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Addictions Sortir de l’engrenage(4/5)

Tabac, somnifères, pulsions sucrées, internet… certaines substances ou comportements suscitent une dépendance au quotidien qui nous laisse quelque peu désemparés. Là où l’on voyait auparavant un vice ou une déviance, la médecine parle aujourd’hui de véritable maladie. Nombre de plantes peuvent nous aider à sortir de l’engrenage infernal de l’addiction ou à ne pas y plonger.

Nature - Calme

Décrocher des addictions comportementales

La société actuelle favorise les addictions comportementales. La profusion d’aliments gras et sucrés à bas prix crée une tentation permanente qui peut faire basculer certains gourmands dans la boulimie.

Le culte du corps parfait transforme les joggeuses du dimanche en acharnées de la foulée. Internet est à la fois objet d’addiction – chez les enfants et les jeunes qui ont la tablette ou le portable greffés à la main – et vecteur d’addictions : une personne accro au jeu, au porno ou encore à l’astrologie trouve sur le web des possibilités infinies... Dans ces addictions « sans » substance, le circuit de la récompense est stimulé de la même façon qu’« avec » des psychoactifs. On n’est pas accro aux aliments, aux jeux ou à internet en tant que tels, on est accro à notre propre dopamine que notre cerveau a appris à associer à ces pratiques. Plus on pratique, plus on est accro, nos circuits neuronaux se modifiant et s’adaptant en permanence à ses nouvelles tâches, comme l’explique le neurologue américain Norman Doidge.

Un salarié sur trois serait concerné par le « stress numérique ». Thierry Le Fur, spécialiste des comportements numériques, explique ce caractère nocif par le lien entre l’exposition à ces stimuli et la production accrue de cortisol, l’hormone du stress, avec des effets en cascade sur le métabolisme, le sommeil, la prise de poids… Cet expert organise d’ailleurs des séminaires de « digital détox ».

Prendre conscience du cercle vicieux dans lequel se trouve notre cerveau est la première étape. Cela permet de déculpabiliser et de comprendre qu’il ne s’agit pas seulement de manque de volonté. Puis il faut prendre le taureau par les cornes, avec différentes plantes adaptogènes, rhodiole, griffonia, etc., mais aussi en recherchant une ou plusieurs approches qui nous conviennent.

Sur les addictions comportementales, on privilégiera les approches qui font toute leur place aux émotions et au ressenti, à l’instar des fleurs de Bach ou de la méditation en pleine conscience (mindfulness). Les psychothérapies cognitives et comportementales, le yoga ou encore l’hypnose ont également ici toute leur place. La mindfulness permet par exemple de mieux maîtriser nos pulsions sucrées : manger un carré de chocolat en prenant le temps de le regarder, le toucher, le savourer lentement en essayant de penser aux mille impressions éprouvées, comble les sens et l’esprit de telle manière que nous perdons l’envie de nous jeter sur toute la tablette !

Le choix des élixirs floraux

L’addiction est un phénomène émotionnel : le domaine de prédilection des élixirs floraux ! On peut associer les fleurs de Bach suivantes.
Centaury Pour être capable de s’affirmer face à la tentation, savoir se respecter et dire stop. Cette fleur vaut pour toutes les addictions.
Cherry Plum Pour se contrôler et affronter la peur de craquer. Intéressante face aux pulsions alimentaires.
Agrimony Pour ceux qui cachent leurs problèmes derrière un masque jovial, notamment via la prise d’alcool.

Préparation et utilisation
 Dans un flacon de 30 ml, versez 2 gouttes de chaque fleur de Bach et complétez avec de l’eau minérale. Prendre 4 gouttes 4 fois par jour pendant 3 semaines.
Par Nathalie Auzeméry, conseillère en fleurs de Bach

Deux plantes contre ses pulsions sucrées

Gymnema sylvestris
On utilisera le pouvoir anti-fringale de cette plante ayurvédique pour limiter l’absorption du sucre par l’intestin, ou la perception du sucre sur la langue pendant plusieurs heures. En interne, une dose habituelle est de 700 à 1 200 mg de poudre de feuille, répartis sur les trois repas. On peut aussi déposer ponctuellement l’intérieur de la gélule sur la langue pour leurrer et désensibiliser nos récepteurs de sucres. Son impact sur la glycémie fait qu’elle sera déconseillée sans encadrement médical dans les cas de diabète.

Huile essentielle de géranium rosat
Apaisante, enveloppante et voluptueuse, son odeur freine l’envie de sucre. Déposez en parallèle une goutte sur le poignet et une trace au milieu de la langue.

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