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Diabète de type 2 : le stabiliser en toute sérénité (3/4)

Le diabète est une maladie silencieuse, mais tellement contraignante. Quand l’ennemi est dans la place,
il faut composer avec lui, et plus tôt l’on adopte un nouveau mode de vie, mieux c’est. Pour y parvenir
et stabiliser la glycémie d’une personne diabétique, l’alimentation et la phytothérapie ont un vrai rôle
à jouer, à condition de bien distinguer les types de sucre. Explications.

Gymnéma, Gymnema sylvestris

Diabète : comment réguler sa glycémie au quotidien

Le diabète de type 2 peut être suspecté (présence de facteurs de risques) ou découvert fortuitement à l’occasion d’une analyse de sang prescrite par le médecin. Le diagnostic est confirmé si la glycémie à jeun est supérieure à 1,26 g par litre sur deux prises de sang. C’est un choc, car même si la maladie est silencieuse au début, elle va accompagner la personne tout le reste de sa vie. Cette prise de conscience est pourtant nécessaire si l’on veut bien appréhender le diabète et mieux le traiter.

Cette maladie de l’équilibre de la glycémie ou hyperglycémie chronique transforme profondément le quotidien de ceux qu’elle touche. En temps normal, quand on mange des glucides, notre taux de sucre dans le sang augmente – mais l’organisme est alors capable de le faire redescendre dans une fourchette considérée comme normale (0,7 à 1,10 g par litre).

Pour cela, le pancréas sécrète de l’insuline, la principale hormone hypoglycémiante de l’organisme. Cette dernière fait diminuer la glycémie en favorisant le passage du glucose vers les cellules, où il sera utilisé (rappelons que c’est le « carburant » de notre corps pour produire de l’énergie), ou bien mis en réserve. Au début de la maladie, le pancréas sécrète toujours de l’insuline, mais elle est moins efficace : on parle de résistance à l’insuline. C’est à ce moment qu’interviennent les traitements favorisant la sensibilisation à l’insuline.

De la cannelle en début de maladie

C’est ici également, que l’on soit en prédiabète ou au début de la maladie, qu’il faut se tourner vers des plantes comme la cannelle, Cinnamomum zeylanicum. Celle-ci optimise la sensibilité des cellules à l’insuline sans en stimuler la sécrétion, évitant ainsi d’épuiser le pancréas. Des études ont aussi montré qu’elle réduit les taux de triglycérides et de cholestérol, contribuant à éloigner le spectre du syndrome métabolique (un ensemble d’anomalies d’origine lipidique, glucidique et vasculaire associées à un surpoids), qui fait le lit du diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires.

Ces effets de la cannelle sont principalement dus à la présence de méthyl hydroxychalcone polymère, qui multiplie par 20 le métabolisme du glucose. Cette épice est, en outre, un excellent antioxydant, protégeant les cellules des dommages des radicaux libres et participant potentiellement à la réduction des complications liées au diabète.

On peut allier bienfait thérapeutique et plaisir gustatif en saupoudrant une demi-cuillère à café de cannelle sur une crème dessert vanillée, un riz complet au lait d’amande, un smoothie ou une salade de fruits frais. Ajoutez-y quelques noix ou du germe de blé pour leur teneur en chrome – un oligo-élément ayant fait la preuve de son efficacité dans la régulation de la glycémie en augmentant la sensibilité à l’insuline. On trouve aussi des quantités intéressantes de chrome dans les prunes, les champignons, les haricots verts, les poires et les céréales complètes.

Maïtaké, gymnéma et fenugrec aux effets...

hypoglycémiants

  • Le maïtaké, Grifola frondosa, un champignon très populaire au Japon et dans la pharmacopée asiatique, représente un autre moyen naturel de réguler le diabète. Ses effets sont attribués à sa teneur en bêta-glucanes, des polysaccharides dont les propriétés hypoglycémiantes ont été mises en évidence.
  • Le galéga, Galega officinalis, plante de la famille des fabacées, surtout répandue dans le sud de la France, est une autre possibilité. Elle contient un alcaloïde, la galégine, qui diminue la glycémie. Vous la trouverez sous forme de gélules ou sous forme sèche, à préparer en infusion : avec 1 g de plante sèche pour 200 ml d’eau, boire trois tasses par jour en cure de deux à trois semaines.

  • Si l’équilibre du diabète reste un peu juste, tournez-vous – tant que le pancréas sécrète de l’insuline –, vers les plantes qui en favorisent la sécrétion, comme le gymnéma, Gymnema sylvestris. Cette plante traditionnelle de la médecine ayurvédique a un double effet : elle agit sur l’équilibre de la glycémie comme sur les envies de sucre. En effet, ses feuilles contiennent de l’acide ­gymnémique, qui inhibe temporairement la perception du goût sucré en agissant par compétition au niveau des récepteurs gustatifs de la bouche.

