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L’herbe de blé fraîche débarque en France

Stéphanie Serre conseille de boire le jus pur

Après avoir vécu en Allemagne, où l’on trouve du jus d’herbe de blé frais sur les étals des marchés, Stéphanie Serre a eu envie de produire ce « superaliment » en France. Pour rendre accessible ce produit riche en énergie.

Dès l’âge de 20 ans, j’ai commencé à me passionner pour les thèmes liés à l’alimentation saine et à ses effets positifs sur le corps et l’esprit. J’ai été amenée à voyager en Europe, et c’est en Écosse, en 2009, que j’ai découvert l’herbe de blé. De retour en France, j’ai cherché où en trouver, mais les seuls sites francophones qui en vendaient étaient canadiens ! Un an après, en 2010, lors d’un week-end à Amsterdam, j’y ai de nouveau goûté dans un bar à jus. Je me suis alors rendu compte que la consommation d’herbe de blé est courante dans beaucoup de pays européens, excepté en France ! Aux États-Unis, cela fait plus de trente ans que le centre Hippocrate d’Ann Wigmore en propose à ceux qui viennent pour se revitaliser et se soigner. À Munich, le jus d’herbe de blé est vendu sur les marchés. L’herbe de blé est magique pour donner de l’énergie : c’est bien mieux que le café, dont l’effet ne dure que quelques heures.

Alors, quand je suis revenue à Marseille, fin 2016, ma reconversion s’est faite naturellement : pourquoi ne pas combler le manque qu’il y avait en France, où l’on trouve seulement de la poudre d’herbe de blé importée de Nouvelle-Zélande ou d’Amérique du Sud ? Mon approche est totalement made in...

France : je cultive tout moi-même et en bio, même si je n’ai pas encore le label. J’ai aussi tenté de me fournir en blé en France. Mais il n’est pas simple de trouver du blé qui puisse germer (ce n’est malheureusement pas toujours le cas) et qui ne moisisse pas. Les quelques essais que j’ai faits n’ont pas été concluants. Je suis donc obligée, pour l’instant, de me fournir en Grande-Bretagne. L’herbe de blé se produit en intérieur, mais il faut beaucoup d’aération et de luminosité. Lorsque les pousses font 15 à 20 centimètres, je les récolte et je les passe à l’extracteur de jus avant de les congeler immédiatement afin qu’elles gardent un maximum de leurs propriétés. Les clients peuvent commander leur cure directement sur Internet, puis sont livrés par camion réfrigéré. Je suis également présente dans le réseau de La Ruche qui dit Oui, à Marseille.

Je recommande de le boire pur. C’est amusant de voir la perception qu’en ont les gens ; j’ai des retours très différents. Pour certains, cela a un goût d’artichaut, pour d’autres, d’asperge, de menthe, de poivre, de réglisse, ou même d’ail… Moi, je trouve qu’il a un goût sucré en bouche, mélangé à une espèce d’amertume.

À essayer
Un kit de culture

Pour ceux qui ont un peu de temps, un intérieur lumineux (l’herbe de blé aime la lumière indirecte) et qui possèdent un extracteur de jus, Stéphanie Serre propose un kit avec graines et terreau afin de cultiver chez soi son herbe de blé. Les pousses sont prêtes à consommer au bout d’une dizaine de jours.

Initiatives

Voyage initiatique
Vianney Clavreul, guide nature, s’est lancé le défi de parcourir 5 000 km à pied de la Baie de Somme à l’Andalousie, en se nourrissant à 80 % de cueillette sauvage. Baies, noix, champignons, herbes : même si le randonneur a pris le soin d’emporter avec lui du miel ou encore de la farine, tout le reste provient du fruit de ses récoltes. Le guide nature, qui partage son savoir au fil de sa route, veut aussi prouver qu’on peut être en bonne santé en mangeant une majorité de plantes sauvages. Actuellement en Espagne, il prévoit d’arriver en mars 2018. www.initiationalaviesauvage.com

Halte au gaspillage !
Depuis quelques années, une véritable prise de conscience s’est établie dans la société quant au gaspillage alimentaire, et des initiatives innovantes ont vu le jour. L’application Too good to go en fait partie. Créée en 2016, elle permet d’acheter à prix réduit des plats ou des paniers pour éviter qu’ils ne soient jetés à la poubelle. De nombreux vendeurs de primeurs et supérettes proposent ainsi leurs fruits et légumes « moches » ou qui arrivent à maturité. L’application permet également de profiter des invendus des pâtisseries, fromagers et restaurants des grandes villes. 

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