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Maternité et Elixir Floraux Attendre un premier enfant

Poules

Durant les neuf mois qui précèdent la naissance d’un bébé, les parents oscillent entre joie et angoisse. La femme enceinte et le futur père sont tiraillés entre les doutes et l’envie de faire confiance à l’avenir. Comment vivre sereinement ce grand saut dans l’inconnu ?

Devenir parent pour la première fois ! Quelle joie intense pour ceux qui ont désiré fonder une famille ! Mais passer de deux à trois déstabilise. Il va falloir bouger ses meubles et ses habitudes. Plus question de se focaliser sur son couple et son travail. Et de nouvelles angoisses apparaissent. Normal : le temps de la maternité est aussi un temps de maturité ! Si les séances de préparation à l’accouchement aident à faire le point, les élixirs floraux apaisent une émotivité à fleur de peau. Consommés à la dose minime de 2 ou 3 gouttes 3 ou 4 fois par jour, ces remèdes qui contiennent de l’alcool (20 % à 40 % vol.) ne sont pas contre-indiqués pour la femme enceinte (sauf antécédent d’alcoolisme). Toutefois, certains à base de sève d’érable en contiennent peu (0,2 % vol.) et d’autres sous forme de granules sont sans alcool ni lactose.

Chérir son corps

La fleur de pommier sauvage symbolise bien la dualité de la future maman, qui se vit tantôt belle et invulnérable, tantôt fragilisée. Ses pétales d’un blanc rosé sont lumineux et purs. Une parfaite métaphore de la femme enceinte épanouie, toute en douceur et rondeur. Mais cette fleur pousse sur des rameaux épineux et cela évoque une autre réalité faite de nausées, fringales et accès de sommeil ! Son élixir aide à dépasser la sensation d’être scrutée sous toutes les coutures.

Certaines ont l’impression que leur corps sous surveillance médicale est tout juste bon à performer afin de mener la grossesse à son terme. Cette fleur de Bach purificatrice rétablit une bonne image de soi. Y compris quand on s’inquiète de voir sa silhouette s’arrondir. Quand cette crainte conduit à rejeter sa féminité, l’élixir d’alchémille commune se révèle pertinent. En lien avec la nature et la terre (pour ne pas dire la terre-mère !), il touche à la dimension sacrée de la maternité. Il réconcilie les femmes qui se sentent peu désirables avec ce corps nourricier… que leur mari valorise parfois volontiers !

Toutefois, celles qui attendent leur premier enfant partagent une autre angoisse : l’épreuve de l’accouchement. L’élixir de mimulus, fleur qui s’enracine au bord des eaux vives au risque de briser ses longues tiges...

, apporte le courage de « se jeter à l’eau ». Il tranquillise et donne confiance.

La maternité comporte une part de mystère, car elle suppose d’accepter ce qui pourrait advenir, le meilleur comme le pire. Mais l’investissement affectif est si fort qu’il est difficile de prendre du recul. Chaque parent fantasme plus ou moins consciemment son bébé : blond aux yeux bleus, futur médecin, têtu comme son père… Conseillé aux tempéraments possessifs qui supportent mal la séparation, l’élixir cœur de Marie peut nous éviter de verser dans l’idéalisation. En favorisant l’autonomie, cette fleur encourage la mère à voir son bébé comme un être singulier et un futur adulte libre de ses choix.

Une histoire de famille

À l’inverse, certaines femmes ont la sensation de porter un corps étranger qu’elles qualifient d’« alien ». Elles en culpabilisent. Un élixir comme celui de Bottlebrush peut les aider à nouer une relation complice avec leur bébé. Issu d’une plante endémique du bush australien aux fleurs en forme de goupillon, il nettoie les angoisses liées aux étapes importantes de la vie. Il renforce et positive particulièrement le lien mère-enfant, aidant la future maman à se sentir à la hauteur. Car la science atteste que le foetus ressent les émotions de ses géniteurs et en hérite. De quoi se reprocher le moindre faux pas ! Associé à la notion de conception, l’élixir de courgette stimule l’énergie créatrice de la femme enceinte et contribue à passer une grossesse sereine.