À tester: mâchez quelques feuilles de gymnéma puis ingérez un peu de miel : les arômes persistent, mais la saveur sucrée a disparu. La perception du sucre étant diminuée, les envies de grignotage disparaissent. Parallèlement, l’acide gymnénique abaisse l’absorption des glucides dans l’intestin grêle et aurait une action sur la sécrétion d’insuline en imitant ou en stimulant l’activité des incrétines.

À faire: on trouve le gymnéma sous forme de gélules, mais les études sont trop peu nombreuses pour être très précis sur la posologie. Bien que son mécanisme d’action ne soit pas parfaitement connu, des recherches ont confirmé ses effets hypoglycémiants.

  • Enfin le fenugrec, Trigonella foenum-graecum, plante de la famille des fabacées, est utilisé depuis bien longtemps pour ses vertus culinaires (graines et feuilles) et médicinales (graines). Plusieurs études évoquent son rôle dans la régulation de la glycémie. Les chercheurs supposent que certains de ses composés (acides nicotiniques, coumarines et 4-hydroxy-isoleucine) pourraient être à l’origine de ses vertus en stimulant la production d’insuline et la sensibilité à celle-ci. En outre, le fenugrec réduit les taux de cholestérol et de triglycérides. Proposé sous forme de gélule de graines séchées, il se prend à hauteur de 1 g trois fois par jour.

À noter : les cures de plantes doivent être supervisées médicalement pour éviter tout risque d’hypoglycémie.

Non aux plats allégés

Ils affichent des allégations santé, mais les plats tout prêts cachent bien leur jeu, notamment ceux estampillés « allégés en matières grasses ». En effet, les industriels compensent cet allègement par un excès de sucre, en privilégiant en plus des sucres de mauvaise qualité tel le sirop de maïs, à haute teneur en fructose (aussi appelé High Fructose Corn Syrup). Il favorise la formation de tissu adipeux et l’obésité.

En outre, le fructose soutient moins la sécrétion d’incrétines, des hormones intestinales améliorant l’action de l’insuline. Il est aussi nettement moins satiétogène : consommé en grande quantité et de façon régulière, il accroît la résistance à l’action de la leptine, hormone produite par le tissu adipeux et ayant une action directe sur le cerveau pour favoriser l’arrêt de la prise alimentaire.

Apprendre la gestion des glucides

Un bon moyen de choisir ses aliments est de se référer à leur charge glycémique (CG). Elle mesure la capacité d’élévation de la glycémie d’une portion courante d’un aliment. On la calcule à partir de l’indice glycémique (mesurant la qualité des glucides) que l’on multiplie par la quantité de glucides présents dans une portion, le tout divisé par 100.

Une CG basse est inférieure à 11 (kiwi, pois chiche, pomme), une modérée est comprise entre 11 et 19 (banane, patate douce) et une élevée est supérieure à 19 (riz blanc, pomme de terre). Une manière d’évaluer un aliment qualitativement, mais aussi en quantité de glucides présents.

À lire : Le guide des index glycémiques, du collectif LaNutrition.fr, qui recense aussi la charge glycémique des aliments.

L’insuline végétale

Les feuilles du myrtillier sont très appréciées pour leurs propriétés hypo-glycémiantes. L’Américain F. M. Allen en a même extrait la myrtilline, une substance hypoglycémiante qu’il a par la suite baptisée « insuline végétale ». Les feuilles du myrtillier seront consommées sous forme de tisane dans le cas d’un prédiabète et d’un diabète de type 2.

À faire : laisser infuser quatre cuillérées à soupe de feuilles de myrtille dans 1 litre d’eau bouillante pendant un quart d’heure, puis boire cette tisane dans les 24 h.

Le diabète gestationnel

Survenant pendant la grossesse et disparaissant à la fin de celle-ci, le diabète gestationnel est lié à une insuffisance de production d’insuline par le pancréas, se traduisant par une augmentation de la glycémie. N’étant anodin ni pour la mère ni pour le fœtus, il est important de le dépister et de bien le prendre en charge.

Les premières mesures sont toujours diététiques, mais on peut y associer l’homéopathie, car elle n’est pas contre-indiquée pendant la grossesse, bien que les granules contiennent du saccharose. Le matin, trente minutes avant le petit déjeuner, prenez cinq granules des remèdes Syzygium 9CH et Glycerinum 9CH pour diminuer la glycémie et améliorer le métabolisme glucidique.

Après la grossesse, les choses rentrent dans l’ordre, mais ces femmes ont un risque un peu supérieur de développer un diabète avec l’âge.

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