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Aphrodisiaques, réveillez votre désir (2/4)

Les plantes ont toujours été associées à des rituels érotiques pour leur potentiel tonifiant, énergisant, euphorisant. Aujourd’hui, notre recherche d’une sexualité épanouie s’accompagne de spéculations quant à leurs capacités réelles. Si elles sont capables de déclencher différents stimuli, cela ne peut être dissocié de l’équilibre global de notre être. Les vrais aphrodisiaques ne sont pas toujours ceux que l’on croit !

Salicaire

Femmes, levez votre voile

On dit que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus! Mais en termes de sexualité, les exigences féminines rejoignent à l’heure actuelle celles des hommes. L’hormone principale du désir chez la femme n’est autre que la testostérone ! Elles veulent s’ouvrir plus complètement au plaisir, en découvrir les multiples facettes et en amplifier la résonance.

Alors il ne faut pas s’arrêter face aux difficultés, la plus fréquemment rencontrée étant la perte de désir. « Manifestes en post-partum, à la ménopause et après, les problèmes de désir surviennent aussi lors de prises hormonales et tout simplement en cas de la fatigue, après le travail et les tâches ménagères », rapporte Bérangère Arnal. Pour la gynécologue phytothérapeute, la prise de magnésium se révèle alors indispensable, ainsi que les vitamines B6 dont l’ail frais est très riche et plus encore l’huile de germe de blé. Celle-ci est également intéressante par voie orale pour nourrir les muqueuses génitales asséchées. Bérangère Arnal prescrit aussi des plantes sédatives et anxiolytiques pour aider à gérer le stress lié à l’acte sexuel: aubépine, mélisse ou camomille romaine, sous forme de tisanes ou d’extraits. Ces dernières peuvent aussi...

être utiles en cas de vaginisme, un autre obstacle qui peut survenir dans la vie intime d’une femme : contraction incontrôlée du périnée empêchant la pénétration du sexe du partenaire, cette difficulté pourra nécessiter un entretien avec un sexothérapeute, voire un hypnothérapeute.

Dans sa sexualité, la femme peut aussi être gênée par des douleurs à la pénétration, qui peuvent être dues à sécheresse vaginale, à des infections telles que les mycoses ou plus simplement des inflammations en lien avec l’hygiène intime. Dans ce dernier cas, des gestes simples permettent de se prémunir: il faut éviter de se laver trop fréquemment avec des savons décapants et utiliser plutôt des gels doux, au calendula par exemple; on peut y ajouter de temps à autre une goutte d’huile essentielle de géranium rosat en cas d’infections à répétition.

Promesses venues d’ailleurs

Deux plantes sont aujourd’hui très en vogue pour relancer la libido féminine. La première est la maca (Lepidium meyenii), connue et utilisée en Amérique du Sud depuis l’époque des Incas. Adaptogène et donc utile pour améliorer son endurance et sa gestion du stress, les recherches scientifiques n’ont pas encore déterminé si elle agit vraiment sur le désir féminin. Elle n’a cependant aucun effet secondaire. Ce n’est pas le cas de la seconde qui porte le doux nom de damiana (Turnera diffusa) et qui peut être toxique à forte dose. Déjà connue par les Mayas, cette plante agirait sur l’excitation et l’orgasme féminin, mais c’est également un puissant psychotrope ! Ces deux plantes aphrodisiaques suffisent-elles à parvenir à l’extase ? Assurément non, car chaque femme garde secrètes les voies de sa jouissance. Les oreilles, la bouche, le cou, les seins, le ventre, les fesses, l’intérieur des cuisses... autant de zones érogènes à explorer avec amour.

Pannes au féminin

La sécheresse de la muqueuse vaginale est fréquente après la ménopause, mais peut aussi être causée par la prise de pilule ou d’antidépresseur. Tout d’abord, il faut savoir que la stimulation du clitoris déclenche la lubrification du vagin : une bonne raison pour ne pas oublier ce « bouton d’amour » et prolonger les préliminaires. Lors des rapports sexuels, on peut recourir à des lubrifiants à base d’acide hyaluronique, d’aloé vera ou de diverses plantes hydratantes et apaisantes comme la salicaire ou l’hamamélis. Mais il est important de nourrir cette muqueuse comme le souligne la gynécologue Bérengère Arnal : « Je conseille d’appliquer localement matin et soir de l’HV de millepertuis. » 

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