Plantes et Santé Le magazine de la santé par les plantes

Plus d'autonomie dans ma féminité (5/6)

Comprendre le fonctionnement du cycle menstruel, mieux appréhender les règles ou les désagréments liés à la ménopause, rééquilibrer la flore vaginale… Il est temps pour les femmes de retrouver du pouvoir sur leur corps. Et dans cette quête vers une meilleure connaissance de soi, le monde végétal est un allié de choix !

Changeons notre regard sur la ménopause

Changeons notre regard sur la ménopause

La ménopause n’a rien d’une maladie. C’est un passage vers un nouvel état hormonal, mais qui peut être difficile à vivre dans une société où féminité rime avec fertilité. Durant la période qui précède la ménopause appelée préménopause, ­l’hormone progestérone se raréfie. C’est à cette diminution que l’on doit ­l’irrégularité des règles. Ensuite, c’est au tour des œstrogènes de se tarir, entraînant l’arrêt total des règles. Chaque femme connaît la ménopause à un âge variable, le plus souvent entre 45 et 54 ans, mais c’est lorsqu’elle n’a plus ses règles depuis douze mois que l’on considère qu’elle est ménopausée. Ce passage sera plus ou moins bien vécu selon le mode de vie antérieur, l’alimentation, le poids, l’activité physique, le bagage génétique… Ainsi, certaines femmes ­présentent peu, voire aucun symptôme. Chez d’autres, les variations des taux d’hormone, puis leur tarissement total, se traduisent par des ­désagréments. « Lors de la préménopause, les bouffées de ­chaleur, les sautes d’humeur et les sueurs nocturnes sont fréquentes et peuvent perdurer durant la ménopause », explique Annick Sizun, pharmacienne et chargée de cours au DU de phytothérapie clinique de Paris 13. Les traitements hormonaux substitutifs (THS) étant peu conseillés (ils pourraient ­augmenter le risque de cancer du sein), Annick Sizun conseille ­d’associer des végétaux à l’action dite œstrogene-like et progestérone-like (qui miment l’action des deux hormones), pour les...

personnes n’ayant pas d’antécédents de cancers hormonodépendants. Le kudzu et le houblon vont stimuler les récepteurs à œstrogènes, et le gattilier et l’achillée millefeuille stimulent la progestérone. « Les bouffées de chaleur sont aussi le signe d’une perturbation du système circulatoire que l’on peut améliorer avec la vigne rouge, l’hamamélis, ou le marronnier d’Inde », explique-t-elle. Le trèfle rouge, de par sa teneur en ­daidzéines et génistéines, possède également un effet significatif sur la fréquence des bouffées de chaleur. Quant aux transpirations nocturnes, l’extrait d’écorce de pin maritime a montré un impact vasomoteur sur la ­microcirculation, tandis que la sauge stimule les ovaires et freine l’excès de sueur. En aromathérapie, des formules à base d’huiles essentielles hormone-like peuvent rendre la vie des femmes ménopausées plus agréable. Celles de sauge sclarée, d’anis vert et de fenouil imitent les œstrogènes, tandis que les principales huiles essentielles progestérone-like sont celles d’achillée millefeuille et de gattilier. Tout comme en phytothérapie, ces huiles essentielles sont déconseillées en cas d’antécédents personnels ou familiaux de cancers hormonodépendants. Enfin, prenez le temps de faire de la méditation, du yoga, sans oublier d’adapter votre alimentation.

Du shatavari contre la sécheresse vaginale

La glaire cervicale sécrétée au niveau du col de l’utérus ­possède un rôle de lubrifiant lors des rapports. Seulement, avec le temps et l’âge, sa production peut diminuer et provoquer des sécheresses vaginales inconfortables. Pour y remédier, la médecine ­ayurvédique propose la prise de racines d’une plante nommée shatavari (Asparagus racemosus). D’après une étude scientifique, le végétal ­stimulerait la sécrétion d’hormones sexuelles (FSH, LH œstrogènes et progestérone) chez l’animal, justifiant son usage afin de favoriser la lubrification et la souplesse des muqueuses. Chez les hommes, la prise de shatavari pourrait également améliorer la qualité de leur sperme en stimulant la fabrication de spermatozoïdes. La plante peut être prise sous forme de poudre ou en gélule (deux gélules de 415 mg midi et soir avant le repas avec un grand verre d’eau), mais de par ses effets stimulants œstrogéniques, on l’évitera en cas d’antécédents de cancer hormonodépendant.

Ménopause, andropause, même combat ?

L’andropause, qui concerne les hommes, est l’équivalent de la ménopause. Elle reflète une diminution des sécrétions hormonales masculines, les androgènes. Les hommes constatent alors une diminution de leur fertilité, une altération de leur sexualité (érection moins forte) et peuvent présenter des symptômes, telles que la fatigue, l’insomnie ou une transpiration excessive. Mais à la différence des femmes chez qui la production d’hormones s’arrête totalement et plutôt rapidement, le taux de testostérone des hommes baisse, lui, progressivement. Néanmoins, certaines plantes telles que le Mucuna pruriens et l’algue klamath peuvent aider les hommes à pallier un déficit androgénique. La prise de clou de girofle (Schisandra chinensis), de Tribulus ou encore de damiana (Turnera diffusa) faciliteront, pour leur part, l’activité sexuelle en stimulant la fonction érectile.

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