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Les courges d’été pour se sentir léger

mettre de l’orange dans son assiette, c’est se prémunir contre les accidents vasculaires et donner les moyens à son organisme de lutter contre les maladies cardiaques en réduisant le cholestérol !

À la belle saison, les courges d’été (melons, pastèques, courgettes…) nous apportent leur fraîcheur. Une famille d’aliments peu caloriques mais riches en nutriments diversifiés pour nos défenses.   

[Mis à jour le 23/08/2018] Une tranche de melon bien juteuse, un gratin de courgette sortant du four, une salade de concombre, ces plaisirs culinaires, nous les devons à une seule et même famille, celle des courges d’été. Une famille dont les origines sont très anciennes – les courges seraient consommées depuis près de 10 000 ans - et dont chaque membre a sa personnalité. En font même partie les courges dites d’hiver ! Au fil du temps, elles ont aussi beaucoup changé. Les premières courges possédaient peu de chair et beaucoup de pépins, et étaient justement cultivées pour leur graines. Aujourd’hui, elles sont devenues plus charnues. De plus, les croisements ont permis de créer de nombreuses variétés, avec une multiplicité de formes et de couleurs. Connaissez-vous par exemple le concombre serpent pourtant arrivé en France au 19éme siècle ?

Ces légumes et fruits apporte un premier bienfait, celui de nous rafraîchir en plein été. Cet effet est bien sûr du à des chairs savoureuses riches en eau : les melons en contiennent 90%, la pastèque que l’on appelle également melon d’eau en contient 92%, les courgettes 95% et 96% pour le concombre. Leur saveur est également rafraîchissante et désaltérante : à tel point qu’ils sont tout aussi agréables en entrée qu’en dessert. Néanmoins, si le côté sucré ne saute pas à la bouche, il est bel et bien présent. Certaines variétés de melon, comme le cantaloup, sont particulièrement sucrées et sont de ce fait même déconseillées aux diabétiques. Mais d’autres savent se faire plus légers que les autres fruits de l’été comme la pêche ou l’abricot. Ce qui se traduit par un apport calorique moindre : un melon apporte en moyenne 48 kcal/100 g, une pastèque seulement 31 kcal/100 g et quelques 10 kcal/100 g pour le concombre.

L’effet rafraîchissant joue aussi en profondeur dans votre corps. Concombre, courgette, etc ont une action dépurative sur les organismes. Ce sont des draineurs qui stimule le travail des reins. Ils permettent de chasser les déchets qui ont été bloqués au niveau de la rate, des reins et de la sphère intestinale. Légers, ils sont en principe digestes mais nos traditions culinaires vont parfois à l’encontre de cette qualité. Ainsi associer le jambon au melon est une erreur rappelle Marie Borrel dans son livre «  Ma cuisine détox ». La digestion est alors beaucoup plus longue. Par ailleurs, ces légumes doivent également se cueillir avant d’avoir atteint la maturité. En mangeant une courgette trop grosse vous ne faciliterez pas la tâche de votre tube digestif en le chargeant de cellulose. Le concombre pose parfois des problèmes . Certains pensent résoudre le problème en enlevant les graines…Pour le rendre plus digeste, vous pouvez ajouter une pincée de bicarbonate de soude dans la préparation crue ou le faire dégorger. Dommage tout de même car en perdant son eau le concombre perd aussi une grande part de ses nutriments. En revanche, aucun problème du côté de la courgette : c’est d’ailleurs un des premiers légumes que l’on peut donner aux jeunes enfants ou aux personnes à l’intestin fragile.

Les courges d’été ont également un autre point commun : elles contiennent toutes une quantité importante de potassium. Cet oligo-élément est particulièrement intéressant puisqu’il est indispensable au bon fonctionnement de nos cellules, à la croissance des os et de certains tissus. Le melon en contient 300 mg pour 100 g de fruit frais, la courgette 230 mg et la pastèque 110 mg, le concombre 150 mg. Cette forte proportion de potassium est également bénéfique pour les personnes atteintes d’hypertension.

Sur le plan des vitamines, c’est notamment le carotêne (provitamine A) qui répond présent. Les propriétés antioxydantes du carotêne qui une fois dans l’organisme se transforme en vitamine A, ne sont plus à démontrer. Cette vitamine a une bonne influence sur la vision, ainsi que sur la peau et les muqueuses. La couleur est un bon indicateur : les courges orangées et rouges en contiennent beaucoup plus. Ainsi 100 grammes de melon – Des cantaloups (charentais), à ceux originaires du midi de la France (Cavaillon) en passant par les brodés (le sucrin de Tours) ou le Gallia – apportent la moitié de nos besoins quotidiens  ( 2mg pour 100 g). A titre de comparaison, le concombre n’en contient que 0 ,2 mg.

