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Des seins en pleine santé

cancer du sein

Parcourus par un dense réseau de vaisseaux sanguins et lymphatiques, les seins sont particulièrement exposés au développement de foyers inflammatoires. Utilisées régulièrement dans le cadre de massages doux et réguliers, les huiles essentielles jouent un rôle préventif et apaisant.

De la puberté à la ménopause, le confort et la santé des seins sont une préoccupation quotidienne des femmes. Préserver leur intégrité est un gage de bien-être et de santé globale. Ils contribuent à de nombreux aspects essentiels à la vie d’une femme : sa féminité, sa maternité (allaitement), son équilibre psychoémotionnel, affectif et sexuel. En résumé, ils sont constitutifs de son identité. Cet attribut féminin peut être le siège de plaisir, mais fait aussi écho à notre vulnérabilité. Une femme sur sept étant susceptible de développer un cancer du sein au cours de son existence, il est bien légitime d’adopter des comportements destinés à prévenir ce risque en remédiant à ces fragilités.

Richement vascularisé, le tissu mammaire est parcouru par tout un réseau de vaisseaux sanguins et lymphatiques. Les premiers assurent l’irrigation et les seconds la protection immunologique en drainant les toxines et en les collectant au niveau des ganglions axillaires et sous-claviculaires. La palpation de ces zones par le gynécologue est d’ailleurs systématique, pour mettre en évidence d’éventuels foyers inflammatoires, infectieux ou cancéreux.

Le tissu du sein est hautement organisé

Les seins sont par ailleurs dotés de glandes spécifiques responsables de la lactation, qui se préparent tout au long de la grossesse. Ils peuvent alors augmenter de volume de manière très significative et fournissent la première nourriture de la vie : le lait maternel. Cette fonction lactée ajoute de la complexité et de la fragilité à ce tissu hautement organisé.

Par ailleurs, tout autour de l’aréole des mamelons, partie extrêmement sensible des seins, de petites saillies correspondent aux tubercules de Montgomery. Ces glandes sébacées ont un rôle à la fois chimiotactile et immunitaire. Elles sécrètent des molécules volatiles (phéromones) pour inciter le bébé à la succion, mais aussi du sébum pour lubrifier le téton, l’acidifier et le protéger des risques infectieux.
Voilà donc une zone où allaitement et sexualité se chevauchent, où plaisir et douleur peuvent se succéder au fil des cycles et à travers laquelle toutes les facettes de la femme coexistent et se rejoignent. Elle requiert aussi douceur, respect, et une attention particulière peut lui être portée avec les huiles essentielles (HE) pour la préserver.

Foyers inflammatoires

Dès la puberté, sous l’influence de la sécrétion des hormones féminines, les mamelons se soulèvent. Les glandes de la lactation se mettent en place avec tout leur réseau galactophore. Le tissu adipeux se constitue et contribue à donner aux seins leur taille et leur forme finales. Au fur et à mesure des cycles menstruels, les pics successifs d’oestrogène et de progestérone forgent les seins, qui ne deviendront pleinement matures qu’après avoir sécrété la substance lactée. L’allaitement est d’ailleurs préventif du cancer du sein hormono-dépendant.

À chaque cycle, les seins subissent des vagues hormonales successives. Ils réagissent aux oestrogènes, qui les font gonfler, et à la progestérone de fin de cycle, qui les prépare à la lactation. Les oestrogènes favorisent en effet la multiplication des cellules et le développement des canaux galactophores tout en accroissant la perméabilité vasculaire, ce qui augmente le risque d’oedème et de congestion. Les tissus peuvent être fragilisés, et la sensibilité des récepteurs aux hormones peut s’altérer. Il en...

découle l’apparition de zones qui s’échauffent, deviennent sensibles ou même douloureuses.

Lorsque ces micro-foyers inflammatoires se multiplient, on parle de mastose. Cette affection se caractérise aussi parfois par l’apparition de kystes. Si ces micro-inflammations sont récurrentes, elles font le lit de la mastite, qui n’est autre qu’un stade de pré-cancer. L’allopathie n’apporte pas de solution réellement satisfaisante si l’on excepte les traitements hormonaux contraceptifs, qui lissent l’influence des hormones sexuelles et stoppent les ovulations. Les huiles essentielles, appliquées localement, peuvent s’inscrire dans une approche symptomatique très efficace, qui préserve l’intégrité et la beauté des seins sans pour autant avoir d’influence hormonale.

Prévenir le cancer du sein

Certaines molécules aromatiques sont même porteuses d’espoir pour prévenir le cancer du sein. C’est le cas du costunolide, très rarement rencontré dans les huiles essentielles, mais présent dans l’HE de laurier noble. Il a montré son efficacité antiproliférative et même réorganisatrice de la structure cellulaire sur des cellules isolées du cancer du sein. Les propriétés anti-inflammatoires et antalgiques de l’HE de laurier noble sont en partie dues à cette molécule. Le costunolide est aussi capable de contrôler les processus inflammatoires de l’organisme, en agissant directement sur les macrophages, mais aussi sur des neuromédiateurs comme l’interleukine 6. En appliquant régulièrement l’HE de laurier noble sur des seins gonflés et polykystiques, non seulement les foyers douloureux s’estompent au fil du temps, mais la prévention anti-cancer est optimale.

