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Les vraies causes de la prise de poids (1/4)

À l’approche de l’été, les incitations à perdre du poids se multiplient, avec leur cortège de régimes aussi pénibles qu’inefficaces. Leur tort : réduire le surpoids à une histoire de calories, alors qu’il résulte souvent de déséquilibres hormonaux, de changements métaboliques ou d’une hygiène de vie défectueuse. Ce dossier vous propose donc tout un éventail de solutions naturelles différenciées.

obésité-hygiène de vie

Obésité : Et si c’était l’hygiène de vie ?

En France, un adulte sur deux est en surpoids, et un sur six peut être qualifié d’obèse. Pour établir ces chiffres, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’appuie sur l’Indice de masse corporelle (IMC), calculé en divisant le poids par le carré de la taille. Une corpulence « normale » se situant entre 18,5 et 25, le surpoids entre 25 et 30 et l’obésité au-delà de 30. Pourtant, l’IMC est de plus en plus critiqué, notamment parce qu’il ne prend pas en compte la morphologie naturelle. Effectivement, deux personnes ayant le même IMC peuvent avoir des corpulences très différentes. Le psychologue américain William Sheldon distingue trois « morphotypes » : l’ectomorphe, mince et élancé, le mésomorphe, qui développe facilement du muscle, et enfin l’endomorphe, qui a tendance à la corpulence. Ainsi, un chiffre sur la balance ne veut finalement pas dire grand-chose. La répartition de la masse grasse, par exemple, diffère selon les sujets : on sait que les femmes ont plus de masse grasse que les hommes (25 à 30 % contre 15 à 20 %).

Surtout, l’IMC ne nous dit rien des causes réelles du surpoids, qui dépendent du métabolisme de chacun : hormones, âge, état émotionnel... Parce qu’il y a différentes raisons de prendre des kilos, il y a différentes façons d’en perdre. La première, valable pour tous, consiste à prêter attention à son hygiène vie. Dans le cadre d’une perte de poids, l’alimentation est l’axe majeur sur lequel on doit travailler, bien qu’il ne faille pas négliger l’activité physique, le sommeil et le stress. Mais le but n’est pas d’abaisser drastiquement son apport en calories. Comme l’a montré l’Australien Damon Gameau dans son documentaire Sugar Land, toutes les calories ne se valent pas. En effet, la digestion des protéines va, par exemple, nécessiter plus d’énergie que celle des lipides, car les enzymes en ont besoin pour décomposer les chaînes d’acides aminés. Ainsi, Damon Gameau a pris 10 cm de tour de taille en remplaçant les aliments sains par des aliments à forte charge glucidique ayant la même valeur calorique.

L’enjeu aujourd’hui n’est pas tant, comme le préconise le Programme national nutrition santé (PNNS), d’« éviter de manger trop gras, trop salé, trop sucré ». Ce serait plutôt, comme l’explique la naturopathe-nutritionniste Sylvaine Helm- Rauzy, de « manger moins sucré, moins salé et MIEUX gras ».

Commençons par le sucre, dont on souligne de plus en plus l’impact négatif sur notre organisme. Pour optimiser son poids, on prêtera attention à la charge glycémique des aliments. « L’indice glycémique (IG) détermine la vitesse à laquelle le sucre va passer dans le sang », expose la naturopathe. Ce qui oblige le pancréas à sécréter une...

plus grande quantité d’insuline dans le sang. Le sucre est alors transformé en acide gras triglycéride et stocké sous forme de graisses. Dans le cadre d’un régime amincissant, le but est d’éviter au maximum d’augmenter la glycémie. Au quotidien, privilégiez les légumes verts, les lentilles cuites, les amandes. Sylvaine Helm-Rauzy conseille d’éviter totalement les glucides le matin en pratiquant un « jeûne glucidique » jusqu’au repas de midi. L’insuline perturbe en effet la synthèse des neurotransmetteurs comme la dopamine, qui influe sur le comportement et la motivation, très importante dans le cadre d’une perte de poids !
Bien distinguer les différentes sources de gras est aussi primordial. Si le « bon » gras, comme les acides gras oméga-3, détermine la qualité de nos cellules, il peut aussi agir sur la perte de poids en favorisant la lipolyse, c’est-à-dire la mise à disposition des graisses pour fournir de l’énergie. Vous éviterez les acides gras saturés, (produits laitiers, charcuterie, huile de palme), car ils induisent une prise de poids en cas de consommation excessive. Les sources de gras intéressantes sont les graisses mono-insaturées, que l’on trouve dans l’huile d’olive (2 à 3 cuillères par jour) et les oméga-3 ou poly-insaturés (huiles végétales de colza, de lin ou de cameline ou poissons gras).

