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Fibromes, kystes, diverticules : éviter l’opération (6/6)

Stressantes et parfois risquées, les opérations chirurgicales sont trop souvent prescrites. Fibromes, nodules thyroïdiens ou encore diverticules : le bistouri n’est pas la seule issue. Ce dossier aborde plusieurs pathologies face auxquelles la phytothérapie peut permettre de retarder voire d’éviter ces interventions en prenant en compte le patient dans sa globalité.

Psyllium blond ou plantain des Indes, Plantago ovata

Les diverticules du côlon

La diverticulose colique touche environ 30 % des personnes âgées de plus de 50 ans. À mesure qu’on vieillit, des diverticules se forment dans la paroi du côlon : il s’agit de petites hernies de la muqueuse au travers de la paroi musculaire du côlon. Leur présence est liée à une alimentation pauvre en fibres : en effet, les matières seront moins volumineuses, contraignant le côlon à fournir de plus gros efforts pour faire progresser les matières, ce qui, à terme, fragilise la paroi et favorise la formation de diverticules. En prévention, veillez à des apports en fibres suffisants et quotidiens (au moins 30 g par jour). Les fibres solubles (pectine, gommes, mucilages) forment un gel permettant de prévenir la constipation et participent à la bonne santé de la flore intestinale : on les trouve dans les pruneaux, l’avoine, l’orge ou la figue sèche. Les fibres insolubles (lignines, cellulose, hémicellulose) augmentent le volume des matières et stimulent les contractions de l’intestin, optimisant la bonne santé de la paroi intestinale : elles sont présentes dans les céréales complètes, les lentilles et les graines de lin.

Asymptomatique, la diverticulose devient parlante en cas de complication, la plus fréquente étant la diverticulite. Le traitement repose surtout sur des antibiotiques. La chirurgie est souvent proposée, notamment en cas de diverticulite compliquée d’un abcès. Pour prévenir l’infection des diverticules, on va se tourner vers des tisanes antiseptiques (thym ou menthe poivrée), ou des huiles essentielles (citron, à raison d’une goutte sur une cuillère de miel) tout en luttant contre la constipation. En effet, la stagnation des matières favorise l’érosion puis l’inflammation des diverticules, faisant le lit de l’infection. Le psyllium blond peut vous aider : il a un effet laxatif doux sans être irritant. Il est donc bien adapté en cas de diverticules. Riche en mucilages, il se transforme en une sorte de gel dans les intestins ; il est composé aux deux tiers de fibres insolubles et, pour le tiers restant, de fibres solubles. En outre, c’est un prébiotique : il participe à la bonne santé de la flore. Il se mélange dans un verre d’eau ou dans un yaourt, une compote ou une soupe en commençant par une cuillère à café par jour environ. En fonction des résultats, vous pouvez augmenter les doses progressivement jusqu’à 2 cuillères à soupe par jour.

Infusion antiseptique

Le thym (Thymus vulgaris) est antiseptique. Il améliore le confort intestinal en favorisant la digestion et en prévenant la formation de ballonnements. La présence de phénols a un effet antispasmodique prévenant les douleurs et spasmes abdominaux. En infusion, il hydrate, ce qui est utile pour lutter contre la constipation.

À faire
Mettre 5 g de sommités fleuries dans 250 ml d’eau froide. Juste avant le premier bouillon, coupez le feu et laissez infuser 5 à 8 minutes.
Utilisation Boire 1 tasse par jour en prévention et 3 tasses en cas de diverticulites, en complément d’une prise en charge médicale.

Adopter une approche globale

La diverticulite s’accompagne de douleurs abdominales le plus souvent accompagnées de fièvre. Vous pouvez optimiser la guérison en associant la gemmothérapie, l’aromathérapie et l’homéopathie (en complément du traitement médical), le but étant de limiter le risque de formes compliquées (abcès, péritonite) qui vous exposent à la chirurgie.

À faire
• En homéopathie, on associera Stramonium 15CH, 5 granules 3 fois par jour, à Colocynthis 9CH, 5 granules 8 fois par jour.
• En gemmothérapie, optez pour le macérat-mère concentré de bourgeons de figuier (Ficus carica), 15 gouttes par jour.
• En aromathérapie, associez les HE d’estragon (Artemisia dracunculus) et d’arbre à thé (Melaleuca alternifolia), diluées dans une huile végétale, en application locale 2 à 3 fois par jour. 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Plantes & Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé.
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