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Hypertension, hyperglycémie, hyperthyroïdie… Quand le corps s'emballe (2/6)

Hypercholestérolémie et hyperglycémie : halte à la hausse !

Hypercholestérolémie et hyperglycémie : halte à la hausse !

Les excès de cholestérol et de sucre détectés lors d’une prise de sang font le lit des maladies cardiovasculaires (et de l’hypertension). Un premier contrôle du cholestérol avant l’âge de 30 ans permet de dépister une hypercholestérolémie familiale. Sinon, il est conseillé tous les cinq ans jusqu’à 50 ans et tous les trois ans au-delà. La mesure de la glycémie est assez souvent effectuée en association avec celle du cholestérol, et votre médecin vous prescrira un bilan si vous êtes en surpoids, hypertendu ou s’il y a des antécédents de diabète dans votre famille.

Le glucose est essentiel à l’organisme puisqu’il constitue sa principale source d’énergie, mais il devient problématique dès que la glycémie dépasse 1,10 g par litre de sang : on parle alors de prédiabète, et il faut tout mettre en œuvre pour la faire baisser ou la contenir, puisqu’à partir de 1,25 g par litre, on tombe dans la maladie, le diabète de type 2. Une réforme alimentaire vaut la peine d’être menée, en diminuant la charge glycémique des repas et en augmentant leur teneur en fibres. « Pour diminuer la glycémie, certaines plantes ont l’avantage d’être à la fois alimentaires et thérapeutiques », souligne le Dr phytothérapeute Jean-Michel Morel. Et de citer l’ail et l’oignon, hypoglycémiants, à ajouter régulièrement à son alimentation sous forme fraîche car leurs principes actifs sont très fragiles. Le médecin conseille aussi la consommation de 1 à 5 g de fenugrec par jour, à saupoudrer sur les plats.

Comme le glucose, le cholestérol est très utile, car il entre dans la synthèse de la vitamine D, des hormones, etc. Mais, sous la forme de LDL-cholestérol qui a pour rôle de véhiculer le cholestérol vers les organes, il est néfaste en excès car il participe au dépôt de graisses sur la paroi des artères. À l’inverse, le HDL-cholestérol, qui transporte la molécule des organes vers le foie où elle sera éliminée, est bénéfique car il prévient la formation des dépôts lipidiques.

Pas moins de 10 millions de Français souffrent d’hypercholestérolémie avec un taux de LDL-cholestérol supérieur à 1,6 g par litre de sang. « L’hygiène de vie au sens large (alimentation, contrôle du poids, arrêt de la tabagie, activité physique, disciplines comme la méditation ou la sophrologie) est systématiquement intégrée au parcours de soins », témoigne le Pr Jean Ferrières, chef de service de cardiologie préventive au CHU de Toulouse, qui déplore : « Malheureusement, environ deux tiers de nos patients ne suivent pas...

ces bonnes règles. » C’est d’autant plus regrettable que les médicaments indiqués, les fameuses statines qui bloquent une enzyme nécessaire à la synthèse du cholestérol par le foie, entraînent des effets secondaires importants, d’où un défaut d’observance conséquent de la part des patients. En effet, plus de la moitié d’entre eux abandonnent les traitements allopathiques, selon le Dr Ferrières, qui explique : « les principales plaintes des patients concernent les douleurs musculaires ou les tendinites ».

Heureusement, la phytothérapie offre des solutions efficaces, à commencer par la levure de riz rouge qui apporte de la monacoline K, une statine naturelle aux effets hypocholestérolémiants démontrés par de nombreuses études chez l’humain.

Levure de riz rouge, efficace en synergie

La levure de riz rouge est obtenue par fermentation naturelle d’un champignon microscopique cultivé sur le riz. Elle est particulièrement efficace pour diminuer le taux de cholestérol mais à haute dose, elle peut provoquer des effets indésirables proches de ceux causés par les statines, notamment des douleurs musculaires mais aussi des troubles hépatiques ou rénaux. Les autorités européennes interdisent désormais les compléments alimentaires dépassant la dose de 3 mg de monacoline K, présente dans la levure de riz rouge, par jour. De plus, pour profiter de son efficacité sans pâtir des effets secondaires, il faut l’associer à d’autres plantes comme l’ail ou l’artichaut.

