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Plantes ayurvédiques,
des soins divins (5/6)

Rituels sacrés. Préparations médicinales. Richesse nutritionnelle. Depuis plusieurs millénaires, les plantes indiennes font partie intégrante de la médecine traditionnelle ayurvédique. Par leurs propriétés thérapeutiques, elles participent à l'équilibre global du corps et de l'esprit. Zoom sur cinq plantes emblématiques de cette médecine.

Brami, Bacopa monnieri

Plantes ayurvédiques : le brahmi, atout mémoire

« Le brahmi (Bacopa monnieri) est un mot dérivé de brahman, “prêtres” en sanskrit. Ces derniers consommaient le brahmi pour mémoriser plus facilement les mantras », explique le naturopathe Fabien ­Correch. Désormais, c’est auprès des étudiants indiens que cette plante est très populaire. En effet, c’est le plus puissant tonique du système nerveux proposé par l’ayurvéda. Dans les années 1960, les scientifiques ont confirmé ses vertus sur les performances intellectuelles grâce à ses principes actifs, les bacosides A et B et le monoxyde d’azote.

En 2001, des chercheurs australiens ont montré qu’au bout de douze semaines de traitement, l’extrait de brahmi augmentait la vitesse de traitement de l’information et la capacité d’apprentissage et la mémoire tout en atténuant l’anxiété. En tant qu’antioxydant, le brahmi contribue également à réduire la fatigue mentale, à augmenter le niveau de...

sérotonine (hormone favorisant une humeur stable) ainsi que la qualité du sommeil. Ainsi, en usage interne, la prise de brahmi développe la communication interneuronale, inhibe la baisse de dopamine et régule la production d’acétylcholine, pour un cerveau mobilisable à 100 %.

Des feuilles à mâcher

« Traditionnellement, ce sont les feuilles et les tiges du brahmi qui étaient pressées pour en tirer un jus, ou séchées au soleil avant d’être réduites en poudre. Encore aujourd’hui, les Indiens mâchouillent régulièrement ses feuilles », rapporte Kiran Vyas, un des pionniers de l’ayurvéda en France.

Attention, cependant, à ne pas confondre : dans le sud de l’Inde, brahmi se réfère au Bacopa monnieri ; dans le nord, ce terme fait référence à Centella asiatica, l’herbe du tigre. « L’appellation brahmi a longtemps été attribuée par erreur à cette dernière, qui possède des propriétés voisines. D’ailleurs, de nombreuses préparations portant le nom de brahmi rassemblent ces deux plantes connues pour “nourrir” le cerveau », précise Fabien Correch.

Enfin, le brahmi accompagne la pratique de la méditation. Les yogis l’emploient encore dans certaines vallées de l’Himalaya pour accélérer l’accès à l’illumination. Selon les textes indiens, il favoriserait l’ouverture du septième chakra, zone énergétique située au sommet du crâne et ouvrant sur la conscience universelle.

Comment l’utiliser ?

Favoriser la concentration

En médecine ayurvédique, le brahmi convient aux trois doshas, mais sa saveur amère peut déranger les personnes vata. Pour favoriser la concentration et la mémoire, mélanger 1 c. à s. de brahmi à l’équivalent d’une noix de ghee, puis se masser les tempes et le front.

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