On peut d’ailleurs l’associer avec celui de pastèque, utile pour apaiser l’hypersensibilité de la maman… et du couple ! Cet élixir renforce en effet l’harmonie entre la future mère et le futur père, et cela bénéficie au foetus. Faute de pouvoir porter le bébé, l’homme se sent parfois inutile durant ces neuf mois. Un élixir comme celui de mélèze peut le rassurer sur son rôle. Cet arbre très haut renforce la confiance en soi et évite de se lancer dans une comparaison stérile avec sa femme. Ce résineux roussit et perd ses épines en hiver, mais renaît au printemps avec une belle parure. De quoi méditer sur sa capacité à endosser un nouveau costume ! Attendre un premier enfant, c’est aussi changer de statut au sein de sa famille : passer de fille à mère, de fils à père. Pour franchir ce cap sans subir l’influence de l’environnement familial, on peut s’appuyer sur l’élixir de noyer. D’ailleurs, les fleurs en forme d’utérus de cet arbre semblent vouloir transmettre ce sentiment de protection qu’exige la croissance d’une nouvelle vie : celle du bébé… et celle de ses parents !

La pastèque, toute en rondeur

On connaît bien le fruit de cette cucurbitacée dont la chair rouge rafraîchit et hydrate au plus fort de l’été. Et la forme ronde de ce « melon d’eau », qui pèse en moyenne huit kilos, peut déjà évoquer celui du ventre maternel. On sait moins que la plante arbore d’autres stigmates propices à fournir un élixir préparant le foetus à se développer dans des conditions épanouissantes. Ce remède favorise l’harmonie du couple. Or, la pastèque porte deux espèces de fleurs, mâles et femelles. De couleur jaune, celles-ci ne durent qu’une journée, mais elles sont riches de semences que les insectes pollinisateurs éparpillent. Un pied ne donne d’ailleurs que deux ou trois fleurs. Quant à leurs longues tiges rampantes, elles portent des vrilles qui leur permettent de s’accrocher à un support. Sécurisant !

Un corps à coeur

Mieux informés sur ce que vit le bébé in utero, nous envisageons la grossesse de façon différente. Ainsi l’haptonomie, méthode née après-guerre, a fondé sa réputation dans la prénatalité. Définie comme une « science de l’affectivité », elle vise à développer le sentiment de parentalité. Elle implique donc le père ou, à défaut, le ou la proche qui sera présent à l’accouchement. Elle s’appuie sur un toucher spécifique et des gestes invitant le bébé à interagir avec ses parents et vice versa. Elle enseigne où et comment poser ses mains sur le ventre maternel, et guide le père dans le soutien qu’il peut apporter à sa femme. L’haptonomie établit donc une relation à trois, tournée vers l’autre et concrète. Mais d’autres techniques préparent à l’accouchement. À chacun de choisir selon sa sensibilité : le yoga apprend à respirer et à relâcher les tensions corporelles et mentales, la méthode Pilates renforce l’abdomen et le périnée, la sophrologie aide à visualiser le jour J…

Pierre protectrice

La tourmaline noire
En lithothérapie, cette pierre opaque permet de rester ancré dans le concret. Son élixir est spécifiquement indiqué pour tout ce qui concerne les organes génitaux féminins et masculins. Mais il peut aussi être bénéfique durant la maternité en soulageant les tensions dorsales, en libérant le mouvement du bassin et en facilitant la circulation de l’énergie vitale. Il aide à s’accepter, ôte tout sentiment de culpabilité, apprend à lâcher prise lorsqu’on est trop possessif ou frustré et apporte une sensation de protection propice à rassurer la femme enceinte.

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