Une autre HE incontournable de la congestion mammaire est celle de palmarosa. Formidable lymphotonique, cette HE lève toutes les stases et soulage les poitrines douloureuses (surtout en fin de cycle). Elle permet d’affiner et de désensibiliser la zone dans le respect de la physiologie féminine.

Pour que la synergie soit optimale, une troisième HE, le baume de Copahu lui confère une action anti-inflammatoire renforcée, que ce soit au niveau articulaire, musculaire, dermatologique ou encore sur l’inflammation des tissus mous (vasculaires, nerveux…). Constituée à plus de 95 % de molécules sesquiterpéniques, cette huile essentielle est connue pour ses propriétés modulatrices de l’inflammation. La présence de bêta-caryophyllène en fait un instrument privilégié pour rééduquer les cellules de l’inflammation et éviter que des processus chroniques involutifs ne s’installent. Elle permettra de canaliser tout débordement infectieux si quelques kystes commençaient à s’infecter.

Alors, même si la bonne santé des seins est aussi en partie le reflet de l’équilibre psychoaffectif, hormonal et des souffrances profondes conscientes ou inconscientes qui peuvent en découler, toute femme a intérêt à utiliser ces huiles. Elles l’aideront à réharmoniser ses tissus, et à reprendre confiance.

ZOOM
Syndrome prémenstruel

Relativement fréquent, le syndrome prémenstruel a tendance à être banalisé, car trop facilement réglé par la prise de contraceptifs oraux. Or, ce déséquilibre hormonal peut être aussi annonciateur d’une hypofertilité à venir par déséquilibre de la balance oestrogène/ progestérone.

À faire
À partir du 15e jour du cycle, mettre 2 gouttes d’HE de noix de muscade dans une petite cuillère avec un peu d’huile de bourrache, matin et soir puis arrêter dès que les règles arrivent (soit 13 jours consécutifs). NB : formule déconseillée aux sujets épileptiques.

Ma formule
Seins douloureux

Propriétés
Décongestionnante lymphatique, antalgique, modulatrice des processus inflammatoires.

Indications
Seins congestionnés et douloureux, mastose, mastite, kystes.

Voie cutanée

HE palmarosa (2 ml) 
Cymbopogon martinii

HE laurier noble (2 ml) 
Laurus nobilis

HE arbre à encens (1,5 ml) 
Boswellia carterii

Baume de Copahu (1,5 ml) 
Copaifera officinalis

Huile végétale de calophylle  (5 ml)

Huile végétale de noyau d’abricot (QSP 30 ml)

1 ml = 25 gouttes. QSP = Quantité suffisante pour.

Préparation
Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, compléter jusqu’en haut du flacon avec l’huile végétale de noyau d’abricot, refermer soigneusement et agiter.

Mode d’utilisation
Voie cutanée : appliquer 10 gouttes sur chaque sein, en procédant à des massages circulaires doux.

Contre-indications
Cancer hormonodépendant en cours de traitement (il ne faut pas activer la circulation lymphatique sous peine de faire circuler les métastases). Cette synergie n’est pas contre-indiquée pour prévenir les récidives lorsqu’il n’y a plus de risque de métastases ; elle est même vivement conseillée. Synergie déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes.

NB : Ces conseils ne se substituent pas à une consultation médicale, mais constituent un complément de soin.  

Un peu d’encens contre le cancer

Cette huile essentielle à la dimension sacrée, devient chaque jour un peu plus célèbre pour ses propriétés anti-cancer, comme l’HE de laurier noble. Elle est douée de propriétés immunomodulatrices, et est capable de déclencher, in vitro, l’apoptose (mort cellulaire) de la cellule cancéreuse. Une étude publiée en 2011 suggère qu’elle pourrait être efficace pour des cancers de stade avancé.

À faire
En prévention, utiliser l’huile essentielle d’arbre à encens en massant régulièrement la poitrine. À défaut, en curatif, on y aura recours en complément des traitements conventionnels. Dans ce dernier cas, ne surtout pas masser, mais déposer deux à trois gouttes d’HE pure sur la zone cancéreuse, trois fois par jour, aussi longtemps que nécessaire.                

Transmission de mère à fille : le rituel du massage des seins

Pour la médecine chinoise, « si la circulation, c’est la vie, la stase, c’est la mort ». Le massage des tissus favorise la circulation des fluides et des énergies. Les populations occidentales ont tout intérêt à s’en inspirer, notamment en ce qui concerne le massage de la poitrine. Celui-ci devrait faire partie du quotidien de la femme, et être transmis de mère en fille, au même titre que le brossage des dents ou celui des cheveux. Non pas seulement pour une question d’esthétique, mais aussi et surtout pour une question d’hygiène en profondeur des tissus, réveillée par le drainage lymphatique initié par la mise en mouvement des tissus. Il contribuera à décongestionner les poitrines gonflées en drainant la lymphe, à réduire les micro-foyers inflammatoires et à prévenir la mastose.

À faire
Mettre une goutte d’HE de palmarosa dans le creux de la main, deux autres d’une huile de noyau d’abricot et masser de manière circulaire, en partant du mamelon et en augmentant doucement le diamètre les cercles pour finir sous l’aisselle. À cet endroit, pomper doucement pour réactiver les ganglions lymphatiques qui se trouvent sous les bras. Recommencer à l’identique sur l’autre sein. Pour libérer les tissus, le massage peut s’effectuer en penchant le buste vers l’avant de manière à faire tomber la poitrine dans le vide. 

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