Plantes et Santé Plantes et santé : le site de la phytothérapie

Élixirs floraux pour arrêter de se mettre la pression !

burn out

Rester performant au travail, veiller à entretenir son réseau social, savoir gérer ses relations... Notre mode de vie nous réclame beaucoup d’énergie. Le burn-out est l’un des symptômes de cette hyperpression. Mais ne sommes-nous pas trop exigeants envers nous-mêmes ? Accepter ses fragilités permet de vivre plus sereinement et d’être, au bout du compte, plus efficace !

Les ouvrages et articles antisurmenage font florès. Apprendre à se relaxer, à mieux gérer son temps et ses relations, à s’affirmer. Bardés de conseils, beaucoup d’entre nous possèdent les clés du mieux- vivre. En théorie ! Dire stop à la pression, c’est en faire moins, se dit-on. Mais en est-on capable? La vie nous en demande beaucoup, mais nous nous en demandons aussi beaucoup à nous-mêmes : à la maison et au travail, nous tentons d’assumer des tâches multiples, d’avoir des horaires flexibles, de supporter les humeurs de notre entourage.

Sans compter que nous gérons nos propres angoisses de nous retrouver seuls ou licenciés. Pour ne pas « péter les plombs », le corps encaisse (fatigue, insomnies). Et l’esprit cogite (changer de métier, tout plaquer ). C’est quand l’émotion nous gagne qu’il est nécessaire d’agir.

Se mettre sur « pause »

La prise d’élixirs floraux constitue un bon auto-coaching. Choisir le plus adapté invite à se mettre à l’écoute de soi et amène au lâcher prise. Les hyperactifs peuvent ainsi reconnaître chez eux une tendance au perfectionnisme. Quand cette forme d’exigence s’exprime par un besoin de tout orchestrer au point de générer des tensions musculaires et mentales, le pissenlit permet de moins tirer sur la corde. Il ouvre un espace de relaxation spirituelle et physique et incite à vivre « imparfaits, libres et heureux », comme le titre du best-seller du psychiatre Christophe André. Évaluer ses capacités à faire face est une façon de se respecter soi-même. Cela revient à se dire : «Je sais ce que je vaux», alors que fonctionner à l’overdose masque souvent une soif de reconnaissance. Cela répond aussi à un conditionnement, qu’il soit parental (« ma mère était comme ça ») ou social, sur le mode « si tu veux garder ton poste, donne-toi à fond». Prenons du recul avec un brin de muguet ! L’élixir de cette fleur délivre des influences extérieures qui nous emprisonnent. Il apporte la fraîcheur, la légèreté, la souplesse de ces clochettes porte-bonheur. D’ailleurs, pourquoi ne pas lister les tâches «urgentes», «importantes», «indispensables»? On s’aperçoit souvent que certaines n’appartiennent à aucune de ces catégories ! Remettre en question son mode de fonctionnement s’apparente...

à un mini-bilan de compétences. On s’interroge sur ses valeurs et ses envies.

Et on constate qu’on est fréquemment stressé... par le stress des autres! Au Moyen Âge, l’abbesse Hildegarde de Bingen recommandait la menthe pouliot pour apaiser les personnes qui souffrent du cerveau, de la vue et d’une digestion difficile. Autant de somatisations possibles du surmenage auquel l’élixir de cette plante répond en dissipant la confusion mentale provoquée par les pensées des autres. Lorsqu’on fait l’éponge, on se déconnecte de ses besoins profonds. On confond parfois ses désirs avec ceux d’autrui simplement par peur de décevoir. Cela peut conduire à supporter d’être assaillis de questions par la famille (« quand est-ce que tu nous fais des enfants ? »). En fleur de Bach, l’élixir de centaurée permet de rétablir la frontière entre le soi et le non-soi, de ne plus se faire exploiter et de savoir enfin dire oui à soi-même plutôt qu’aux autres. Autre élixir libérateur, le noyer aide à garder son propre cap lorsqu’on est sensible aux propos des autres ou qu’on a tendance à se sacrifier pour accomplir ce qu’on estime être des devoirs ou des obligations. Lui aussi brise les chaînes qu’on nous impose ou que l’on s’impose.

