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Plantes ayurvédiques,
des soins divins (2/6)

Rituels sacrés. Préparations médicinales. Richesse nutritionnelle. Depuis plusieurs millénaires, les plantes indiennes font partie intégrante de la médecine traditionnelle ayurvédique. Par leurs propriétés thérapeutiques, elles participent à l'équilibre global du corps et de l'esprit. Zoom sur cinq plantes emblématiques de cette médecine.

Ashwagandha (Withania somnifera)

Plantes ayurvédiques : l’ashwagandha, adaptogène parfait

L’ashwagandha, Withania somnifera, augmente le tonus et fortifie l’ensemble du corps. « En sanskrit, son nom signifie “l’odeur du cheval” à cause de son parfum émis par ses racines », nous confie Fabien Correch, auteur de plusieurs ouvrages sur les plantes ayurvédiques.

Et ces fameuses racines, l’ashwagandha les étend : la culture de cette plante, également appelée « ginseng indien », représente aujourd’hui environ 11 000 hectares dans les régions sèches de l’Inde. Traditionnellement, les Indiens l’utilisent pour renforcer le système immunitaire, cailler les laits végétaux ou encore contrer les méfaits de l’âge.

Pas si étonnant pour cette solanacée qui survit aux sécheresses et aux conditions arides. « Avant tout, l’ashwagandha est une plante adaptogène, pouvant aussi bien booster l’organisme que l’apaiser », poursuit Fabien Correch. Une propriété due à la présence d’alcaloïdes, somnine et somniferine, qui favorisent la relaxation et le sommeil...

, tandis que ses autres principes actifs, les withanolides, ont une action plus stimulante.

Bonne pour la digestion, le sommeil, la longévité…

Ce végétal s’avère tout aussi idéal pour améliorer la digestion, d’une part en apaisant le stress (souvent responsable de dysfonctionnements digestifs), de l’autre en apportant minéraux, oligo-éléments et antioxydants. Par la même occasion, il réduit la fatigue intellectuelle et optimise la mémorisation.

Plusieurs travaux exposent d’ailleurs l’action de ses racines sur l’acétylcholine, un neurotransmetteur responsable de l’apprentissage. Celles-ci sont aussi mises en avant dans une étude publiée dans le Journal of Alternative and Complementary Medicine, en août 2017 : elles normaliseraient l’hypothyroïdie subclinique quand le taux de TSH est un peu supérieur à la normale, sans pour autant que des signes cliniques apparaissent. Ainsi, de par son champ d’action très large, elle est qualifiée de plante « sattvique » (qui participe à la longévité, à l’équilibre et l’harmonie).

Férus des mélanges, les Indiens optimisent la performance intellectuelle en associant l’ashwagandha au brahmi. En Inde, il est courant d’utiliser sa racine fraîche en décoction, ou séchée et réduite en poudre, absorbée avec du lait ou du ghee (beurre clarifié). Ses feuilles en cataplasme accélèrent, quant à elles, la cicatrisation des plaies et des blessures.

Comment l’utiliser ?

Faire baisser la tension

L’ashwagandha est recommandée pour équilibrer des constitutions vata, mais contre-indiquée sur des problèmes d’arythmie, d’hyperthyroïdie, en cas de traitements sédatifs, hypnotiques et antidépresseurs ou pour les femmes enceintes et allaitantes.

Pour abaisser la tension nerveuse et favoriser l’endormissement, mélanger 1 c. à s. de poudre de racine dans du lait végétal et chauffer pendant quinze minutes. À boire une demi-heure avant le coucher.

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