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Le Desmodium s’acclimate à Madagascar

Le desmodium Madagascar

Épisode 4/4 Il y a encore quelques années, le Desmodium adscendens ne poussait pas à Madagascar. Le volontarisme d’une doctorante malgache soutenue par l’Association solidarité a non seulement abouti à sa culture mais aussi à sa transformation en phytomédicament.

C’est dans le cadre de son doctorat que Claudine Raso-lohery, étudiante malgache, découvre les vertus  du desmodium lors d’un stage au CRP, laboratoire près de Toulouse qui fabrique le Desmodium adscendens  suivant les méthodes des tradipraticiens camerounais. Connaissant les ravages des hépatites B et C dans son pays, elle forme le projet ambitieux d’y fabriquer et commercialiser un phytomédicament à base de desmodium. La première tâche de la jeune doctorante est de vérifier que le desmodium pousse à Madagascar et qu’il présente les mêmes caractéristiques phyto- chimiques que celui utilisé par les tradipraticiens camerounais.

Dans le monde, environ 46 espèces de desmodium sont répertoriées comme médicinales, plusieurs d’entre elles font partie de pharmacopées  nationales officielles. Selon les espèces, les desmodium déclinent une large gamme d’effets physiologiques, allant de la protection du foie aux effets sur la fertilité, les infections, les ulcères d’estomac, les allergies, l’asthme. Au sein d’une même espèce, la composition des plantes varie. L’identification botanique doublée d’un profilage chimique sont deux étapes cruciales afin de garantir l’efficacité pour valoriser une plante comme phytomédicament. Dans son temps libre de  directrice de collège, Claudine herborise et envoie ses échantillons en France pour analyse. Au 4e envoi, la plante satisfaisante est trouvée. Elle accomplit de nombreuses démarches auprès des ministères qu’il faut convaincre de l’intérêt de produire du desmodium à Madagascar. Grâce à sa persévérance, et à l’appui de l’association  Solidarité travaillant de concert avec trois autres associations, un laboratoire de production sort de la terre rouge. Murs et paillasses sont montés, quelquefois démontés aussi vite lorsqu’on réalise que les portes ne sont pas assez larges pour laisser passer un nouveau matériel d’extraction susceptible d’éviter les manipulations risquées de bassines d’eau bouillante.

Parallèlement la culture se met en place dans deux endroits différents de l’île fournissant du travail aux paysans vivant dans ces lieux forestiers. En 2013, le laboratoire obtient l’agrément du ministère de la Santé. Quant au phytomédicament Cimopar, il obtient une autorisation de mise sur le marché suite à une expertise clinique réalisée par un médecin gastro-entérologue malgache, accordant ainsi une belle reconnaissance à cette espèce

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