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Apiculteurs, continuons à nous mobiliser !

Apiculteur

Accompagnés de nombreuses ONG et syndicats d’agriculture paysanne, les apiculteurs manifestaient leur colère devant l’Assemblée nationale le 15 mars dernier, premier jour d’examen de la loi biodiversité en deuxième lecture. La raison : le refus des pouvoirs publics d’interdire une fois pour toutes l’utilisation des grands tueurs d’abeilles que sont les pesticides néonicotinoïdes. L’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), qui représente 20 000 apiculteurs, a certes remporté des victoires, en obtenant par exemple en 2013 l’interdiction partielle par l’Union européenne de quatre molécules dangereuses. Mais ces victoires restent fragiles et les pouvoirs publics donnent l’impression de mener les apiculteurs en bateau. Sept molécules néonicotinoïdes ou apparentées continuent en effet d’être utilisées aujourd’hui en France, à l’instar des dangereux Sonido et Protéus. Quant à l’Union européenne, en même temps qu’elle impose un moratoire sur certaines molécules toxiques, elle vient d’en autoriser deux nouvelles en quelques mois (Sulfoxaflor et Flupyradifurone). Une position « schizophrène » dénoncée par une profession qui constate une mortalité moyenne annuelle de 30 % de leurs abeilles par ruche à l’échelle nationale (avec des pertes de 50 à 80 % dans certains secteurs). « Aucune filière n’accepterait que 30 % de son cheptel disparaisse chaque année ! », s’emporte à juste titre Henri Clément, porte-parole de l’Unaf, qui craint des récoltes catastrophiques pour l’année 2016. www.unaf.fr.

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