Plantes et Santé Le magazine de la santé par les plantes

Hygiène, aller à l'essentiel (3/4)

L'éclosion récente de mouvements « sans savon » nous interroge. De la découverte des principes d'hygiène à la fin du XIXe siècle jusqu'à l'exubérance contemporaine, existe-t-il un juste milieu ? Nous avons également enquêté sur la toxicité de certains produits afin de vous fournir des conseils pratiques ainsi que des recettes à réaliser vous-même pour revenir à des ingrédients bruts, sains et tout aussi efficaces.

Produits d'hygiène capillaire
Produits d'hygiène capillaire

Laver ses cheveux de manière saine et écologique

Fins, épais, bouclés ou raides comme des baguettes, les 100 000 à 150 000 cheveux qui surmontent notre crâne méritent le meilleur soin. Tout comme sur le reste du corps, un film hydrolipidique et une flore microbienne protectrice spécifique recouvrent notre cuir chevelu. Si nous avons intérêt à protéger cette barrière des attaques bactériennes, la fréquence quotidienne de nos (double) shampoings moussants ne fait que la détériorer. À l’extrême inverse, certains vantent les mérites des « cures de sébum » où le shampoing est remplacé par la simple eau chaude. Pour autant, maintenir des racines grasses en permanence congestionne les follicules et encourage l’inflammation (picotements, échauffements ou démangeaisons). Une analyse scientifique a confirmé que la diversité du microbiote est plus faible sur un cuir chevelu très gras. « L’idéal est d’effectuer un lavage doux maximum deux fois par semaine selon la nature de vos cheveux et votre mode de vie, et de coiffer à sec quotidiennement vos cheveux à l’aide d’une brosse en bois afin de répartir le sébum », conseille Sylvie Hampikian, experte pharmaco-toxicologue. Ensuite, gare aux produits capillaires contenant des tensio-actifs décapants. « On considère que le sébum est inesthétique, mais on oublie qu’il est produit par les glandes sébacées rattachées à nos follicules pileux...

pour les protéger », explique l’experte. Préférez donc un savon doux et assainissant saponifié à froid à base d’argile, qui absorbe en douceur l’excès de sébum du cuir chevelu. Autre possibilité, les poudres à base de plantes riches en saponines naturellement lavantes et dégraissantes. Celles de shikakaï ou de rhassoul forment, avec de l’eau, une pâte purifiante à masser sur le cuir chevelu. Côté rinçage, un geste assainissant consiste à utiliser une eau au vinaigre (3 cuillères à soupe de vinaigre de cidre bio dans une grande bouteille d’eau). Ce mélange ne laisse pas d’odeur, dissout le sébum et maintient le pH du cuir chevelu. Enfin, il est possible de nourrir la kératine des cheveux sans utiliser d’après-shampoing du commerce. « L’eau de cuisson du riz sans matière grasse, et peu salée, possède des vertus lissantes, comme les laits végétaux de riz, ou d’avoine », explique Sylvie Hampikian. Les huiles végétales de coco, de jojoba ou d’avocat mélangées à un gel hydratant d’aloe vera appliquées sur des cheveux mouillés permettent aussi de démêler vos cheveux et de nourrir vos pointes sèches.

Repérez les sulfates, phtalates dans les shampoings

Sodium laureth sulfate, SLES, sulfates, Ammonium Lauryl Sulfate… Ces dénominations désignent les sulfates, des tensioactifs utilisés dans les produits capillaires pour faire mousser les formules et disperser les corps gras dans l’eau. Mais ils peuvent en réalité être très irritants, desséchants et allergènes. Généralement, les shampoings qui en contiennent sont également chargés en silicones polluants qui servent de gaine brillante et cachent les méfaits des sulfates. Pour les reconnaître, ciblez tout ce qui se termine en –cone, -one ou –xane. Gare également aux phtalates, perturbateurs endocriniens qui augmentent le pouvoir de pénétration d’un produit sur la peau. En Europe, une seule est encore autorisée : le diéthyl phtalate. Enfin, méfiez-vous des parabens, conservateurs chimiques et allergènes à reconnaître sur les étiquettes du côté des mots en –zoate (parahydroxybenzoate) ou les mots comportant « paraben », (butylparaben, propylparaben…).

Ce qu’il vous faut Préférez un shampoing doux, qui contient du coco-glucoside (issu du sucre et de la noix de coco) en guise de tensio-actifs.

Shampoing antipelliculaire naturel

Cette recette tirée de l’ouvrage de Sylvie Hampikian « Je crée mes cosmétiques » (éditions Jaune citron), régule la production de sébum et prévient les pellicules souvent associées aux cheveux gras. Ce type de shampooing peut s’utiliser tous les jours le temps du traitement mais ne convient pas à la femme enceinte.

Ingrédients :

  • 1 flacon de 200 ml de base neutre shampoing
  • 15 gtes d’HE de géranium rosat
  • 15 gtes d’HE de palmarosa
  • 10 gtes d’HE de romarin à verbénone
  • 10 gtes d’HE de pamplemousse.

Méthode :

  1. Verser les huiles essentielles dans le flacon de base neutre.
  2. Fermer et secouer le flacon.
  3. Shampouiner vos cheveux en massant le cuir chevelu.
  4. Laisser poser 3 minutes puis rincer.

Note : Pour encore plus d’efficacité sur les pellicules, pensez également aux bains capillaires. Ils consistent à enduire et frictionner le cuir chevelu d’1 à 3 cuillères à soupe d’huile de jojoba hydratante ou de nigelle assainissante, et de laisser poser deux heures avant un shampooing.

Cet article est reservé aux abonnés.
Pour lire les 78% restants de cet article,
En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Plantes & Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé.
Vous appréciez nos articles, allez plus loin en vous abonnant au magazine en cliquant ici
Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter Plantes & Santé
Recevez chaque semaine nos conseils de bien-être par les plantes, astuces et recettes à faire vous même pour retrouver Equilibre et Santé
Votre inscription a bien été prise en compte 
Politique de confidentialité