Plantes et Santé Plantes et santé : le site de la phytothérapie

Addictions Sortir de l’engrenage(1/5)

Tabac, somnifères, pulsions sucrées, internet… certaines substances ou comportements suscitent une dépendance au quotidien qui nous laisse quelque peu désemparés. Là où l’on voyait auparavant un vice ou une déviance, la médecine parle aujourd’hui de véritable maladie. Nombre de plantes peuvent nous aider à sortir de l’engrenage infernal de l’addiction ou à ne pas y plonger.

Addiction

Quand le circuit du plaisir nous dénature

Il ne suffit pas de vouloir arrêter. À la lumière des neurosciences, on sait aujourd’hui comment certaines substances addictogènes, en modifiant le fonctionnement de notre cerveau, lui font perdre sa capacité à prendre les bonnes décisions pour notre santé.

Face à l’afflux de molécules psychoactives, nos neurones s’adaptent : dans le cas du tabagisme, ces derniers augmentent le nombre de récepteurs de nicotine afin de mieux réguler le flux d’arrivée de cette nouvelle molécule. Un nouvel équilibre se crée ainsi. Et lorsqu’une personne essaye d’arrêter, elle ressent de tels effets de manque que la seule volonté est rarement suffisante.

Les neurotransmetteurs sont au centre du processus d’addiction : il s’agit de molécules qui sont échangées par les neurones via des récepteurs spécifiques pour faire circuler les informations dans notre cerveau. Parmi ceux qui sont impliqués dans les phénomènes d’addiction, citons la sérotonine, les cannabinoïdes (synthétisés par notre organisme), le GABA (acide γ-aminobutyrique) et surtout la dopamine. Ce neurotransmetteur est en effet au coeur du « circuit de la récompense » : un processus qui, en réponse à des stimuli plaisants, pousse à leur répétition chez l’individu, provoquant une appétence renforcée qui se transforme peu à peu en addiction. La plupart des substances psychoactives ont en commun d’agir sur ce circuit : elles entraînent souvent l’augmentation de la libération de dopamine dans notre cerveau. Cela explique pourquoi on s’enfonce peu à peu dans une addiction. Bien évidemment, de nombreux autres facteurs interviennent, comme la génétique, le stress ou l’histoire personnelle. Et de plus en plus d’études scientifiques montrent que les comportements obsessionnels face aux jeux, au travail, au sport, au sucre ou encore à internet empruntent les mêmes circuits cérébraux que les addictions aux substances psychoactives. Les « polyaddictions » sont également une tendance nouvelle inquiétante. Face à cette problématique complexe, une réponse adaptée doit être apportée au sein de laquelle les plantes médicinales constituent un outil de choix.

Simple excès ou accoutumance ?

Ne pas confondre excès et dépendance ! Les signes de l’addiction sont :
• Une perte du contrôle de sa consommation et de sa capacité d’auto-régulation.
• Une incapacité à résister à la tentation malgré des conséquences négatives connues (santé, vie sociale, familiale etc.)
• Une tension liée au manque et un soulagement temporaire après la pratique.
• Le développement d’une tolérance accrue, impliquant une plus grosse consommation pour obtenir l’effet désiré.
• Des symptômes de sevrage physique ou psychologique à l’arrêt (3 jours ou moins) de la substance ou du comportement.
• Toutes les substances psychoactives n’ont pas un potentiel addictif équivalent. Comme d’autres spécialistes, le Dr Lowenstein propose de les classer selon un « indice addictogène » (probabilité de devenir dépendant après usage pendant 6 mois). Dans cette optique, le tabac arrive derrière les opiacés ou la cocaïne, mais avant l’alcool et loin devant le cannabis, par exemple.

Inscrivez vous gratuitement à la newsletter Plantes et Santé
Recevez chaque semaine nos conseils de bien-être par les plantes, astuces et recettes à faire vous même pour retrouver Equilibre et Santé
Votre inscription a bien été prise en compte 
Politique de confidentialité