Plantes et Santé Le magazine de la santé par les plantes

Les plantes qui améliorent vos défenses immunitaires

Tisane d'échinacée
Tisane d'échinacée

Le thermomètre rechute et l’humidité s’installe un peu partout en France. C’est la saison des petits rhumes et autres affections hivernales classiques qui circulent en plus du virus Covid-19. Pour soutenir notre terrain immunitaire, quelles sont les plantes que l’on peut prendre au long cours sans risque ? Le médecin phytothérapeute Éric Lorrain et la pharmacienne herboriste Amandine Guyot nous confient leurs formules « défenses immunitaires » favorites.

Dès le début de l’automne, Éric Lorrain recommande à ses patients de commencer un traitement de fond pour aider le corps à passer la saison hivernale : « C’est à ce moment-là qu’il faut renforcer les défenses immunitaires pour les préparer à rencontrer tous les petits maux de l’hiver : bronchites, rhumes, sinusites, gastroentérites etc. Ces pathologies sans gravité vont stimuler le système immunitaire et le rendre plus efficace. Si ces infections se produisent à répétition, c’est peut-être le signe d’une fragilité de l’immunité ». Pour consolider les barrières de notre organisme, le phytothérapeute conseille de miser sur la prévention en prenant, par exemple, des plantes immunostimulantes sur plusieurs semaines. Le docteur Éric Lorrain met en avant, entre autres, les vertus de la noix de cyprès : « Ses tanins ont des propriétés antivirales reconnues sur la grippe, et son action s’étend sur un éventail assez large de virus ce qui le rend très intéressant en traitement préventif, et plus encore en curatif. Le cyprès possède également un tropisme pulmonaire important puisqu’il renforce le tissu conjonctif des poumons, à ne pas négliger car le Covid-19 peut affecter en particulier cet organe. De plus, il est très bien toléré et on peut le donner sans risque à tout le monde, y compris aux enfants et aux femmes enceintes ». On l’associe généralement à l’échinacée pourpre, aux vertus immunomodulantes reconnues : elle a la capacité de renforcer l’immunité locale. Attention toutefois aux contre-indications : évitez l’échinacée en cas de maladie auto-immune. Éric Lorrain conseille de prendre deux comprimés de cyprès dosé à 248 mg par comprimé, associé à l’échinacée (64 mg par cp), cinq jours sur sept pendant deux à trois mois : « En général, on ne fait pas de relance immunitaire en continu, sauf si l’immunité est très basse. Dans ces cas-là, je préconise à mes patients de le prendre en continu au maximum deux mois ».  Le cyprès peut aussi se prendre sous forme d’EPS (extraits de plantes fraîches standardisés). L’avantage c’est qu’on peut alors l’associer à d’autres plantes aux propriétés complémentaires. La formule favorite du Dr Lorrain mélange les EPS de cyprès, échinacée et le sureau. Les baies de sureau sont particulièrement antioxydantes et antivirales avec des effets anti-inflammatoires sur les muqueuses. Elles sont à éviter (sauf avis médical) chez les femmes enceintes et allaitantes, chez les enfants et en cas de diabète insulino-dépendant.

L'échinacée sous toutes ses formes 

À « L’herboristerie du Palais royal », la pharmacienne Amandine Guyot conseille également volontiers l’échinacée à ses clients qui se pressent à son comptoir en ce début d’automne. Ils trouvent ici Echinacea, cette astéracée originaire d’Amérique du Nord, sous toutes ses formes, en vrac pour les racines, en gélules, en extrait hydro-alcoolique et même en pastilles : « Elle est très bien tolérée même chez les enfants qui peuvent en sucer dès trois ans. Il faut savoir que cette plante est très efficace les deux premiers mois avec une augmentation importante des globules blancs. Ensuite, elle arrive à une phase plateau ». Mieux vaut donc arrêter ou faire une pause après deux mois et alterner avec une autre plante. Amandine Guyot rappelle aussi qu’il est préférable de prendre les plantes immunostimulantes le soir car « nos cellules se multiplient pendant la nuit et nous pouvons ainsi aider leur action ». Elle recommande de prendre l’échinacée en tisane à raison de 2 à 3 tasses par jour dont une le soir. Comme on utilise les racines, il faut les préparer en décoction. Prévoyez une cuillère à café de racines par tasse de 25 cl, faites bouillir les racines à petits bouillons pendant deux minutes maximum (pour ne pas détruire les principes actifs) puis éteignez le feu et laissez infuser environ dix minutes. On retrouve d’ailleurs l’échinacée dans le mélange spécial « Défenses immunitaires » concocté par l’Herboristerie du Palais royal, particulièrement recommandé au moment de l’automne. Outre l’échinacée, il se compose de plantes détoxifiantes comme le lapachau, le desmodium et le chardon marie : « Le chardon marie et la desmodium vont nettoyer le foie et aider tout l’organisme à éliminer, quant au lapachau c’est une plante avec une action anti-infectieuse », explique Amandine Guyot. Cette synergie de plantes se prend en tisane sous forme de décoction à raison de deux cuillères à soupe de plantes pour un demi-litre d’eau à préparer pour la journée. On peut la boire froide ou chaude. 

Toutes ces plantes, bien tolérées si on veille aux contre-indications, peuvent jouer un rôle très bénéfique de prévention et aider nos gardiens immunitaires à mieux nous protéger. 

  • "Grand Manuel de phytothérapie", Dr Éric Lorrain, 2019, Dunod 
  • Herboristerie du Palais Royal , 11 Rue des Petits-Champs, 75 001 Paris
En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Plantes & Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé.
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