La pression qu’on s’inflige crée un conflit intérieur, témoin d’un décalage entre un idéal et la réalité. Or vivre en mode « cocotte-minute » empêche d’avoir une perception juste de la réalité. Un élixir tel que celui d’edelweiss peut alors se révéler profitable. Dans ces moments où nous avons l’impression de foncer dans le brouillard afin d’assurer, cet harmonisant nous recentre sur notre projet existentiel.

Oser demander de l’aide

Il apporte plus de lucidité quand, confronté à un sentiment d’impuissance, on choisit l’exaspération ou la fuite au lieu de réclamer un peu plus de coopération de la part des autres ou d’accepter l’intervention d’une tierce personne pour calmer le jeu. Il peut d’ailleurs se révéler pertinent en renfort d’un coaching ou de développement personnel. Là encore, il s’agit de reconnaître ses zones de vulnérabilité. Se confier permet de surfer sur la vague qui nous submerge avec plus de légèreté. Si la timidité ou l’obstination empêche de communiquer, choisir l’élixir de chélidoine. Indiqué pour traiter les cordes vocales, il facilite la parole. Face à un ami ou un thérapeute, poser des mots sur ce qui nous met la pression oblige à se poser sur un canapé ! En apprenant à relativiser, on se surprend à être capable de se ménager du temps rien que pour soi sans que cela nuise à notre efficacité. Qu’il est bon, parfois, de s’entendre dire « basta », « corbeille » !

Le pin contre la culpabilité

L’élixir de cet arbre rectiligne libère de la culpabilité. Il peut venir en soutien lorsqu’on s’en veut de ne pas avoir accompli tout ce que l’on souhaitait faire ou qu’on hésite à lâcher du lest. Le pin sylvestre, arbre de la sagesse pour les Celtes, peut vivre jusqu’à 700 ans. Mais pour durer, il faut se ménager ! C’est le message de ce vétéran des plantes à fleurs qui, sur une même branche, arbore trois étapes de croissance comme pour indiquer un cheminement : celui qui conduit à se pardonner d’être imparfait et à accepter de mettre la barre moins haut. Il nous dit de ne plus nous enfermer dans notre écorce (« corset » en verlan !), trop étouffante. Et de souffler, l’huile essentielle de pin étant revigorante et respiratoire.

Burn-out général

Signifiant surmenage, l’expression burn-out renvoie sur le plan médical à une perte d’énergie entraînant fatigue intense, insomnies, douleurs, dépression, irritabilité, tristesse, anxiété. Employé à l’origine pour définir un syndrome d’épuisement professionnel, il est aujourd’hui repris à toutes les sauces. Car nos sources de surmenage s’étendent au-delà du bureau. Des psychologues parlent de burn-out familial. Les parents, sans chercher la perfection, s’épuisent à éveiller et à choyer leurs enfants en leur montrant l’exemple d’un adulte épanoui. L’enfant et l’adolescent le ressentent et craquent, subissant la pression d’être de bons élèves, de bons citoyens et des touche-à-tout vifs. La peur d’échouer contamine aussi la sphère sociale. Certains ajoutent à leur stress l’injonction d’être sur le coup, de tweeter et même de prendre du temps pour soi, comme s’il s’agissait d’un devoir ... 

Relax !

L’aventurine
Cette variété de quartz, verte ou brune un peu dorée, est très douce. Comme la vertu de son élixir qui engendre l’apaisement sur tous les fronts. Celui-ci apprend en effet à se détendre physiquement (quelques gouttes sont idéales dans l’eau du bain ou l’huile de massage pour calmer les nerfs) et psychiquement, apportant une vision positive de la vie. Il chasse les rigidités mentales négatives, sources d’anxiété, et renforce le self-control. D’ailleurs, cette pierre, qui permet de garder pied avec la réalité, soulage aussi toutes sortes de somatisations liées à l’autopression: allergies, rougeurs, chute de cheveux, fièvre... 

Cet article est reservé aux abonnés.
Pour lire les 78% restants de cet article,
Inscrivez vous gratuitement à la newsletter Plantes et Santé
Recevez chaque semaine nos conseils de bien-être par les plantes, astuces et recettes à faire vous même pour retrouver Equilibre et Santé
Votre inscription a bien été prise en compte 
Politique de confidentialité