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Les vraies causes de la prise de poids (3/4)

À l’approche de l’été, les incitations à perdre du poids se multiplient, avec leur cortège de régimes aussi pénibles qu’inefficaces. Leur tort : réduire le surpoids à une histoire de calories, alors qu’il résulte souvent de déséquilibres hormonaux, de changements métaboliques ou d’une hygiène de vie défectueuse. Ce dossier vous propose donc tout un éventail de solutions naturelles différenciées.

bedaine-syndrome métabolique

Obésité : et si c’était le syndrome métabolique ?

Difficile de perdre la fameuse « bedaine » ! Fréquente chez les bons vivants, elle ne relève pas seulement du poids, mais peut cacher un problème de santé qui ne doit pas être pris à la légère ! Il peut en effet s’agir du « syndrome métabolique », diagnostiqué chez les personnes qui présentent non seulement une obésité abdominale (plus précisément un tour de taille supérieur à 94 cm chez les hommes et 80 chez les femmes) et au moins deux des facteurs suivants : un taux élevé de triglycérides, un faible taux de cholestérol HDL (le « bon » cholestérol), une hypertension artérielle et une glycémie élevée. Ce tableau clinique, qui touche plus particulièrement les hommes à la cinquantaine, augmente considérablement le risque de diabète de type 2, de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral (AVC).

En premier lieu, des mesures nutritionnelles doivent être prises afin de faire diminuer le tour de taille. Au-delà des considérations esthétiques, cette graisse dite « viscérale » doit être combattue, car elle se comporte comme un tissu vivant qui libère de façon excessive des acides gras libres et des substances proinflammatoires, les cytokines, particulièrement toxiques. Il faut bien sûr diminuer la ration calorique et limiter les sucres rapides et les graisses animales (fromages, viandes grasses…). Le syndrome métabolique est souvent considéré comme une « maladie de civilisation » due à la...

malbouffe et à la sédentarité en plus de facteurs génétiques : l’une des meilleures parades serait le régime méditerranéen, si l’on en croit de nombreuses études épidémiologiques menées depuis plusieurs décennies. Le médecin phytothérapeute Jean-Michel Morel met l’accent sur plusieurs aliments : les aromates (sauge, romarin…) et les épices (curcuma, gingembre…), car « ils agissent au niveau du tube digestif en activant le métabolisme qui est justement au ralenti dans ce syndrome ». Sur le plan médicinal, le Dr Morel recommande l’aubier de tilleul : « C’est un puissant draineur, fréquemment employé dans les surcharges métaboliques diverses. »

Enfin, pour agir simplement, mais efficacement sur le tableau clinique (hypertension, glycémie, etc.), le médecin recommande de consommer quotidiennement de l’ail et de l’oignon, « des champions de la prise en charge du syndrome métabolique ». Ces végétaux sont en effet antihypertenseurs, hypocholestérolémiants, inhibiteurs de l’agrégation plaquettaire et fibrinolytiques (prévention des caillots sanguins). On peut les prendre en extraits secs ou en teinture-mère, ou bien les intégrer dans son alimentation : coupez l’ail ou l’oignon en petits morceaux et laissez-les à l’air libre quelques minutes pour que le travail enzymatique en atténue le goût. Mangez-les ensuite en salade avec de l’huile d’olive ?

Cure « anti-pneu abdominal »

L’aubier de tilleul, en cure de printemps ou d’automne, est un puissant draineur qui débarrasse l’organisme de ses déchets. En cas de syndrome métabolique, Jean-Michel Morel propose d’y recourir en synergie avec d’autres plantes drainantes, qui inhibent aussi l’absorption de graisses.

Ingrédients
• Aubier de tilleul Roussillon : 200 g
• Racines de pissenlit : 30 g
• Racines de fenouil : 30 g
• Feuilles d’artichaut : 50 g
• Feuilles d’olivier : 50 g
• Feuilles d’oranger : 50 g
• Feuilles de frêne : 50 g

Mode d’emploi
Utilisez 3 cuillères à soupe pour 1 litre d’eau. Portez à ébullition, maintenez quelques minutes à feu doux, puis laissez infuser une demi-heure. Boire 1 litre par jour entre les repas, 4 jours par semaine, 3 semaines par mois. Cette tisane se prend en cure de 3 mois successifs.

Un fruit rond pour mincir

Une substance naturellement présente dans le pomelo a fait l’objet de nombreuses recherches portant sur la prévention du syndrome métabolique : la naringénine. Les plus anciennes études suggèrent qu’elle aide l’organisme à réguler les graisses et les sucres sanguins. L’une d’elles a par exemple révélé que les personnes qui mangeaient un pomelo par jour pouvaient réduire leur taux de cholestérol de 15 % et leurs triglycérides de 17 %. Une expérience en laboratoire a quant à elle montré que la naringénine empêchait le foie de sécréter des lipoprotéines de très faible densité, abaissant ainsi les taux de certains triglycérides dans le sang. Cependant, sur modèle animal, des chercheurs ont conclu que la dose de naringénine, pour être efficace, devait être apportée en quantité beaucoup plus élevée que celle atteinte en mangeant le fruit. On trouve désormais des compléments alimentaires qui associent de l’extrait de pomelo à des plantes brûle-graisses comme le thé vert, le guarana, etc.

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