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Les vraies causes de la prise de poids (2/4)

À l’approche de l’été, les incitations à perdre du poids se multiplient, avec leur cortège de régimes aussi pénibles qu’inefficaces. Leur tort : réduire le surpoids à une histoire de calories, alors qu’il résulte souvent de déséquilibres hormonaux, de changements métaboliques ou d’une hygiène de vie défectueuse. Ce dossier vous propose donc tout un éventail de solutions naturelles différenciées.

Grémil officinal, Lithospermum officinale

Obésité : et si c’étaient les hormones ?

Les variations hormonales qui opèrent dans l’organisme influencent le poids. Les statistiques montrent par exemple que les femmes grossissent au cours de la ménopause, notamment à cause de la carence en oestrogènes. La prise d’une pilule contraceptive ou encore la période qui précède les règles peuvent également s’accompagner d’une prise de poids. Les hommes ne sont pas épargnés ! L’andropause peut enflammer la balance à cause de la baisse des hormones masculines.
Outre ces variations physiologiques naturelles, il existe des maladies liées aux hormones qui influent sur le poids. La plus courante est l’hypothyroïdie : les personnes qui en souffrent voient la balance afficher 4 à 5 kilos en plus alors qu’elles ne mangent pas davantage. Des dérèglements des surrénales peuvent aussi être en cause : évident, quand on considère que l’une des hormones sécrétées par ces glandes, le cortisol, a une action sur le métabolisme des glucides, des protéines et des lipides. En particulier, il agit sur la redistribution des graisses.
Dans ces situations bien définies, il apparaît particulièrement judicieux d’accompagner le système hormonal. « Les plantes peuvent être d’une grande efficacité en complément des mesures diététiques et de l’activité physique », selon Maryline Le Roulier, médecin généraliste spécialisée en phyto-aromathérapie. « Pendant la pré-ménopause et la ménopause, je recommande selon le terrain le grémil (sous forme de teinture-mère, d’extrait fluide ou de microsphère) ou le gattilier (sous forme de gélules d’extrait fluide ou de teinture-mère). » Pour stimuler la production d’hormones en cas d’hypothyroïdie, la médecin recommande le bourgeon d’amandier à prendre en cure de trois mois.

Mais au-delà de ces situations bien nettes, Dr Le Roulier souligne que le système hormonal est toujours impliqué dans une prise de poids : « Il est complice de nos excès ou de nos déséquilibres alimentaires. » Hormone de croissance, insuline, prolactine… elles sont en effet impliquées dans l’absorption et le stockage des nutriments ! En outre, le système endocrinien se caractérise par des mécanismes de stimulation des hormones les unes à l’égard des autres : le cortisol agit indirectement sur la sécrétion d’insuline, les hormones thyroïdiennes sur l’activité endocrine et exocrine du pancréas, etc.
Selon la localisation des kilos en trop, le thérapeute peut avoir des indices sur le système endocrinien concerné. Si la graisse se concentre au niveau...

thoraco-abdominal, on peut suspecter un dérèglement de l’axe corticotrope qui est au coeur des réponses biologiques de stress et d’adaptation de l’organisme. Répartie autour du bassin (fesses et hanches), elle témoigne d’une participation des oestrogènes. L’âge de la personne est également à prendre en compte : à l’enfance par exemple, on distingue une « période thyroïdienne » (avant 8 ans environ) et une autre qui met en jeu les surrénales (de 8 à 13 ans environ). « Dans un premier temps, il est nécessaire d’agir au niveau global, et cela passe par la protection du pancréas en évitant les aliments raffinés qui demandent trop de travail à cet organe endocrine », explique Maryline Le Roulier. Le médecin insiste en outre sur l’importance d’aider le système vasculaire. Ce dernier, s’il est affaibli, n’est en effet plus capable d’assurer la bonne circulation des hormones jusqu’aux organes cibles : pour cela, la vigne rouge et la feuille d’olivier (sous forme de tisane), mais aussi la lavande et la camomille (huiles essentielles) peuvent être des pistes thérapeutiques.

Passer le cap de l’andropause

En cas d’excès pondéral à l’andropause, deux plantes permettent de stimuler l’activité des hormones androgènes, thyroïdiennes et surrénales : l’éleuthérocoque, une adaptogène anti-stress et anti-fatigue, et le gingembre, plante tonique et régulatrice métabolique. Posologie : éleuthérocoque en teinture-mère (50 gouttes par jour en cure) et gingembre sous la forme d’un complément alimentaire où on le trouve associé à la pensée sauvage (drainante) et à l’acérola (stimule le métabolisme).

