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Les racines du bien-être (3/5)

La partie souterraine de la phyto est un monde mystérieux. Si nos anciens prélèvent depuis des millénaires les précieuses racines de nos sous-sols pour en tirer avantage, on commence à peine à mettre au jour leurs fonctionnements et l’immense diversité de leurs vertus thérapeutiques. Vitalité, stress, immunité, digestion, libido, spiritualité... Faites de ces trésors enfouis vos alliés !

Panax ginsang

Médecine chinoise : énergies masculine et féminine

Existe-t-il des racines spécifiquement adaptées aux besoins des hommes et des femmes? En médecine chinoise, les racines et tubercules sont majoritairement classés comme yang, c’est-à-dire énergétiquement plus masculines, bien que cela varie en fonction de leur taille, forme, couleur ou saveur. Très yang par exemple, le Panax ginseng est utilisé comme aphrodisiaque masculin, support à la performance et au désir. D’autres racines de plantes, comme celle de l’angélique chinoise, sont au contraire considérées comme particulièrement adaptées aux femmes.

D’autres encore sont moins spécifiques et s’adaptent aussi bien aux hommes qu’aux femmes dans le domaine de la sexualité ou de la fertilité. C’est le cas du suma, ou ginseng brésilien (Pfaffia paniculata), racine d’une plante grimpante des forêts du Mato Grosso (État du centre du Brésil). Des études animales sur un extrait de sa racine révèlent qu’en plus d’être adaptogène, analgésique et anti-inflammatoire, elle augmenterait de manière significative le taux d’hormone sexuelle tant chez la souris femelle (œstradiol, progestérone) que chez le mâle (testostérone), et ce sans effet indésirable. Que dire alors de l’usage ancestral de la désormais célèbre maca (Lepidium meyenii), ce tubercule...

poussant à plus de 4 000 mètres dans les Andes, au sein de sols pauvres, rocailleux, battus par les vents et soumis à des froids glacés ? Cultivée depuis au moins 2 000 ans par les Incas, elle était utilisée pour sa valeur hautement nutritive (protéines, Racines de Panax ginseng acides gras, minéraux) et sa richesse en alcaloïdes et stéroïdes proche des hormones sexuelles. Le but : améliorer la vitalité et la fertilité des hommes et des animaux, fragilisés par le manque d’oxygène lié à l’altitude. Des études confirment ces vertus régulatrices sur la résistance physique, sur le stress et sur l’axe hormonal grâce à son action sur l’hypothalamus. Chez l’homme, la maca augmenterait la testostérone et la spermatogenèse, tandis que chez les femmes, elle régulerait la production d’œstrogènes et l’ovulation. Elle peut être consommée en gélules de poudre de racines séchées ou, comme traditionnellement, mélangée à de l’eau ou du lait, froids ou chauds.

Dang Gui : la racine au service des femmes

Également appelé ginseng féminin, l’angélique chinoise (Angelica sinensis) est utilisée en MTC notamment pour tonifier le sang et assurer le bon fonctionnement de la sphère gynécologique : syndrome prémenstruel, infertilité, métrorragie et troubles de la ménopause font partie des indications courantes de la plante. Les études cliniques mettent en évidence peu de propriétés hormonales en tant que telles (légèrement œstrogène-like), mais plutôt des effets bénéfiques sur la sphère cardiovasculaire (meilleure microcirculation, moindre agrégation plaquettaire, inflammation et oxydation) qui pourraient expliquer le bienfait ressenti par les femmes gênées par des bouffées de chaleur, par exemple. La MTC va jusqu’à différencier le dang gui tou (haut de la racine), le dang gui shen (corps de la racine) et le dang gui wei (queue de la racine), leur attribuant à chacun des spécificités thérapeutiques. D’une odeur forte qui rappelle celle du céleri, on la trouve dans les montagnes de Chine, du Japon et de Corée.
Chinese Medicine, 2011

Le chakra racine

Entre sacrum et périnée se trouve Muladhara, le premier des sept chakras de la médecine ayurvédique (de couleur rouge, relié à l’élément Terre). Y naissent nos trois canaux énergétiques principaux, ou Nadis. Y sommeille aussi notre Kundalini, énergie vitale harmonisant masculin et féminin en nous. Muladhara renvoie à notre nature animale, instinctuelle, gouvernant nos réflexes d’auto-préservation. Sentiment de « perdre pied », problèmes de libido, émotions instables ou excessives sont les signes d’un Muladhara déséquilibré.

À faire
Contractez les muscles du périnée à l’inspiration en imaginant une énergie rouge montant le long de la colonne et relâchez à l’expiration. 

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