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Sauver sa peau(2/4)

Elle est le reflet de notre apparence, de nos émotions, de notre état de santé, et subit de multiples agressions au quotidien, à notre corps défendant. Comment prendre soin de son enveloppe charnelle, à plus forte raison quand elle est sujette à des pathologies de plus en plus fréquentes? Nos conseils pour ne plus être à fleur de peau.

Onagre

Psoriasis et eczéma

L’eczéma comme le psoriasis sont deux pathologies inflammatoires de la peau répandues et handicapantes au quotidien. La première concernerait trois millions de personnes en France. Quant à la seconde,la dermatose la plus fréquente en particulier chez les enfants, elle a vu son incidence tripler ces trente dernières années.Ces deux manifestations cutanées inflammatoires ont en commun de se développer sur un terrain prédisposé génétiquement, d’avoir des origines métaboliques, mais aussi d’être aggravées parles stress psychologiques. Concernant l’eczéma, inflammation de la peau accompagné de rougeurs et de démangeaisons, les personnes concernées ont un terrain dit atopique, c’est-à-dire hypersensibilisé et prédisposé aux allergies en tous genres (rhinites, conjonctivites, asthmes allergiques). C’est la raison pour laquelle les traitements allopathiques sont principalement constitués de crèmes émollientes (pour réduire les plaques), de crèmes à la cortisone au niveau local et d’antihistaminiques par voie orale.

Or, s'il ne fait pas de doutes que les crèmes à base de cortisone soulagent, elles provoquent à terme une atrophie cutanée, une destructuration du collagène et génère une sorte de dépendance, leur arrêt se traduisant parfois par un effet rebond sous forme de poussées fulgurantes. Autre signe distinctif de l’eczéma : un déséquilibre en certains acides gras (trop d’acide arachidonique, pas assez d’acide gammalinolénique) qui entretient l’inflammation. Concernant le psoriasis, on trouve également un problème dans la gestion et la transformation des acides gras, qui se traduit par une carence en phospholipides. C’est ce qui explique la régénération excessivement rapide des cellules de l’épiderme – trois fois plus vite en moyenne –, en cause dans le psoriasis et la formation consécutive de plaques et squames rouges et blancs (cuir chevelu, coudes, genoux). Dans les psoriasis comme dans l’eczéma, des stimuli psychologiques et émotionnels accentuent le déséquilibre métabolique, déclenchant des crises à des moments charnières de la vie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les nutriments ayant un effet sur le système nerveux (vitamines B, D, magnésium) ont également un effet bénéfique sur ces pathologies de peau. Pour les deux pathologies, le stress oxydatif (alcool, tabagisme) accentue aussi les symptômes.

Les réponses naturopathiques aux deux pathologies sont donc en partie communes. On limitera dans les deux cas les produits laitiers et le gluten (accentuant la porosité intestinale et les réponses de type allergique), le gras d’origine animale (augmentant le déséquilibre lipidique) et les sucreries (encourageant la dysbiose intestinale). Pour l’assainissement de l’intestin, on encouragera des cures de pré ou probiotiques régulières ou d’Aloe vera liquide. Rudolf Steiner (1861-1925), le fondateur de l’anthroposophie, conseille quant à lui de démarrer tout traitement de fond de ces pathologies par plusieurs jours de monodiète de pommes cuites (sans ajout, sucre ou beurre). La complémentation en curcumine ainsi qu’en bons acides gras a quant à elle également fait ses preuves dans l’atténuation des symptômes. En interne, on privilégiera une cure d’huile d’onagre et de bourrache dans le cas de l’eczéma, qui permet d’augmenter ses réserves en acide linolénique (un précurseur des phospholipides de la membrane cellulaire).

Pour le psoriasis, on se complémentera en oméga 3 : soit directement sous forme de DHA issu de phytoplancton (micro-algues), soit sous forme d’acide alpha-linolénique (huiles de lin, de perilla, de noix), le précurseur du DHA. Sachez toutefois que cette deuxième option pourra être moins efficace, du fait d’un déficit enzymatique spécifique chez les personnes atteintes de psoriasis. Le remède de terrain indiqué en gemmothérapie pour les pathologies de peau avec desquamation et inflammation est le bourgeon de platane (Platanus orientalis), à raison de 15 gouttes de macérat glycériné par jour (cure de 3 semaines). Au quotidien, on prendra soin de ne pas gratter les lésions et on tentera peu à peu de remplacer la crème à la cortisone par des remèdes maison naturels. Néanmoins, sachez que ces soins externes ne trouveront leur pleine efficacité qu’après un ou deux mois de complémentation en amont. Le rééquilibrage du terrain est en effet la condition à la fois de pleine efficacité et de leur durabilité dans le temps.

