut entraîner un mauvais sommeil et des échecs professionnels. Même un banal manque de concentration peut générer de l’anxiété et une baisse de performance parfois coûteuse. Pour le neuroscientifique Jean-Philippe Lachaux, auteur du Cerveau funambule (éd. Odile Jacob, 2015), se concentrer revient à « traverser une poutre d’un bout à l’autre sans tomber ». Mais comment éviter les faux-pas ?

Fractionner ses objectifs

Première étape : choisir sa poutre ! Autrement dit, la tâche dans laquelle on s’engage. Si elle est haute, étroite ou longue, notre attention peut vite vaciller. Notre cerveau ne cesse en effet de convertir nos perceptions en actions pour éviter un danger, comme lorsque nous sommes distraits par un son inattendu.

Les présomptueux qui tentent de rester concentrés sur une longue période afin de terminer la lecture d’un gros dossier ou un travail manuel minutieux risquent donc davantage de voir leur attention se relâcher. Pour lutter contre cette tendance à placer la barre trop haut, posez sur votre bureau un flacon d’élixir de pissenlit. 3 ou 4 gouttes de l’élixir de cette fleur bien enracinée, dont la floraison se termine en un plumet léger, permettent d’avancer dans son projet sans tension, tout en restant « ancré ». La meilleure stratégie consiste à fractionner ses objectifs en micromissions : ne pose-t-on pas un pied après l’autre pour aller au bout d’une poutre ? Un tempérament trop brouillon envisage mal une telle démarche, mais la fleur de citronnier remet de l’ordre...

dans l’esprit. On connaît les vertus rafraîchissantes et toniques de cet agrume. Son élixir, bienvenu en période d’apprentissage ou de révisions à l’approche d’un examen, vivifie l’intellect tout en repoussant les interférences émotionnelles.

Les perceptions susceptibles de nous distraire proviennent de nos cinq sens (quelqu’un passe dans le couloir…), de nos fonctions physiologiques (faim, soif…) ou mentales (préoccupations, souvenirs…). Si notre cerveau opère un premier tri, il nous appartient de décider quelle tâche il convient d’abandonner ou de poursuivre. Mission impossible pour les grands rêveurs ! Une vision en entraîne une autre… et leur esprit papillonne comme la liane de la clématite. L’élixir de cette « vagabonde » les raccroche à un tuteur ! Sans les couper de leur source d’inspiration propice à la créativité, il leur redonne le sens de la réalité et des responsabilités.

Vibrations positives

Mais se laisser déstabiliser de sa poutre au moindre souffle d’air peut aussi témoigner d’un manque d’intérêt. Contre la lassitude, le charme transmet ses vibrations positives. L’élixir issu de ses fleurs, qui surgissent soudainement sur l’arbre, nous donne l’énergie nécessaire pour aller au bout d’une activité.
Celui d’un autre arbre, le marronnier blanc, met au repos l’esprit habité par mille pensées. Il apporte ce calme mental propice à la concentration que la méditation invite à approfondir. Cette pratique nous apprend en effet à rester centrés sur l’ici et maintenant en observant les « bruits » parasites (internes et externes), sans les laisser nous détourner de ce que nous sommes en train d’accomplir.

Tempérament de feu

Même si la plasticité cérébrale des jeunes les rend plus aptes à zapper d’une occupation à l’autre, cette surstimulation nuit à leur concentration. Certains vivent ces moments d’égarement avec culpabilité. Or, on peut accepter ses travers sans s’autoflageller. C’est d’ailleurs la vertu de l’élixir de pin sylvestre. Au fond, surfer sur Internet, répondre à des messages personnels ou rêvasser offre aussi des plages de répit permettant de reprendre des forces !

À trop agir dans la précipitation, on ne prête plus attention à ce qu’on dit ni à ce qu’on fait. Pour éviter les étourderies, il faut réfléchir avant… Et prendre quelques gouttes d’impatience, fleur qui apporte douceur et discernement. Pensez aussi à l’élixir de capucine pour lutter contre la fatigue. Quand la tension intellectuelle devient excessive, cette fleur au tempérament de feu stimule à nouveau notre énergie vitale. Nous pouvons gérer nos émotions, mais la concentration reste une activité cognitive consommatrice d’énergie. Travailler sur le plan physique nous aide justement à mettre toutes les chances de son côté pour arriver sans encombre au bout de la poutre !

L’aneth, imperturbable

Les fleurs jaunes parfumées de cette apiacée attirent les abeilles. Mais le message de l’Anethum graveolens est clair : ne pas se laisser distraire ni envahir par les perturbateurs. Son nom, issu du grec anêthon (« qui pousse vite »), fait écho à la signature de son élixir floral. Quand on a le sentiment que tout va trop vite, cette belle plante qui donne à nos plats un petit goût anisé aide à se recentrer sur l’instant présent. De l’Inde à l’Europe, la médecine traditionnelle l’emploie pour faciliter la digestion. La florithérapie la recommande aussi pour mieux assimiler en profondeur les apprentissages et les expériences intenses. Une aide précieuse pour ceux qui révisent le bac !

À chacun sa méthode

Le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) est une véritable pathologie prise en charge dans certaines cliniques. La thérapie de groupe permet de traiter ce trouble où se mêlent des symptômes d’inattention, d’impulsivité (interrompre les autres, agir avant de penser) et une incapacité à rester en place. Épisodiquement, nous pouvons tous nous reconnaître dans ces attitudes, qui manifestent une difficulté à se concentrer. Outre les élixirs floraux, chacun possède alors son astuce pour se recentrer sur soi.
• Effectuer un exercice d’équilibre corporel : tenir sur une jambe en attrapant la cheville avec la main, genou plié.
• Enchaîner 3 à 10 respirations profondes et régulières, les pieds bien ancrés au sol. Pour se laisser guider, télécharger une appli de cohérence cardiaque qui donne le rythme à suivre à l’aide d’images oniriques ou ludiques.
• Inspirer longuement trois fois de l’huile essentielle de menthe poivrée, de basilic, de romarin à cinéole ou de laurier noble avant une épreuve de réflexion. Ou en diffuser un mélange dans le bureau.
• Concernant la vigilance au volant, déposer sous la langue ou sur un sucre une goutte d’HE de menthe poivrée. Renouveler toutes les heures.

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