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Les racines du bien-être (2/5)

La partie souterraine de la phyto est un monde mystérieux. Si nos anciens prélèvent depuis des millénaires les précieuses racines de nos sous-sols pour en tirer avantage, on commence à peine à mettre au jour leurs fonctionnements et l’immense diversité de leurs vertus thérapeutiques. Vitalité, stress, immunité, digestion, libido, spiritualité... Faites de ces trésors enfouis vos alliés !

Betterave

Booster son immunité avec les racines

Avec l’entrée dans l’hiver, les propriétés immunostimulantes, antivirales ou antibactériennes de nombreuses racines seront plus que bienvenues. Au moment où les plantes entrent en dormance, leurs racines sont gorgées de principes actifs et de métabolites secondaires qu’elles ont emmagasinés en réserve. Tous les adaptogènes cités précédemment, de l’ashwagandha à la rhodiola en passant par l’éleuthérocoque et le ginseng, boosteront significativement le nombre de vos lymphocytes ou de vos macrophages, remparts contre virus et bactéries en tous genres. En infusion, sous une forme sèche, fraîche, en poudre, en teinture ou en extrait fluide, les racines se déclinent sous bien des formes.

Vous pouvez même récolter les plantes locales vous-même pour, selon les cas, les faire sécher ou en faire des alcoolatures. Emblématique du soutien immunitaire, l’échinacée (Echinacea purpurea) était déjà la plante la plus employée aux États-Unis au XIXe siècle, une pratique en partie héritée des populations autochtones, comme les Indiens du Dakota du Sud qui en mâchonnaient parfois la racine. Riche en polysaccharides et en glycoprotéines immunostimulantes, la racine contient également des flavonoïdes, des dérivés d’acide caféique et des huiles essentielles. Sous forme d’extrait alcoolique ou de poudre de plante sèche, on l’utilise...

couramment en prévention des infections bactériennes et virales de l’hiver, comme la grippe ou la bronchite. Si la plante a la réputation d’être un peu longue à agir, influant plus sur l’immunité, précisons néanmoins que la prise d’extrait d’échinacée dès les débuts d’une maladie infectieuse permet souvent d’écourter l’épisode et de diminuer les symptômes. Enfin, pas de bonne immunité sans bonne alimentation. Or là encore, nos sous-sols renferment des merveilles nutritionnelles, notamment sous la forme des légumes-racines.

Dans cette catégorie, excepté le salsifis, rares sont les racines au sens propre. Ce sont souvent des racines (radis, navet, panais, betterave), tiges (rutabaga, céleri-rave) ou rhizomes (topinambour) dit « tubérisés », transformées en organe de stockage ou en réserve par la nature. De fait, aucune famille d’aliments ne contient autant de potassium, de calcium, de magnésium, de phosphore, de vitamines ainsi qu’une multitude d’oligo-éléments : on aurait tort de s’en priver !

Prévenir les infections respiratoires avec l’astragale

Omniprésente dans la médecine chinoise ou la médecine kampo au Japon, la racine d’astragale tonifie les personnes affaiblies et stimule le système immunitaire. En hiver, elle permettra notamment de prévenir les affections du système respiratoire, mais également les poussées d’herpès associées à la fatigue.
En décoction : 20 grammes de racines séchées dans un litre d’eau, faire bouillir 15 minutes à couvert et boire 500 ml à 1 litre par jour.
En extrait sec (comprimé ou gélule), prendre l’équivalent de 250 mg deux à trois fois par jour.

Trois huiles essentielles «prises de terre»

• L’inamovible cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica), arbre sacré du temple de Salomon, harmonisera vos états d’âme. Il vous donnera persévérance, courage et vous rechargera de sa force tranquille dans l’épreuve. Le mot cèdre dérive de l’arabe kedron, la force.
• L’angélique (Angelica archangelica), rééquilibrante du système neurovégétatif, est utile en cas de fatigue nerveuse, anxiété et insomnie. Adaptée aux profils hypersensibles, elle apporte calme intérieur. En reliant aux souvenirs d’enfance, elle permet d’être dans le choix juste et fidèle à ses racines.
• Le nard de l’Himalaya (Nardostachys jatamansi), plante sacrée s’il en est, vous apportera chaleur, confort et sécurité, dissipant tachycardies et respiration saccadée, et permettant de garder le cap notamment en cas d’instabilité affective ou de deuils. Son nom indien, jatamansi, signifie « esprit incarné ».

À faire
Vous pouvez utiliser les qualités vibratoires des huiles essentielles pour retrouver stabilité, enracinement ou verticalité. À utiliser en massage de la plante des pieds, à raison de 40 gouttes pour 10 ml d’huile végétale. Déconseillé aux femmes enceintes, allaitantes ou en cas d’antécédents de cancer hormonodépendants. 

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