Selon des études récentes, mettre de l’orange dans son assiette, c’est se prémunir contre les accidents vasculaires et donner les moyens à son organisme de lutter contre les maladies cardiaques en réduisant le cholestérol !

Au chapitre des vitamines et des oligo-éléments, chaque courge tient ensuite à garder sa personnalité. La vitamine B6 ou pyridoxine, est bien présente dans le melon. Elle participe entre autre à la formation de certaines composantes des cellules nerveuses et contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Quelle que soit la couleur du melon, il représente toujours une source importante de vitamine C, 25mg/100g soit le tiers de nos besoins quotidiens.

La courgette comporte également un cocktail d’éléments minéraux (phosphore, calcium, magnésium) et de la vitamine C. En plus du potassium, le concombre est une bonne source de minéraux comme le calcium, magnésium, phosphore, mais contient aussi de la vitamine K. De plus cette richesse a un impact d’autant plus important que l’ apport calorique est faible. Pour 100 calories vous mangerez ainsi 6 grammes de nutriments contre 2 à 4 grammes en moyenne…

Peut-on les utiliser pour se soigner ?

L’effet rafraîchissant des courges d’été a ses applications pour certains maux. Ce n’est pas un hasard si, par exemple, la pastèque est indiquée dans les états fiévreux.

  • Brûlures : dans les campagnes on se sert du melon – les Romains et les Grecs, dans l’Antiquité, parlaient de pomme cuite au soleil – pour apaiser les brûlures superficielles. Dans ce cas, il faut faire un cataplasme de pulpe de melon écrasé.
     
  • Contre les vers : prendre de l’huile de pépins de courge en cure : à raison de 2 cuillères à café par jour pendant un mois, de préférence le matin et le soir.
     
  • Contre la constipation : prenez un verre de jus de melon le matin à jeun, durant quelques jours.
     
  • Pour les problèmes de peau : le concombre est l’ami des peaux grasses ou à problèmes. Il a toujours été utilisé pour soigner la peau. Depuis longtemps les femmes se couvrent le visage de fines tranches pour l’hydrater. Le concombre a des propriétés cicatrisantes, adoucissantes, assainissantes et astringentes. Il resserre les pores de la peau. Nombreux sont d’ailleurs les cosmétiques à base de concombre destinés aux peaux grasses, mixtes ou à problèmes. Le premier d’entre eux fut proposé aux femmes dès le XVIIIe siècle ! Il s’agissait d’un masque aux graines de concombre pour éclaircir le teint.
     
  • Pour calmer les coups de soleil : passez un concombre ou une courgette (jeune et ferme) sous l’eau, sans l’éplucher, essuyez et coupez-en des rondelles pas trop fines. Appliquez-les sur les coups de soleil, et laissez en place le temps que la sensation de brûlure disparaisse. Effet calmant garanti et surtout ils réhydratent l’épiderme et l’évitent de peler.
     
  • Pour adoucir les mains très sèches : découpez la moitié d’un concombre en petits dés et faites le macérer pendant plusieurs jours dans un litre d’huile de germe de blé. Vous masserez ensuite vos mains et pieds chaque soir. 

Aliment santé : l’huile vierge de pépins de courge

Les pépins de courge sont connus pour leurs nombreuses propriétés que l’on retrouve dans l’huile qui en est extraite. L’huile ainsi obtenue a un léger goût de noisette et est riche en acide oléique (25 %) et linoléique-oméga 6 (45 à 50 %). Cela en fait un tonifiant cardiaque et nerveux. Elle possède par ailleurs d’importantes  propriétés vermifuges, cicatrisantes, apaisantes et régénérantes. Elle favorise la fécondité, stimule et agit favorablement en ce qui concerne les problèmes d’impuissance ou de frigidité. Également bénéfique pour tout le système digestif (c’est une huile très douce pour les estomacs fragiles), elle tient surtout sa réputation de ses bienfaits sur la prostate dont elle soulage efficacement les inflammations. Elle évite la formation des aphtes et combat l’apparition des caries. Vous pourrez l’utiliser en cuisine, seule ou en synergie avec d’autres huiles. Attention, il est préférable de ne pas la chauffer pour qu’elle donne son maximum. 

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