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Plantes ayurvédiques,
des soins divins (3/6)

Rituels sacrés. Préparations médicinales. Richesse nutritionnelle. Depuis plusieurs millénaires, les plantes indiennes font partie intégrante de la médecine traditionnelle ayurvédique. Par leurs propriétés thérapeutiques, elles participent à l'équilibre global du corps et de l'esprit. Zoom sur cinq plantes emblématiques de cette médecine.

Tulsi, Ocimum tenuiflorum

Plantes ayurvédiques : le tulsi antistress

Sa dimension sacrée et ses bienfaits sont tels qu’en Inde, chaque maison, chaque temple en cultive. Le Palma Purana, texte indien écrit au début de notre ère, affirme que partout où pousse le tulsi (Ocimum tenuiflorum) on ne connaît pas « la misère, la peur, la maladie et la pauvreté [...]. Il rend les lieux saints encore plus dignes de louanges ».

De fait, le tulsi a toujours bénéficié d’un statut à part, d’où son surnom de « basilic sacré ». Les Indiens relient chacune de ses parties à un dieu hindou entre Brahma, Vishnou et Shiva. Ce trio divin représente l’équilibre parfait généré par le tulsi… Il est souvent placé dans un pot auquel sont adressées des prières. Et, parce qu’il a également le pouvoir de combattre la pollution aérienne, le tulsi est planté autour du Taj Mahal afin d’empêcher le marbre blanc de noircir.

« Le tulsi est néanmoins différent de notre basilic occidental, considéré essentiellement comme un ingrédient culinaire. La plante...

indienne possède, elle, une signification religieuse et un large panel de vertus médicinales confirmées par la science contemporaine », informe le naturopathe Sebastian Pole.

Prévention des cancers et maladies auto-immunes

Adaptogène, antiseptique, antioxydant, anti-inflammatoire, analgésique… « c’est la reine des plantes en Inde », confirme Fabien Correch, praticien en soins ayurvédiques à Paris. Elle aide à clarifier le mental en plus d’améliorer la mémoire. Elle a même révélé des propriétés identiques à celles des antidépresseurs et anxiolytiques. Autre bon point : elle protège l’organisme des métaux lourds et draine les toxines vers l’extérieur.

Ce faisant, le tulsi réduit les dommages sur l’ADN causés par ces particules toxiques, et participe à la prévention des cancers ou des maladies auto-immunes. Enfin, c’est aussi un végétal remarquable pour réguler la glycémie, que l’on soit à jeun ou que l’on vienne de manger.

Au-delà de leur usage médicinal, les feuilles de tulsi sont utilisées dans l’alimentation. « Elles possèdent un goût beaucoup plus prononcé que le basilic », précise Sebastian Pole. En Inde, on les consomme fraîches en jus, en tisane ou ­émincées dans les plats au dernier moment.

Comment l’utiliser ?

Pour améliorer la digestion

En Inde, on utilise le tulsi plutôt sur les typologies vata et kapha, en décoction ou en inhalation pour dégager les voies ORL. Il n’est pas rare que les passants arrachent ses feuilles et les mâchent tel un chewing-gum digestif. En Occident, on le trouvera plutôt sous forme de feuilles sèches, en tisanes, gélules ou comprimés. À moins, bien sûr, de se lancer dans sa culture, aussi facile, paraît-il, que celle de notre basilic.

Recette digestive au tulsi : verser un demi-litre d’eau bouillante sur 5 à 7 g de feuilles sèches, couvrir et laisser reposer cinq à dix minutes, puis filtrer. Boire une tasse, trois fois par jour.

 

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