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Le syndrome de l’intestin irritable

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Le syndrome de l’intestin irritable, très proche de la maladie de Crohn, laisse la médecine occidentale dans l’impasse thérapeutique. Pour la personne concernée, cette maladie implique de revoir totalement son hygiène de vie. L’aromathérapie va l’aider dans ce chemin tout en la soulageant.

En position centrale dans le corps, sur une zone vulnérables car non protégée par une zone vulnérable car non protégée par une structure osseuse, les intestins sont un carrefour de santé. Ce sont les piliers du tonus général de l’organisme, acteur principal du tonus général de l’organisme, acteur principal du métabolisme, de l’immunité de l’équilibre psychique. Petit et gros intestins constitue une interface au contact direct du bol alimentaire pour en tirer l’essence assimilable directement par les cellules de l’organisme. «Digérer» vient du latin digerere, dont l’étymologie signifie « dissoudre » mais aussi « disséminer », « porter çà et là ». Les dernières avancées scientifiques soulignent le lien étroit, complexe et subtil qui existe entre les sphères digestive, immunitaire et psycho-émotionnelle. On parle d’un deuxième cerveau. L’immunité est active à tout instant du jour et de la nuit, permettant de reconnaître l’altérité et de s’harmoniser avec l’environnement. Les émotions, elles aussi, et les neurotransmetteurs qu’elles stimulent impactent instantanément le carrefour digestif et son rempart immunitaire. De la transformation des aliments et de ce qu’en font ensuite les intestins découle un précieux équilibre, au plus profond de chaque être humain, propre à chacun. Il est représentatif de ses empreintes les plus intimes, à savoir ses compétences immunitaires, mais aussi son aptitude à gérer ses émotions. Lorsque les intestins sont en déroute inflammatoire, c’est le sujet dans sa globalité qui perd pied, et il comprend que le chemin de guérison nécessite une remise en question complète. Tout cela s’apparente à une quasi-quête identitaire.

Ce tuyau ne se contente pas d’être long (plus de 7 mètres). Il est aussi largement déployé du fait des nombreuses villosités qui constituent sa paroi. Ainsi, sa surface étalée atteindrait 400 m2 ! Cette interface a un rôle crucial : faire barrage à l’ennemi et laisser passer les alliés vers la circulation sanguine, mais aussi stimuler en permanence l’immunité pour la maintenir en veille et réactive.

Une douane sensible et sensibilisée

Lorsqu’il arrive au niveau des intestins, le bol alimentaire est déjà transformé en matériaux reconnaissables et assimilables. Mais tous ces nutriments peuvent potentiellement constituer une menace et ne pas être reconnus. En effet, cette douane est constituée d’une troupe d’agents de combat: globules blancs, cellules dendritiques, plaques de Peyer, lymphocytes... Au cas où un antigène – autrement dit un ennemi – serait détecté, ces cellules sortent des munitions pour le neutraliser. C’est la réaction inflammatoire, avec tout ce qu’elle peut occasionner comme dégâts collatéraux.

Or l’alimentation moderne, pauvre en produits frais et crus venant de la terre, mais riche en produits laitiers, en gluten issu d’hybridation, en céréales raffinées, en molécules de synthèse comme les médicaments, les conservateurs et autres additifs alimentaires, draine bon nombre de molécules étrangères et non reconnues au niveau de la sphère digestive. Cet apport toxique excite l’immunité intestinale et crée de multiples micro-foyers inflammatoires au niveau de la paroi intestinale. On parle alors d’intolérances alimentaires, et cette altération fonctionnelle s’accompagne systématiquement d’un grand bouleversement: ballonnements, troubles du transit plus ou moins invalidants, douleurs intestinales soulagées par l’évacuation des selles, troubles psycho-neuro-émotionnels dans un quotidien perturbé. Car le système digestif est...

directement relié au cerveau via le nerf vagal; il impacte donc l’humeur et le comportement. Le premier réflexe en cas d’intolérances alimentaires est le retour aux sources et à la nature.

Des huiles essentielles bien adaptées

Apparues sur la planète il y a 300 millions d’années, les molécules aromatiques, issues pour la plupart de plantes alimentaires aux qualités gustatives évidentes, sont destinées à être ingérées par l’homme et les animaux. La flore aromatique et la flore bactérienne intestinale ont donc co-évolué depuis des millénaires, gage d’une reconnaissance et d’une bonne assimilation au niveau intestinal. Si le microbiote s’ensemence grâce aux bactéries ingérées présentes sur les végétaux crus, les plantes aromatiques alimentaires apportent un soutien physiologique aux fonctions digestives. L’homme a donc un intérêt évident à consommer ces molécules aromatiques (plantes ou huiles essentielles) et à les amener au niveau de son interface digestive immunitaire. Toutefois, les huiles essentielles (HE) offrent des actifs plus concentrés que les plantes dont elles sont issues, pour un effet non plus physiologique mais thérapeutique. Pour relaxer les muscles lisses et rafraîchir les intestins trop chauds, certaines HE aux propriétés anti- inflammatoires et régulatrices neurovégétatives sont particulièrement adaptées.

Celle de menthe poivrée est sûrement l’une des plus puissantes sur ce sujet, ce qui pousse toujours à la mettre en petite quantité dans les synergies (bien respecter les recommandations dans la formule). L’angélique racine est aussi très intéressante dans toutes les pathologies digestives en rapport avec le stress, puisqu’elle allie de puissantes propriétés sédatives à de belles intentions digestives mises à profit en cas de ballonnements, d’irritations ou de spasmes des intestins. Par ailleurs, elle offre une facette à souligner dans ce contexte de perte de repère : elle est en effet une HE de racine, et contribue donc, dans son registre subtil, à retrouver solidité et ancrage digestif.

