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Cultiver sa fertilité(1/4)

Bien que les raisons de l’infertilité soient nombreuses et différentes selon les couples, elles sont souvent dues, hors problèmes biologiques reconnus, à des déséquilibres énergétiques, hormonaux ou psychologiques. La phytothérapie, la naturopathie, mais aussi les médecines traditionnelles comme la médecine traditionnelle chinoise ou l’ayurvéda proposent des solutions naturelles pour prendre soin de sa fertilité et de sa sexualité.

Fertilité

Cultiver sa fertilité

En 2007-2008, une étude de l’Observatoire épidémiologique de la fertilité en France mettait déjà en avant le fait que 18 à 24 % des couples français ne parviennent pas à avoir d’enfant après un an de rapports sexuels non protégés. Bien que les causes sociales et environnementales de la baisse de fertilité des Français soient multiples (perturbateurs endocriniens, âge de la première grossesse plus tardif – 24 ans en 1960 contre 28,5 ans en 2017 –, tabagisme, surpoids, maladies sexuellement transmissibles, état de stress chronique…), pour près de 10 % des couples dits « infertiles », un bilan médical ne trouve pas d’explication biologique au problème.

Dans notre société, les difficultés de conception sont souvent vécues comme un échec, créant un climat de stress et un cercle vicieux source d’insuccès. Or, pour concevoir un enfant en bonne santé, il est nécessaire de se reconnecter à son corps et son esprit. Accepter de prendre son temps, de ne pas « maîtriser » sa fertilité comme on maîtrise sa contraception n’est pas simple car dans notre société du « tout tout de suite », lorsque l’envie d’enfant apparaît, il faut qu’il arrive vite ! Pourtant, les « potions magiques » de grands-mères, l’utilisation des plantes et des soins corporels dans les médecines traditionnelles comme l’ayurvéda ou la médecine traditionnelle chinoise (MTC) montrent que la question n’est pas nouvelle. Selon Aurélie Cros Wickrama, praticienne en ayurvéda et spécialiste de l’accompagnement de la femme à travers ses cycles de vie, « le travail en pré-conception repose sur une meilleure compréhension de soi-même ». Dans la vision ayurvédique, la maternité fait partie des quatre phases de la vie d’une femme. Après les premières menstruations, le mariage ou le début de la vie sexuelle, vient celle de la grossesse, considérée comme une étape de « création ». C’est donc le moment de laisser libre-court à sa créativité : peindre, dessiner, danser. Comprendre la complexité de son corps, de la sphère gynécologique à la sphère urologique, mais aussi l’origine de ses angoisses et peurs, prendre soin de soi et de son alimentation, favoriser la communication dans le couple et s’épanouir dans sa sexualité sont les clés pour mettre au monde un beau bébé.

Perturbateurs endocriniens et infertilité

Fin 2016, le gynécologue et spécialiste de l’infertilité François Olivennes publiait dans Le Monde une tribune mettant en avant le danger potentiel des perturbateurs endocriniens sur les systèmes reproductifs masculins, mais aussi et surtout féminins. Car les femmes naissent avec un stock d’ovules défini et, explique-t-il, « la majorité des médecins impliqués dans le traitement de l’infertilité ont le sentiment de voir de plus en plus de femmes jeunes ayant une fonction ovarienne altérée ». Les nouvelles sont meilleures pour les hommes : « On peut surveiller l’évolution de la fertilité devant la suppression de l’exposition au produit chimique, comme on a pu le voir avec certains ouvriers agricoles ayant des pathologies spermatiques reliées à des pesticides, qui ont vu les valeurs de leur spermogramme s’améliorer après l’arrêt de l’exposition aux molécules incriminées. » Déjà, en 2012, dans un numéro spécial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire consacré à la fertilité, les chercheurs estimaient que l’analyse de l’évolution de la fertilité des couples français constitue « un témoin pertinent de l’impact sanitaire des modifications de notre environnement ou des comportements ». Autant de raisons supplémentaires pour prêter davantage attention à son alimentation et à son environnement : manger bio, éviter les bouteilles en plastique (depuis le 1er janvier 2017, le réseau Biocoop s’est d’ailleurs engagé à ne plus vendre d’eau en bouteille plastique) et l’utilisation de pesticides, vérifier la composition de ses produits ménagers et des peintures de son appartement.

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