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Quelle autorité avec ses enfants ?

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Tous les parents se confrontent à cette question : où placer le curseur de l’autorité vis-à-vis de ses enfants ? Après la génération des « pères fouettards », puis, à l’opposé, celle des parents « permissifs » accusés de laxisme, le nouveau modèle éducatif en vogue prône à la fois le dialogue et l’établissement de limites indiscutables. Un exercice d’équilibre qui met les nerfs à rude épreuve !

Expliquer, négocier, supplier, hausser le ton… les parents sont souvent désemparés. Partagés entre la peur de traumatiser leur enfant, le désir de le laisser s’épanouir et la nécessité de lui transmettre les règles de base d’hygiène et de vie en société, beaucoup s’interrogent sur la bonne attitude à adopter. Bien sûr, tout dépend de son âge. Et ses résistances peuvent revêtir plusieurs significations. Néanmoins, elles expriment toujours sa quête d’autonomie. Lui poser des limites fermes le protège et l’empêche d’entretenir un sentiment de toute-puissance. Après l’ère de « l’enfant roi », l’autorité est d’ailleurs de retour, mais plébiscitée sur un mode soft, en jouant à la fois sur une relation bienveillante et sur des règles claires indéboulonnables. Cela oblige les parents à effectuer un vrai travail sur eux-mêmes, et à renoncer à la perfection !

Accepter la confrontation

Faciles à prendre, les élixirs floraux offrent un soutien au quotidien quand la culpabilité, la colère ou l’épuisement vous guettent. Ainsi, l’élixir de buis agit sur l’impuissance qu’éprouvent des parents, eux-mêmes insécurisés durant les premières années. Le bourgeon de cet arbuste, en forme de poing fermé, fleurit uniquement lorsqu’il n’est pas taillé, à l’image d’une personnalité étouffée qui recouvre la liberté. Pour autant, le feuillage dense et persistant envoie un message de résistance utile à ces parents qui cèdent pour un oui ou pour un non à leur enfant.

Reprendre les rênes permet d’« éduquer » au sens littéral du terme : guider, conduire. La crainte de ne plus être aimé peut pousser inconsciemment certains à choisir la négociation plutôt que l’autorité, synonyme pour eux de conflit. Dans ce cas, la centaurée peut renforcer la volonté et encourager à poser des limites claires quand c’est nécessaire. Cette plante discrète et délicate met plusieurs années à se développer et à occuper son espace, rappelant qu’asseoir une juste autorité relève d’un processus qui réclame du temps et une certaine maturité. De plus, ses fleurs qui s’ouvrent et se referment à leur gré sont un signe d’individualité. Son élixir renforce alors l’estime de soi quand on croit, à tort, que les protestations de son cher petit sont...

dirigées contre soi.

Les psychologues recommandent d’établir le plus tôt possible une sorte de « code de conduite familial » énonçant clairement les règles régissant la vie de la tribu. Pour ceux qui peinent à poser un cadre, recourir à l’élixir de scléranthe aide à tenir les résolutions. Visualisez cette plante : elle rampe, ses fleurs n’ont pas de pétales, montrant un processus inabouti, mais ses feuilles enchevêtrées poussent en opposition sur sa tige centrale, signe qu’adopter une ligne fixe transforme les arguments contradictoires en un tout cohérent.

Tempérer ses humeurs

Il faut faire preuve de patience... Pas toujours facile ! L’élixir à avoir toujours sous la main est celui d’impatience. On met souvent en avant le caractère impulsif de cette plante dont les graines explosent au moindre effleurement. Or, pour préparer cet élixir, ce sont ses fleurs qu’on utilise. Pas les rouges, couleur de passion ou de colère, mais les mauves, qui apportent douceur et délicatesse. De quoi tempérer ses humeurs quand son enfant n’obéit pas sur-le-champ, mais aussi respecter son rythme d’apprentissage et d’intégration des consignes.

