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Le chou vert,
un légume exemplaire

Le chou vert, un légume exemplaire

Excellent et disponible toute l’année, le chou vert (Brassica oleracea) n’usurpe pas sa popularité. Sa richesse en vitamines et minéraux essentiels en fait un aliment de choix, tandis que ses multiples propriétés médicinales l’élèvent au rang de panacée depuis l’époque des Romains. Sans compter son utilisation en cataplasme… Alors, n’attendez plus pour le cultiver !

Il existe deux grandes catégories de chou vert : le chou de Milan, à feuilles très cloquées et frisées, et le chou cabus (ou pommé), un légume de printemps à feuilles presque lisses. Tous deux aiment les sols limoneux argileux décompactés, riches en humus et non acides. Ils exigent un apport moyen de fumure sous forme de compost préparé bien mûr ou de fumier décomposé. Attention cependant : l’excès de fumure est à l’origine de maladies et de parasitisme.

Semis

Le semis de chou d’hiver a lieu de la mi-mars à la mi-mai ; celui du chou cabus, du 15 août au 15 septembre. L’idéal est de le faire en pépinière, en petits godets ou en mottes de terre individuelles. En pépinière, mettez les graines dans des sillons profonds de 1 à 2 cm sans trop recouvrir les semences. Tassez légèrement. Arrosez en pluie régulièrement jusqu’à la levée. Au bout de cinq à six semaines, lorsque les plants ont deux ou trois feuilles, éclaircissez-les (un tous les 20 cm). Puis quand les plantules atteignent cinq ou six feuilles, repiquez-les en pleine terre.

Repiquage

Éliminez les gros cailloux. Avant de repiquer, pralinez les racines afin d’éviter le manque d’humidité qui serait fatal à ce stade de culture. Repiquez uniquement les plants pourvus d’un bourgeon central irréprochable. Enfoncez assez profondément la tige, jusqu’aux premières feuilles, pour que, son volume augmentant, le chou ne la déséquilibre pas et reste bien droit. Laissez-lui suffisamment d’espace : 60 x 60 cm. Au démarrage, binez soigneusement ; ensuite, les larges feuilles empêcheront les adventices de s’installer.

Entretien

Assurez la croissance régulière des plantules en maintenant l’humidité. En cas de temps sec, n’hésitez pas à pailler, car si le chou apprécie le plein soleil, il craint la sécheresse. Le chou aime la compagnie de jolies fleurs (capucine, calendula, œillet d’Inde), de plantes aromatiques (menthe, hysope, absinthe, camomille, mélisse, thym, etc.) ou encore de plants de tomates, de laitues et de betteraves rouges.

Ces associations lui permettent de mieux résister aux ravageurs (chenille de la piéride, noctuelle, altise, mouches et pucerons) ainsi qu’à la hernie. Pour les mêmes...

raisons, pratiquez les rotations de culture. Pulvérisez (en dehors des périodes de sécheresse) des infusions d’absinthe ou de tanaisie. Enfin, en cas de ralentissement de croissance des plantes dû à des nuits trop fraîches, pulvérisez une infusion d’ortie.

Ce que dit la science

Sa richesse en vitamines et minéraux place le chou au rang d’aliment santé exemplaire. Quelque 100 g de ce légume cru apportent autant de vitamine C que deux verres de jus d’orange – et la cuisson préserve en partie la vitamine. Outre le potassium et le magnésium, le calcium qu’il contient est trois fois plus assimilable que celui du lait de vache.

Le Dr Jean Valnet a beaucoup contribué à la réhabilitation thérapeutique du chou. De nombreuses études ont confirmé la diminution du risque global de cancers par sa consommation régulière, en lien avec la présence de glucosinolates (composés soufrés). Par voie interne, le chou améliore également les ulcères gastro-intestinaux et freine l’activité de la thyroïde. Une action majeure qui doit inciter à se montrer prudent quand on le prend concentré, sous forme de complément alimentaire.

Le chou agit aussi en externe. Il nettoie les plaies en favorisant la régénération et la cicatrisation de la peau grâce à la stimulation du collagène. Par ailleurs, il apaise les inflammations : lorsque le chou cru est lésé (par exemple, lorsqu’il est utilisé en cataplasme), ses composés soufrés sont hydrolysés par une enzyme libérée lors de la destruction des cellules végétales. Ceci conduit à la transformation de principes actifs agissant sur la réponse inflammatoire présente dans les rhumatismes.

Régénérer la peau grâce au cataplasme de chou

Grâce à leurs propriétés détoxiquantes, les feuilles de chou vert utilisées en cataplasme nettoient tout type de plaies (abcès, ulcère, furoncle, etc.), décongestionnent les contusions et autres engorgements. Dans le même temps, la peau se régénère et cicatrise plus vite. Le cataplasme se révèle également efficace contre les douleurs de rhumatisme et de sciatique, contre le rhume, la sinusite, la bronchite et les hémorroïdes, à condition d’utiliser des feuilles bien fraîches et bio de préférence (pour limiter le risque d’intolérance cutanée).

  • 1. Lavez deux à trois feuilles de chou à l’eau tiède puis essuyez-les soigneusement.
  • 2. Enlevez la côte saillante centrale (au couteau ou aux ciseaux) et, si nécessaire, quelques nervures secondaires (en cas de très grosses feuilles ou si la zone de peau destinée au cataplasme est délicate). Si la peau ou la plaie est très sensible, ébouillantez les feuilles au préalable pendant deux secondes afin de les rendre plus souples à l’application.
  • 3. À l’aide d’un rouleau à pâtisserie ou d’un fer à repasser (lire ci-dessous), aplatissez fortement les feuilles de manière à voir perler, à leur surface, un suc translucide : les feuilles sont alors prêtes à l’emploi.
  • 4. Appliquez deux à quatre épaisseurs de feuilles sur la zone concernée.
  • 5. Recouvrez d’un tissu épais mais confortable et maintenez le cataplasme avec une bande souple, sans comprimer.

 

Le temps de pose varie de deux à quatre heures selon le type de lésion (inflammation simple, plaie…). Le renouvellement du cataplasme s’effectue après un intervalle de deux à quatre heures. Au cours de la pose du cataplasme, les feuilles de chou peuvent se charger des déchets de suppuration en dégageant une odeur désagréable : ceci atteste de leur action détoxiquante. En revanche, si une douleur apparaît, limitez le temps de pose (une à deux heures) et augmentez l’intervalle du cataplasme suivant (six à douze heures).

Modes opératoires spécifiques

  • Plaie suppurante ou suintante : dans ce cas, les feuilles de chou seront judicieusement découpées et appliquées en lanières entrecroisées de manière à faciliter l’écoulement des sérosités.
  • Douleurs rhumatismales : au lieu d’aplatir les feuilles de chou au rouleau à pâtisserie, repassez-les au fer (en protégeant celui-ci avec un tissu propre) avant de les appliquer directement sur la zone douloureuse.

Le saviez-vous ?

La première eau de cuisson du chou améliore la constipation. En revanche, si l’ébullition est poursuivie une heure, la décoction devient astringente et soulage les diarrhées.
Le chou est plus facile à digérer cru (râpé fin) qu’à moitié cuit. De plus, dans ces conditions, il est beaucoup plus nutritif.
Le jus de chou (à préparer au dernier moment) agit contre l’acidité gastrique (un à trois verres par jour, en dehors des repas) et contre l’infestation des vers (oxyures). Suivant l’âge, prendre un demi à un verre de jus frais le matin à jeun, trois jours de suite – commencer en lune descendante et renouveler trois mois de suite. Le chou rouge serait encore plus efficace.

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