L’immunité revigorée par deux HE

Au-delà de cette approche plutôt symptomatique, d’autres huiles essentielles ont des propriétés immunitaires très prometteuses, notamment dans le domaine des pathologies auto-immunes, dégénératives, allergiques ou même cancéreuses. Tout en restant humble et modeste, là où l’allopathie est dans l’impasse et semble même plutôt vectrice de pathologies, on peut avancer que les HE, notamment les oléorésines, offrent des propriétés très pointues sur les cellules de l’immunité. Dans ces contextes de déroute des processus physiologiques et d’emballement inflammatoire totalement involutif, l’HE d’encens et celle de ciste ladanifère apportent l’espoir d’un réordonnancement des cellules excitées. Elles ont une portée régulatrice immunitaire lorsque les acteurs lymphocytaires sont surstimulés ou bien désorientés. Elles vont servir à cadrer la lutte et, en cas de déroute, elles aident les troupes de combattants à se remettre dans les rangs, à la juste place.

Stimuler les bonnes bactéries

Lorsque le ventre gonfle,  que le transit ralentit ou  s’accélère, des mesures  alimentaires s’imposent :  éviction du gluten,  des céréales raffinées,  des produits laitiers  et éviter les desserts. Privilégier à chaque  repas des crudités de  saisons et varier les  légumes racines, tiges et  feuilles chaque jour. Les  épices (cumin, curcuma  et gingembre) sont tout indiquées pour que  l’arbre digestif retrouve  son intégrité. Basilic et  estragon diminuent les  spasmes, tandis qu’une  tisane de verveine  à la menthe fraîche  clôturera le repas.

Ma formule
Apaiser les intestins irritables

Propriétés  Anti-inflammatoire digestif, régénératrice du  microbiote, régulatrice immunitaire et neurovégétative.
Indications  Irritations intestinales, troubles du transit et  alternance de diarrhée et de constipation, intolérances alimentaires, ballonnements et douleurs intestinales, tous ces  troubles digestifs pouvant être associés à une fatigue physique,  psychique et sexuelle, à un état de déprime.

HE d’angélique racine (10 ml) 
Angelica archangelica

HE d’encens (5 ml) 
Boswellia carterii

HE de ciste ladanifère (5 ml) 
Cistus ladaniferus

HE de cumin (5 ml) 
Cuminum cyminum

HE de menthe poivrée (1 ml) 
Mentha x piperita

Huile végétale de nigelle (QSP 100 ml)

1 ml = 25 gouttes. QSP = Quantité suffisante pour. 

Préparation Prendre un flacon en verre teinté de 100 ml muni d’un compte-gouttes capillaire, y verser les huiles essentielles, compléter avec l’huile végétale, refermer et agiter.

Voie orale
Remplir une gélule vide taille 0 (en pharmacie) à l’aide de la pipette du compte-gouttes capillaire, avaler avec de l’eau fraîche en  fin de repas deux à trois fois par jour, cinq jours sur sept, pendant deux à trois mois.

Précautions d’emploi
Pour éviter toute intolérance, on prendra soin de commencer le protocole à petite dose en ne remplissant pas la gélule entièrement et en en prenant qu’une seule par jour. Puis, progressivement, on pourra augmenter les doses jusqu’à atteindre la posologie conseillée.

Contre-indications Enfant de moins de 7 ans, femmes enceintes et allaitantes.

L’HE de cumin, chaude et tonifiante

Dans ce contexte d’épuisement général, les huiles essentielles (HE) prises par voie interne participent, jour après jour, à la réénergétisation de l’organisme  de par leur nature solaire. C’est l’observance du protocole et la persévérance  dans le temps qui auront gain de cause sur le désordre digestif. Aussi  paradoxal que cela puisse paraître, certaines de ces HE, riches en molécules  particulièrement chaudes, sont très dynamisantes tout en restant efficaces  sur le souci majeur, celui de l’inflammation intestinale. Ainsi, l’HE de cumin  est parmi les plus chaudes et tonifiantes, tout en étant une excellente anti-inflammatoire. Sans être hépatotoxique, bien au contraire puisqu’elle  décongestionne le foie, elle diminue les stases digestives, purifie efficacement  le microbiote et participe indirectement à un meilleur moral, un meilleur  tonus physique et sexuel. Voilà pourquoi elle a toute sa place dans la formule  pour retrouver son énergie par ses entrailles.  

La nigelle, un trésor oriental

Nigella sativa, originaire des pays orientaux, Maghreb, Moyen et Extrême- Orient, est un trésor médicinal. C’est une des rares plantes à fournir à la fois  des actifs aromatiques et des acides gras essentiels. Par expression à froid de  ses graines noires (à vérifier sur l’étiquette si c’est pour un usage interne), on  tire une huile végétale, et, par hydrodistillation, une huile essentielle. Il s’avère  que certaines molécules aromatiques restent également dans l’huile végétale, ce qui octroie à cet actif naturel des propriétés pharmacologiques hors du  commun. Comme toute huile végétale, elle apporte les briques de construction, essentielles aux cellules pour communiquer et se régénérer. Le thymoquinone et le thymol lui donnent un goût chaud et  aromatique, et surtout un versant immunitaire et anti-infectieux très complémentaire, en particulier sur l’interface digestive. Utilisée au Maghreb dans la cuisine, cette huile végétale constitue un  diluant actif des HE de premier choix pour la confection des gélules. Attention, elle ne convient pas à l’application sur les muqueuses. 

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