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Le romarin : gardien de la mémoire

Le romarin : gardien de la mémoire

Il évoque la Méditerranée, sa terre d’origine, et les grillades ou gratins de légumes aux arômes de Provence. Mais il ne rechigne pas à pousser en pot. Stimulant général, on le conseille pour ses grandes propriétés antioxydantes.

Il y a des milliers d’années, nos lointains ancêtres avaient remarqué que la viande se conservait plus longtemps lorsqu’elle était enveloppée de romarin. Dans la Grèce antique, on pensait que cette vertu valait aussi pour garder la mémoire. Aussi, les étudiants prirent-ils l’habitude d’en porter une couronne pendant les périodes d’examens.

Cette plante aromatique passait également pour conserver le corps des trépassés. Son feuillage persistant fit du romarin un symbole d’immortalité qui participait aux cérémonies funéraires comme aux mariages : il était censé rendre les époux fidèles... De même, les anciens l’employaient souvent lors des cérémonies religieuses à la place de l’encens, très cher. Horace, poète latin, désigna le romarin comme une plante sacrée douée de grandes vertus.

Très utilisé au Moyen Âge, cultivé dans le carré des plantes médicinales, il servait dans les jonchées, renouvelées tous les jours, pour assainir l’atmosphère !

L’Eau de la reine de Hongrie, élaborée au XIVe siècle, fut la première eau parfumée à base de fleurs de romarin : un alcoolat utilisé aussi comme médicament, notamment pour ses vertus rajeunissantes supposées. Cette « eau merveilleuse » connut un succès inouï, surtout au XVIIe où elle était très appréciée par Louis XIV et sa cour : la marquise de Sévigné en raffolait au point de ne plus pouvoir s’en passer. Plus tard, Saint-Simon la mentionne dans ses « Mémoires » et Charles Perrault témoigne de sa renommée dans « La Belle au bois dormant ».

Antiseptique, cholérétique, cholagogue, tonique…

  • Stimulant général, le romarin est apprécié lors des périodes de fatigue (physique ou cérébrale) et conseillé pour ses grandes propriétés antioxydantes : l’une de ses vertus est de faciliter la mémoire, une autre de soulager les douleurs rhumatismales.
  • Il facilite grandement le bon fonctionnement du foie en augmentant le volume de bile, et régularise la venue des règles.
  • En infusion après les repas, il soulage les digestions difficiles (il évite les fermentations intestinales) ainsi que les maux de tête, notamment d’origine digestive.
  • Attention : à haute dose, son huile essentielle, quel qu’en soit le chémotype (romarin à camphre, romarin à cinéole ou romarin à verbénone) peut causer de graves problèmes neurotoxiques. L’HE de romarin à chémotype verbénone est proscrite en cas d’antécédent personnel ou familial de cancer du sein.

Le tour de main de l’herboriste

Tisane digestive

Ingrédients :

  • 1 cuiller à café de romarin
  • 1 tasse d’eau froide

Préparation :

  1. Mettez le romarin dans l’eau froide,
  2. amenez à ébullition et maintenez un léger frémissement pendant 2 minutes avant de filtrer.
  3. Sucrez avec du miel de romarin ou de thym.

Bain stimulant

Ingrédients :

  • 3 grosses poignées de romarin, 
  • 2 litres d’eau froide

Préparation :

  1. Mettez le romarin dans l’eau froide,
  2. amenez à ébullition et maintenez un léger frémissement pendant 5 minutes.
  3. Laissez ensuite infuser jusqu’à refroidissement à couvert et hors du feu.
  4. Filtrez et versez dans l’eau d’un petit bain. À prendre plutôt le matin.

Vin tonique

Ingrédients :

Préparation :

  1. Laissez le romarin macérer une huitaine de jours dans le vin.
  2. Filtrez.
  3. Ajoutez 1 ou 2 cuillers à soupe de miel.
  4. Boire un petit verre avant le repas. Conservez au frais. Si vous l’appréciez, vous pouvez ajouter quelques feuilles de menthe qui renforceront le côté tonifiant de ce vin (à consommer avec modération).

Conseils de culture

Selon la variété, le romarin peut mesurer de 50 cm à 2 mètres de haut. Il supporte les tailles sévères et se comporte bien en pot, culture à préférer en région peu favorable.

Où ?

Le romarin exige un emplacement ensoleillé et chaud, avec une terre bien drainée. Pour un feuillage très odorant, mieux vaut le cultiver dans un sol sec et pauvre, plutôt que fertile et humide.

Quand ?

Les semis se font en janvier ou février sous abri entre 20 °C et 25 °C. La germination est lente : 3 à 4 semaines. Au printemps, plantez vos semis, boutures ou plante en godet. La taille se pratique à la fin de l’hiver ou juste après la floraison, mais pas en automne : la végétation redémarre après la taille et les premières gelées grilleraient ces tendres pousses.

Comment ?

Une branche touchant terre prend facilement racine. Elle donne un autre pied qu’il n’y a plus qu’à détacher du pied mère. Hormis l’année de la plantation où il a besoin de quelques arrosages, il se contente de l’eau du ciel mais vous pouvez le pailler. L’engrais n’est pas nécessaire. Rustique dans la plupart des régions, il peut supporter des températures négatives jusqu’à -15 °C en terre sèche et bien drainée. Cependant, les jeunes pieds doivent être protégés des hivers rigoureux.

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