L’ail est aussi un aliment remède contre l’excès de LDL-cholestérol : il peut être consommé comme pour l’hypertension. La baisse du cholestérol dépend avant tout du foie, car c’est lui qui le synthétise : le phytothérapeute Jean-Michel Morel conseille à ses patients des plantes qui agissent au niveau hépatique, comme l’artichaut. Faites infuser pendant 15 minutes 50 g de feuilles par litre d’eau et buvez cette infusion dans la journée, cinq jours par semaine, trois semaines par mois. Si vous ne supportez pas son amertume, prenez-la en poudre à raison d’environ 1 g par jour. « Je commence généralement par prescrire l’artichaut pour un bon nettoyage de la cellule hépatique, mais j’alterne avec le pissenlit ou l’aubier de tilleul, qui ont des propriétés dépuratives intéressantes, toujours en cure discontinue, indique le Dr Morel. « Ces plantes sont cholagogues et cholérétiques, c’est-à-dire qu’elles font produire et éliminer la bile par le foie, et elles sont intéressantes aussi pour activer le métabolisme rénal et ainsi faire diminuer l’urée et la créatinine, dont le taux est évalué lors d’un bilan rénal, ainsi que la gamma-glutamyl transférase (GGT), dosée lors d’un bilan hépatique, ou encore la ferritine ».

Surcharge en fer, des plantes inhibitrices

Le fer est principalement stocké dans le foie, où il est lié à une protéine appelée ferritine. L’hyperferritinémie (ferritine en excès) peut être le signe de certaines maladies, notamment des affections du foie. Les femmes ménopausées peuvent en souffrir car l’arrêt des menstruations augmente le risque d’excédent de fer. Or une étude a montré que le thé et certaines tisanes sont de puissants inhibiteurs de l’absorption du fer. La réduction est de plus de 50 % avec des infusions de menthe poivrée, verveine, tilleul ou camomille, et de 79 à 94 % avec le thé noir. Aussi, accompagnez vos repas avec ces boissons pour limiter l’accumulation de fer.

Une prise de sang, ça se prépare

Les bilans sanguins donnent de bonnes indications sur votre santé, à condition de bien se préparer. Si vous devez être à jeun, il faut éviter toute boisson sucrée dans les 12 heures précédant le prélèvement et éviter de fumer ou de pratiquer une activité physique intense juste avant le rendez-vous. De nombreux médicaments peuvent affecter certains dosages, alors mentionnez tous vos traitements au médecin prescripteur et au technicien ou à l’infirmier qui réalise la prise de sang. Sachez que vous pouvez demander un prélèvement à domicile si besoin. Enfin, pour un meilleur suivi de l’évolution de vos bilans, il est préférable de réaliser toutes vos prises de sang dans le même laboratoire car les résultats peuvent varier légèrement en fonction des techniques de dosage employées.

Il existe aussi des synergies végétales qui ciblent l’hypercholestérolémie. Le complément alimentaire Limicol du laboratoire Lescuyer permet, selon plusieurs études, de diminuer le LDL-cholestérol de 20 % dès le premier mois de prise et de le stabiliser les trois mois suivants. L’efficacité de la formule associant levure de riz rouge, ail et artichaut a été confirmée par une allégation de santé exclusive de l’Autorité européenne de sécurité des aliments : « Aide à diminuer naturellement le cholestérol ». Les amateurs de thé peuvent aussi se tourner vers le pu-erh, dont les feuilles sont fermentées : deux études cliniques ont montré que trois tasses par jour entraînaient une hausse de 3,9 % du HDL-cholestérol. Souvenons-nous que ce dernier est bénéfique : « c’est un transporteur qui capte le cholestérol présent en excès dans le sang, et le véhicule jusqu’au foie où il est éliminé avec la bile », rappelle le Pr Ferrières.

Et aussi

L’hyperhidrose

L’hyperhidrose correspond à une transpiration excessive. Les mains s’humidifient facilement et l’excès de sueur sur l’ensemble du corps est tel qu’il oblige à prendre une douche et à se changer plusieurs fois par jour. Boire une eau riche en minéraux (Hépar, Courmayeur, Contrex, Arvie…) permet d’éviter la déshydratation. Mais il est également conseillé d’éviter de consommer des plats pimentés et transformés, des excitants (thé, café) ou encore de l’alcool. Vaporiser régulièrement un hydrolat frais de sauge ou de menthe sur le visage permet de se rafraîchir, et porter des vêtements amples en fibres naturelles limite la transpiration. Lorsque celle-ci est liée au stress ou à l’anxiété, boire des tisanes de mélisse ou de marjolaine permet d’apaiser la transpiration nerveuse.

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