La propolis contre l’herpès

Si vous êtes sujet à l’herpès, ayez toujours sous la main une crème à la propolis, car celle-ci peut juguler une crise d’herpès si vous l’appliquez dès les premiers picotements. Même après la sortie du bouton, l’effet à la fois antiviral et émollient de la crème raccourcira la durée de la crise et facilitera de manière significative la cicatrisation. Certaines crèmes conjuguent propolis et huiles essentielles pour une efficacité renforcée.

La lithothérapie contre l’eczéma

Pour les problèmes de peau, certaines roches dont on fait une dilution homéopathique sont conseillées. Pour désencrasser le terrain, on ira vers Soufre natif et, pour une meilleure cicatrisation et limiter la chronicité des symptômes, vers Conglomérat. Pour les eczémas suintants, s’orienter vers Bornite et pour les atopies plus sèches, vers Orpiment. On choisira Mica pour les atopies plutôt urticariennes. Ampoules liquides (dilution D8) à garder sous la langue sans les mélanger entre elles, à raison d’1 à 3 fois par jour pendant 1 mois. Préférer les granules en 4 CH (sans alcool) pour les enfants ou lors de la grossesse.
« Régénérer nos tissus avec les roches », Dr Daniel Scimeca et Dr Max Tétau, Éd. Tredaniel, 2008.

Les causes cachées du psoriasis

La prise en charge efficace d’un psoriasis nécessite plusieurs mois de réforme alimentaire et de traitements naturels. Mais sachez que la résistance d’un psoriasis aux traitements peut s’expliquer par des causes parfois non identifiées. Elles peuvent être bactériennes, des foyers de streptocoques dans les amygdales (angines à répétition) ou de staphylocoques (sur les plaques elles-mêmes, dans les sinus ou à la racine des dents) entretenant la pathologie. Une approche par aromathérapie sera alors indispensable. Attention également à certains médicaments qui peuvent amplifier les symptômes (anti-inflammatoires non stéroïdiens, bêtabloquants, antipaludéens).

Le rituel des soins marins

Les personnes atteintes de psoriasis et d’eczéma font souvent état d’un soulagement lors des périodes de bains de mer et d’exposition au soleil. Des cures spécifiques pour le psoriasis existent d’ailleurs autour de la mer Morte. Des soins à base de boue et de sels particulièrement riches en minéraux y sont proposés. Puisqu’ils semblent apporter un soulagement réel aux curistes, pourquoi ne pas essayer à votre tour les sels de Massada dilués dans le bain, à raison d’une ou deux fois par semaine ? Plus généralement, l’utilisation de toute eau de mer est recommandée, qu’il s’agisse de sprays nasaux dont vous pouvez détourner l’usage ou bien de crèmes hydratantes utilisant l’eau de mer ou le plasma de Quinton.

Soulager démangeaisons et plaques

Pour limiter les démangeaisons ainsi que les plaques elles-mêmes, l’application 2 à 3 fois par jour de ces mélanges aromatiques s’avérera très utile. Dans les deux cas, pour un flacon de 50 ml, on utilisera les huiles essentielles ci-des- sous auxquelles on ajoutera de l’huile végétale de nigelle (15 ml), de calophylle inophyle (15 ml) et d’onagre (jusqu’à atteindre 50 ml).

Eczéma
• HECT de lavande aspic (Lavandula latifolia spica) 1 ml,
• HECT de géranium rosat d’Égypte (Pelargonium x asperum) 1 ml,
• HECT de myrrhe (Commiphora molmol) 0,5 ml,
• HECT de tanaisie annuelle (Tanacetum annuum) 0,5 ml.

Psoriasis
• HECT de cyprès bleu (Callitris intratropica) 1 ml,
• HECT de myrrhe (Commiphora molmol) 1 ml,
• HECT de nard (Nardostachys jatamansi) 0,5 ml
• HECT d’ylang-ylang (Cananga odorata) 0,5 ml

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