Gare à l’autoritarisme ! Les fessées sont à bannir, et les punitions, mesurées, doivent être précédées d’avertissements. Avec ses fleurs d’un blanc immaculé contrastant avec la noirceur des branches, le prunus semble inviter à trouver la voie du milieu, calmant les nerfs face à un enfant qui vous pousse à bout.

Certains adultes restent de grands enfants ! « Ado attardé » ou « parent-copain », ils parlent le langage des jeunes, adoptent leur look et se font « partenaires » plus que père ou mère. Par peur de vieillir ? Ceux qui se voient reprocher cette attitude peuvent opter pour l’élixir d’amandier. Chose curieuse, les fleurs de cet arbre apparaissent avant les feuilles. Mais son tronc se densifie au fil des ans et il peut vivre très vieux, indiquant que rien n’est irréversible ! En transmettant sa longévité et sa force d’ancrage, il engage ces parents à « grandir » et à assumer sans crainte leurs responsabilités afin d’offrir un modèle structurant à leur enfant.

Pour que l’autorité soit exercée avec naturel, elle doit être cohérente avec les valeurs essentielles sur lesquelles le couple parental s’est fondé. Un élixir comme celui de molène invite à se reconnecter à soi et à ses valeurs. À l’image de cette plante semblable à un cierge géant qui semble afficher sa droiture morale, et de ses fleurs ouvertes s’élevant vers la lumière ! C’est alors toute la cellule familiale qui, tel un orchestre, s’accorde, sonne juste et joue en harmonie.

Le marronnier rouge

En apparence, cet arbre paraît solide. Mais sa structure tortueuse évoque une tendance à se faire des tourments, de même que sa floraison exubérante témoigne d’une grande énergie à canaliser. Ses fleurs arborent un rouge intense à l’extérieur, mais leur coeur est teinté d’un rose tendre. Cela évoqua au Dr Bach un type de personnalité qui s’inquiète beaucoup plus pour ses êtres chers que pour lui-même. N’est-ce pas le cas des parents surprotecteurs qui croient que poser des limites à leur enfant risque de casser sa personnalité ? La fleur du marronnier rouge invite justement à transformer l’inquiétude en bienveillance. À trouver la sérénité en soi pour sécuriser son enfant. D’ailleurs, l’écorce de l’Aesculus carnea s’écaille peu à peu pour mettre à jour un bois lisse. Un détachement salvateur !

Parent en formation

On ne naît pas parent, on le devient. Les nombreux cours qui se développent sur la Toile semblent paraphraser Simone de Beauvoir. Coaching en ligne, visioconférences interactives, dialogue sur les forums… Encadrées par des experts de la parentalité « positive », « bienveillante » ou « ludique » (fondées sur l’humour et le jeu), les formations de quelques heures à plusieurs semaines fournissent des outils aux parents pour comprendre les raisons de leurs stress et communiquer avec non-violence, même en cas de surchauffe. Quelques pistes :

• Dites « stop ! » plutôt que « non ! ».
• Montrez l’exemple : bannissez les gros mots, les disputes, les infractions au code de la route, les contradictions (faites ce que je dis, pas ce que je fais).
• Ne dévalorisez pas l’enfant. Pointez son comportement, pas sa personnalité : « Tu as eu du mal à partager équitablement le gâteau », plutôt que « tu es toujours maladroit ».
• Évitez les ordres péremptoires. Formulez positivement et donnez du sens à votre consigne : « Éteins ta tablette pour ne pas abîmer ta vue. Je pourrais te raconter une histoire pendant que tu fermes les yeux. »
• Dans certains cas, proposez plusieurs solutions : « Plutôt que de vous disputer, échangez vos jouets maintenant ou jouez ensemble à un jeu de société. »
• Ne l’effrayez pas (« si tu ne bouges pas, je te laisse là »). Mais montrez-lui l’intérêt de gagner du temps : faire un bon goûter, aller voir ses amis… • Relativisez : si votre enfant n’a pas mis les bonnes chaussures, est-ce si important ? Laissez-le procéder par essai et erreurs ! 

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