Enfin, une alimentation trop salée va avoir un impact sur la rétention d’eau. Appelée « oedème », elle se caractérise par une accumulation d’eau dans un tissu de l’organisme entraînant un gonflement et parfois une prise de poids rapide pouvant aller jusqu’à 3 kg. Ces problèmes de rétention d’eau s’expliquent par des dérèglements hormonaux, une circulation sanguine et lymphatique insuffisante, mais aussi la prise de certains médicaments comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou les corticoïdes. Pour en venir à bout, remplacez le sel dans votre alimentation par des épices (cumin, safran, curcuma) et des aromates (basilic, herbes de Provence, persil, coriandre, etc.), voire un peu de gomasio (mélange de sel et de sésame). Mangez de l’ananas, qui contient une enzyme, la broméline, à l’action anti-oedème, de l’artichaut, riche en potassium qui favorise l’élimination de l’eau dans les tissus interstitiels, ou encore des choux, diurétiques. Stimulez l’élimination en pratiquant régulièrement une activité physique, y compris les sports aquatiques, pour accentuer le retour veineux grâce à la fraîcheur de l’eau. Enfin, les plantes de l’élimination comme les feuilles d’artichaut, le pissenlit, la piloselle ou encore la prêle des champs stimuleront l’élimination rénale. Les tisanes de feuilles de vigne rouge, de cassis ou de Ginkgo biloba seront idéales pour stimuler la circulation.
Enfin, comme l’explique Sylvaine Helm-Rauzy, ne pensez pas en termes de frustration. Le cerveau est en effet capable de gérer la pénurie, ce qui encourage le corps à stocker dès que l’on reprend une alimentation normale.

Les plantes de la minceur

Les plantes qualifiées de « brûle-graisses » sont celles qui contiennent de la caféine, connue pour son action stimulante de la lipolyse (destruction des graisses). À prendre sous forme de cures de trois semaines à un mois, elles ne font pas de miracles et doivent être considérées comme un accompagnement de la reprise en main alimentaire.
Les feuilles de maté, prises en infusion, vont activer l’élimination des graisses stockées dans le tissu adipeux. Des études ont montré que sa consommation augmentait la dépense d’énergie de 10 %.
Le thé vert, connu comme diurétique, est également un accélérateur de lipolyse, tout comme le guarana.
Précautions En raison de leur teneur en caféine, évitez leur consommation après 17 h 00 et ne dépassez pas les doses d’une à trois tasses par jour.

Essayer le « fasting »

Le jeune intermittent ou « fasting » est intéressant, car il consiste à alterner régulièrement des périodes de jeûne avec des périodes de prise alimentaire sans restriction calorique. Une étude publiée en 2016 a montré qu’en limitant la prise alimentaire à une période de 8 heures, on perd du poids et on réduit le risque cardiovasculaire en faisant baisser l’insuline ainsi que taux de sucre dans le sang. Dans son livre Le Fasting, JB Rives conseille de jeûner entre 20 h 00 et midi le lendemain. Cela s’accompagne aussi le plus souvent d’un plus grand nombre de calories brûlées au repos. 

La racine de konjac en coupe-faim

Le konjac (Amorphophallus konjac) est une plante tropicale donc la racine est composée d’un mucilage, le glucomannane. Il a le pouvoir d’absorber jusqu’à 100 fois son volume en eau et aurait une action sur le taux de cholestérol HDL. Pour un effet coupe-faim et hypocalorique, plutôt que les vermicelles peu ragoûtants proposés dans les supermarchés, préférez une cuillère à café de poudre de konjac quinze minutes avant le repas. Attention à bien boire pour éviter les ballonnements

Les huiles essentielles anti-cellulite

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Gommer la cellulite

Il existe trois types différents de cellulite : la cellulite adipeuse, majoritairement composée de graisse, la cellulite aqueuse, qui est induite par la rétention d’eau dans les tissus, et enfin la cellulite fibreuse, qui se caractérise par le durcissement des fibres de collagène, emprisonnant les cellules graisseuses. Cette dernière, généralement « installée », est parfois douloureuse au toucher. La naturopathe Sylvaine Helm-Rauzy préconise un massage des jambes à l’aide d’un mélange d’huiles essentielles (HE) exerçant une influence bénéfique sur la congestion veino-lymphatique, l’accumulation des toxines et l’excès de graisse et d’eau.
Ingrédients Dans un flacon de 50 ml, mélanger : HE de cèdre de l’Atlas, 60 gouttes • HE de cyprès toujours vert, 40 gouttes • HE de géranium rosat, 30 gouttes • Compléter avec de l’huile de jojoba ou de noisette
Mode d’emploi Masser les jambes par pression ferme en remontant vers les cuisses, deux fois par jour. Optimiser les résultats en utilisant une brosse anti-cellulite avant de pratiquer le massage. 

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