Corticothérapie : limiter la prise de poids avec un bourgeon

La prise de médicaments corticoïdes peut induire un gain de poids, certes modéré, mais qui se caractérise par une modification de l’aspect physique : le visage s’arrondit (on parle de forme « lunaire »), le tour de taille augmente et la nuque se couvre d’une « bosse de bison ». Ces changements, qui apparaissent après deux à trois mois de traitement, sont dus à une redistribution des cellules graisseuses dans le corps, d’origine hormonale.
En prévention, on recommande de contrôler ses apports caloriques en limitant notamment les glucides (sucres rapides et pain blanc) et de pratiquer de l’exercice physique régulièrement.
En phytothérapie, on peut réaliser des cures de bourgeon de cassis pour aider les glandes surrénales qui se trouvent inhibées par la corticothérapie. Il exerce en effet une action endocrinienne en plus de son action adaptogène.
Posologie Prendre 15 gouttes de macérat glycériné de bourgeon de cassis le matin dans un verre d’eau, en cure de trois semaines.

Chronobiologie : à quelle heure je maigris ?

Le moment de la journée que l’on choisit pour manger un aliment n’est pas sans conséquence pour ce qui concerne son éventuel stockage dans notre organisme. « On accentue certains défauts des aliments en les mangeant au mauvais moment », résume Jean-René Mestre, docteur en pharmacie spécialisé en nutrition. Repas par repas, cet expert dévoile ci-dessous les erreurs à ne pas commettre et les aliments adéquats.

Petit-déjeuner

L’erreur est de ne pas en prendre ! Mais aussi de ne manger que des sucres (par exemple des viennoiseries, des céréales) car ils entraînent une sécrétion d’insuline et donc une mise en réserve. L’autre conséquence est l’effet rebond, c’est-à-dire qu’on a de nouveau faim quelques heures après. Il faut en fait augmenter la part de gras et de protéines, car ces nutriments ralentissent l’absorption des sucres, ce qui a pour effet de « lisser » la sécrétion d’insuline. Privilégiez par conséquent le fromage, les oeufs, le tofu, les graines, les légumineuses et l’huile végétale.

Déjeuner

C’est le meilleur moment pour manger des protéines, car à ce moment l’organisme a un rendement optimal de digestion de ces nutriments. Or, elles libèrent des acides aminés dont certains permettent de moins ressentir la faim durant l’aprèsmidi. Dans l’assiette, vous pouvez associer viande et féculents, légumes secs ou légumes verts ou plus simplement légumineuses et céréales.

Goûter

Il faut le considérer comme un coupe-faim qui évite d’arriver au dîner en ayant les crocs ! Quelques graines (amandes, noix), du chocolat noir : le goûter a aussi un effet stimulant en fin de journée. On peut prendre un peu de sucre, mais il ne faut pas qu’il soit seul. Un fruit entier ou sous la forme de jus, pourquoi pas, mais il ne faut pas en manger plus de 3 par jour, car c’est une source importante de fructose.

Dîner

Les mangeurs tardifs ont plus de problèmes de poids… Plus on mange le soir, plus on prend de poids, en particulier les aliments tels que pizzas, pâtes et féculents, qui renforcent la sécrétion d’insuline. Pire, on va bloquer la sécrétion des hormones de la nuit (hormone de croissance, mélatonine) qui aident à la réparation cellulaire. Poisson ou viande (poulet, agneau, lapin, dinde), tofu, légumes de saison colorés. Dans le cadre d’une diète, c’est un repas que l’on peut sauter si l’on a fait un bon petit-déjeuner. 

N’oubliez pas le sport !

L’exercice physique est un excellent moyen d’éviter la résistance à l’insuline en augmentant la consommation de glucose par le travail musculaire. Il a aussi un impact positif sur le rendement cardiaque et le cholestérol HDL. Marche nordique, natation ou tout autre sport d’endurance… Attention à partir de 50 ans : il ne faut pas dépasser 80 % de sa fréquence cardiaque maximale. On peut s’équiper pour cela d’un cardiofréquencemètre. 

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