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Plantes et Santé Plantes & santé : le site de la phytothérapie

Ne pas se planter sur les toxiques (5/5)

Cueillir des plantes sauvages, avoir recours aux huiles essentielles pour se soigner, ajouter un complément végétal à son traitement allopathique… Ces pratiques nécessitent de la vigilance et impliquent de respecter certaines règles si l'on ne veut pas risquer de s'intoxiquer. Le point sur ces principes de précaution pour un usage en toute sécurité.

Bien se soigner en autonomie

Bien se soigner en autonomie

Infusions, extraits fluides, hydrolats, huiles essentielles, macérats de bourgeons… Les différentes formes galéniques de la phyto impliquent le respect de règles d’or pour profiter de manière autonome de ses vertus. Le b.a.-ba consiste à bien choisir vos produits dans une herboristerie ou dans une boutique spécialisée. Renseignez-vous auprès de naturopathes, de phytothérapeutes et de pharmaciens. Privilégiez les plantes bio garanties par les labels AB, Nature et Progrès, Ecocert, Demeter, bio européen et Simples. « Soyez rigoureux sur le choix des plantes asiatiques, car les noms des plantes inscrits ne sont pas précis. Une confusion peut entraîner un mésusage », explique Alina Moyon, pharmacienne et phytothérapeute.

De même, méfiez-vous des formules amincissantes. Les allégations santé et les effets secondaires ne sont pas toujours mentionnés. Pour vous aider, une liste de fabricants français de compléments alimentaires en phase avec les exigences réglementaires et sanitaires est accessible sur le site du Syndicat national des compléments...

alimentaires (Synadiet). Dans tous les cas, restez attentif aux réactions de votre corps et n’hésitez pas à demander un avis médical. Il est aussi indispensable de prendre en compte les contre-indications dès lors que l’on s’adresse aux enfants (avant 3 à 5 ans, les organes en effet sont encore immatures), aux femmes enceintes ou allaitantes. Prudence notamment durant les trois premiers mois de la grossesse. On évitera les huiles essentielles, les plantes laxatives, amères et l’on privilégiera les tisanes, plus douces et moins concentrées. Pensez aux gammes spécialisées pour ces publics sensibles. Autre règle importante : on ne s’éternise jamais sur un traitement sans avis médical. Par ailleurs, selon Alina Moyon : « Les mêmes plantes ne doivent pas être consommées en continu, car le corps s’habitue ». Et de préconiser « des cures de vingt-et-un à ­quarante jours maximum d’une même plante ». Dès lors que vous prenez un traitement en continu, il faut donc se montrer précautionneux avec les formes les plus concentrées (huiles essentielles, gélules titrées en principes actifs, teintures mères) pour éviter tout risque de toxicité. Mais vous ne risquez rien en buvant chaque soir une ­infusion au tilleul !

 

EPS et teinture mère, quelle différence ?

La phyto se décline à gogo et l’on peut vite se sentir perdu dans ces différentes et subtiles galéniques. Pour s’y retrouver, sachez que la teinture mère est issue d’un mélange de plantes fraîches, d’eau et d’alcool. C’est un extrait ­hydroalcoolique. Les EPS ­ (suspensions intégrales de plantes fraîches) ont recours à la macération de plantes fraîches dans de la glycérine alcoolisée.

Ménagez votre foie

Médicaments à outrance, surdosage d’huiles essentielles, traitements phyto à rallonge… En apportant quotidiennement des substances actives puissantes à notre organisme, on finit par fatiguer et fragiliser notre foie. « Veillez à réguler votre consommation de plantes riches en alcaloïdes, telles que la consoude et ne pas abuser des huiles essentielles riches en phénols », conseille Alina Moyon. L’origan, la sarriette, le giroflier ou le thym à thymol peuvent à la longue devenir hépatotoxiques. N’oublions pas tout de même que certaines plantes peuvent au contraire soulager un foie mis à rude épreuve. « La prise d’huiles essentielles de citron, de céleri, de carotte, de romarin à verbénone ou de plantes comme l’artichaut, le chardon-Marie » peuvent « limiter les dégâts », explique la ­phytothérapeute et ­pharmacienne et seront appréciées notamment en parallèle d’un ­traitement allopathique comme les statines.

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