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Un hiver sans antibiotiques (3/5)

L’usage massif des antibiotiques en santé humaine et animale a contribué au développement de « superbactéries » multirésistantes. Face à ce phénomène devenu un enjeu de santé mondial, les remèdes anciens offrent une alternative naturelle pour renforcer notre immunité, mise à rude épreuve durant la période hivernale.

Échinacée, Echinacea purpurea

Un hiver sans antibiotiques : booster ses défenses naturelles

Le microbiote n’est pas le seul bouclier du corps. Nous hébergeons d’autres mécanismes de défense capables de nous protéger d’un agent étranger, qu’il soit d’origine interne ou externe. Cette réaction immunitaire sera assurée par des mécanismes dits « innés », déjà prêts à intervenir avant même que l’agression ne se manifeste au sein de l’organisme.

Cette réaction primaire, probablement l’une des plus anciennes dans le monde animal, se met rapidement en place dans les heures, voire les minutes, suivant l’infection. Plusieurs éléments entrent alors en jeu : la barrière cutanée, la fièvre puis les cellules de l’immunité innée qui détruisent les antigènes cellulaires (éléments étrangers) détectés.

Dans le cas où l’antigène ne serait toujours pas éradiqué, les cellules de l’immunité innée le présenteront aux mécanismes de l’immunité dite « spécifique » : ce mode immunitaire développé tout au long de la vie va agir de manière plus subtile. Il fait en effet appel à la mémoire du germe déjà rencontré par l’organisme. Cette reconnaissance génère la fabrication massive d’anticorps (cellules immunitaires) qui, une fois fixés sur l’antigène, seront repérés et détruits par les phagocytes (autres cellules immunitaires).

Le sureau anti-grippe

Dans le cas du virus de la grippe, c’est à ce type d’immunité « spécifique » que fait appel l’organisme. Pour la renforcer et donner un coup de pouce à notre mécanisme de défense naturel, rien de tel que le sureau (Sambucus nigra), qui désactive l’enzyme utilisée par le virus pour pénétrer les cellules de notre organisme.

Autre plante très utile pour soutenir cette immunité, l’échinacée (Echinacea...

purpurea) est une référence parmi toutes les immunostimulantes. Selon le phytothérapeute Paul Goetz, cette dernière agit « grâce à ses polysaccharides (condensé de glucides), dont la digestion génère la stimulation des cellules immunitaires ».

On retrouve également ces vertus chez la camomille allemande et l’astragale, ou encore chez l’indigotier sauvage (photo ci-contre), plante à gousse poussant en Amérique du Nord qui soutient l’organisme pour faire face à l’attaque d’un virus. Enfin, le plantain, panacée de l’immunostimulation d’après Paul Goetz, possède un polysaccharide très complexe, au fort pouvoir immunitaire encore méconnu du monde médical.

Antibio rétro : lorsque les virus rodent

Vous vous sentez ­frileux, migraineux ? Le soir, ­pensez à l’oignon. C’est une éponge à microbes qui assainira la pièce et vos voies ­respiratoires par la même occasion. Avant d’aller vous coucher, coupez un oignon en deux et ­posez-le dans une assiette sur votre table de chevet. Effet ­antiseptique assuré !

Dompter la fièvre avec l’homéopathie

Lorsqu’un agent pathogène se manifeste dans l’organisme, le système immunitaire s’active. Les cellules immunitaires vont solliciter l’hypothalamus, le thermomètre de notre corps, afin que celui-ci augmente la température générale de l’organisme. Cette élévation de chaleur a pour but d’empêcher la multiplication des pathogènes et d’aider les cellules immunitaires à lutter contre l’infection. Toutefois, lorsque la fièvre devient trop forte, on fera appel à Eupatorium perfoliatum, ou « herbe à fièvre ».

Cette plante immunostimulante par excellence s’utilise surtout en prévention des maladies virales. Astéracée légendaire, elle doit son nom au fait d’avoir traité la fièvre d’une grippe très douloureuse déclarée en Amérique du Nord en 1814. On la trouve désormais sous forme de comprimés homéopathiques. En cas de grippe, prendre 5 granules 7 CH toutes les heures, à associer avec 5 granules de Rhus Tox 9CH et 5 granules de Gelsemium 9 CH. Espacer dès amélioration des symptômes.

Le grog anti-grippe

Ingrédients 

  • 1 clou de girofle
  • 1 fragment d’écorce de cannelle
  • 1 branche de thym
  • Le jus de 1 citron
  • 1 cuillère à soupe de miel de lavande

Préparation

  1. Faire bouillir le clou de girofle et le fragment d’écorce de cannelle dans 25 cl d’eau.
  2. Laisser infuser la préparation avec une branche de thym, puis ajouter le jus de citron et une cuillère à soupe de miel de lavande.
  3. Grog à boire chaud, deux à quatre tasses par jour pendant deux à cinq jours.
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